J’ai toujours eu la passion de la papeterie. Adolescente, puisque je n’avais pas les moyens de mes ambitions, je volais dans les magasins des stylos et des gommes qui sentaient bons par dizaines. Avec les copines, on se les échangeait. Certaines d’entre nous possédaient de vraies pépites qu’elles ramenaient de Paris ou d’une autre grande ville inaccessible (la chance !). Nous étions en plein dans les années 80 et les petites choses mignonnes venues du Japon ou d’Angleterre commençaient juste à percer le marché français.
Maintenant que je suis grande, je ne vole plus. Et je me suis calmée sur les stylos et les gommes. Depuis des années, je suis fidèle à mes feutres Paper Mate – opportunément, la marque a sorti des tas de couleurs – à mes crayons à papier et à mes crayons de couleur que j’use jusqu’au bout (même quand ils ne font plus que 3 cm, je ne veux pas les jeter – suis-je la seule ?).
Maintenant, je suis plutôt branchée carnet. J’en ai des tonnes : des commencés et abandonnés, des carnets thématiques, des que j’emmène partout. Bref, vous voyez le tableau.

En ce moment, je ne suis pas chez moi pour quelques jours et j’ai quand même emmené 4 carnets (la peur de manquer ! – oui, il y en 5 sur la photo, il faut lire la suite pour comprendre). Alors évidemment, ils n’ont pas tous la même fonction :
- le beige en haut à gauche est mon agenda : c’est un Muji (c’est le deuxième de cette marque mais c’est un hasard). Il me permet de m’organiser comme je veux – je n’ai jamais trouvé un agenda du commerce qui me convienne. Mes agendas sont toujours au format A5 (ou environ), sans spirale et surtout sans ligne ! (j’ai mis un point d’exclamation parce que c’est dingue comme il devient difficile de trouver des carnets à feuilles vierges)
- le petit en haut au milieu : c’est le carnet dans lequel je note mes dépenses quotidiennes – une très bonne habitude prise il y a très longtemps et qui m’a permis de rembourser la dette abyssale que j’avais creusée quand je vivais avec Lui (celui à cause (ou grâce) duquel j’ai commencé ce blog fin 2006 – les plus vieux s’en souviendront peut-être).
- le bleu est le carnet qui traînait dans mon camion sans fonction précise mais qui en a une désormais puisqu’il contient mes notes de travail pour un roman en gestation
- le jaune est en fait un protège-cahier qui cache deux cahiers de brouillon collés par la couverture et qui sont mes « décharge tout » : j’y note tout ce qui me passe par la tête et qui n’a pas vocation à être gardé – les cahiers de brouillons sont jetés après usage ou dépiautés pour ne garder que ce qui le mérite. Il y a des notes pour le boulot, des idées en vrac, des listes de trucs à faire, des ébauches de projets… Bref, des brouillons.
- et le petit en bas à droite est une acquisition récente faite dans un vide-grenier du coin pour 2 euros. La couverture est en tissu et l’ensemble est manifestement cousu à la main. Le papier intérieur est artisanal : il contient des tas de fibres végétales. Je ne sais pas encore à quoi servira ce carnet mais je veux y consigner des éléments à garder. Ce carnet est trop précieux pour être oublié quelque part, délaissé ou pour contenir des informations caduques.
Peut-être pourriez-vous m’aider à lui trouver une fonction ? Pour l’instant, j’ai pensé à des recettes de cuisine (bof, je ne suis pas très « cuisine »), des poèmes (re-bof, j’en lis peu) ou un herbier (ça, ça me branche plus). Avez-vous d’autres idées ?



