Cela faisait deux jours que mon pauv’ Yoyo se traînait comme une loque. Il ne mangeait presque plus et passait sa journée à dormir, en couinant dès que je le touchais.
Au début, sa truffe était seulement irritée mais ce matin, ça a empiré. Du coup, direction la clinique vétérinaire. Il me faisait pitié dans le tram tout apeuré mon pauv’ pépère.
Après m’avoir sermonné parce que je ne l’ai pas fait vacciné – je ne fais pas vacciner mes chats parce que j’ai connu beaucoup de familles de chats dans ma vie et les seuls qui tombaient systématiquement malades (style typhus ou sida des chats) étaient tous vaccinés – pas que je veuille dire que le fait de ne pas les vacciner les protège, non, mais vu que les faire vacciner ne change rien, je ne vois pas l’intérêt de le faire – bref, digression terminée ; la véto donc (la remplaçante du véto en fait), me dit qu’il a une sacrée hernie ombilicale vu qu’elle met carrément le doigt dedans. Oui madame, je sais madame, il est né avec mais arrêtez nom de nom de dieu de nom de trifouiller mon chat madame. Non mais !! Et pis d’abord, je ne suis pas venue pour ça et non, je ne tiens pas à le faire opérer. La truffe, je suis venue pour la truffe, madame.
Bon, c’t’idiot bête de chat curieux comme une pieuvre (j’ai appris récemment que les pieuvres étaient particulièrement curieuses) a sûrement fourré sa truffe dans un nœud de chenilles processionnaires.
Déjà qu’elles nous font chier les chenilles processionnaires à coloniser toutes les forêts de pins (et par chez moi, y’en a de la forêt de pins), si elles se mettent à attaquer mes chats, là, je dis stop, faut prendre des mesures.
Résultat des courses :
– 2 piqûres dans le cul
– antibiotiques et désinfection + pommade pendant 8 jours
– ça fera 75 euros 10 madame.
Merci les chenilles !!












