tu mérites un amour

Tu mérites un amour - affiche

Ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit un article sur un film. Avant, c’était ma tradition du jeudi. Pas que j’ai arrêté d’en voir, quoique… c’est vrai qu’ici, j’ai moins l’occasion d’aller au ciné. Les places sont chères et il n’y a qu’un seul cinéma qui fait partie d’une grande chaîne (alors ouais bof, pas envie d’encourager ce genre de trucs). Alors même si une asso se décarcasse pour y programmer de beaux films, ça le fait moins qu’à l’Utopia de Bordeaux où avec la carte, je pouvais aller voir des tas de documentaires et de films, au moins deux fois par semaine pour 4 euros (3,50 quand j’ai commencé).

Pas non plus que je n’ai pas vu de films qui méritaient un article. Le dernier qui m’a vraiment bouleversifiée (je sais, ce mot n’existe pas) est Shéhérazade mais je ne suis pas sûre que j’aurais réussi à en dire des choses plus intelligentes que tout ce que vous avez pu lire. Mais si vous ne l’avez pas vu, allez-y parce que c’est un très très très beau film sur l’amour.

Alors voilà, Tu mérites un amour n’est pas un film immense. Il ne m’a pas fait vivre des émotions très intenses mais c’est un joli film. Et puis, grâce à ce film, j’ai découvert un poème de Frida Kahlo qui lui, m’a bouleversifiée (toujours pas français).

Alors, je voulais te l’offrir (et me l’offrir à moi, par la même occasion) en ces temps de fin d’année qui sentent les espoirs déçus et les attentes insensées parce qu’au final, qu’est-ce qui compte plus que l’amour ?


Tu mérites un amour – Frida Kahlo

Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutiens lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.

ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Couverture du livre ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Puisqu’on n’est pas jeudi et que je ne vais pas vous parler d’un film (référence à une vieille tradition de ce blog où le jeudi, je parlais d’un film), je me suis dit que j’aimerais beaucoup, beaucoup, beaucoup vous parler d’un livre que je suis en train de lire (je l’aime tellement que je ne peux même pas attendre la fin).

Vus que vous êtes de fins limiers, vous avez sans doute compris que je suis en train de dévorer Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee.

C’est un livre dont j’avais beaucoup entendu parler – comme l’un des chefs d’œuvre (rien que ça) de la littérature contemporaine des Etats-Unis – mais que le hasard n’avait jamais mis sur ma route.

Et là paf, pendant l’une de mes nombreuses visites à la bibliothèque municipale de cet été (j’ai fait une vraie cure de lecture – je dois être toute pimpante, du coup, après tous ces mots – j’ai lu de tout, du léger, du lourd, du bien, du très bien et du bof…), je suis tombée dessus au détour d’un rayonnage. Ni une ni deux, je l’ai embarqué mais comme j’étais déjà en train de lire un roman et deux ou trois essais (je ne peux pas lire deux romans en même temps, par contre tout le reste, je les lis par brassées – un pour le matin avec le café, un après déjeuner et un avant le dîner quand ça mijote – le roman, c’est un peu tous les soirs) je ne l’ai pas commencé tout de suite.

Bon d’accord, tout le monde s’en fout !

Nous sommes dans une petite ville d’Alabama, au tout début de la grande dépression et l’histoire est racontée par Scout, toute jeune au début du roman, fille d’un avocat qui a décidé de défendre un noir accusé d’un viol (mais ça, on ne le sait pas tout de suite). Scout est une gamine très douée (surtout en lecture) et elle nous fait partager son quotidien d’enfant avec Jem son frère, Dill son amoureux, Cal la cuisinière… et plein d’autres personnages.

Et ben, je vais vous dire, j’adore vraiment vraiment et peut-être bien que Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur va rentrer dans mon top 10 de tous les temps (lequel de mes romans préférés vais-je devoir rétrograder ? – mystère et boule de gomme).

Je chiale quasiment tous les soirs tellement je trouve ça sensible, bien écrit, drôle, frais…

Si vous voulez savoir qui est Harper Lee, c’est là.

Vous l’avez lu ? Vous avez aimé ?

boyhood

4976Bon si vous ne savez pas quoi faire, faut aller voir Boyhood !!

2h45 qu’on ne voit pas passer tellement ce film est chouette.

J’en suis ressortie en aimant tout le monde et en ayant envie de faire des bébés (nan je blague, faut pas exagérer quand même).

C’est bon, c’est bon, c’est bon !!!!!

Ça m’a réconciliée avec le cinéma – je venais de voir coup sur coup deux films que j’ai détesté (Under the skin, de Jonathan Glazer et Nymphomaniac, de Lars von Trier – désolée Lars et pourtant j’aimais bien ce que tu faisais mais là c’est quasiment comme avec Melancholia, je ne peux pas tellement je trouve ça creux).

La bande annonce de Boyhood :

j’ai peur…

En dehors des grands changements qu’on décide (voir le projet secret de 2018 (^_^)), y’a des fois où la vie nous impose des bouleversements qu’on n’avait pas prévu.

Et là, la vie m’impose un grand changement pour octobre 2014 – c’est-à-dire dans 3 mois.

Je vais devoir quitter ma maison et ce n’est pas de gaîté de cœur, je vous le dis ! Punaise de merdasse, je n’ai vraiment pas envie mais je n’ai pas tellement le choix non plus.

Cela fait quelques semaines que je le sais mais je préférais ne pas l’écrire… Je ne sais pas, peut-être que ça me donnait une occasion de croire que tout ça n’était qu’une vaste blague et que ça se passerait bien.

Mais ça me perturbe beaucoup plus que prévu cette histoire. Je me sens perdue et trop seule pour affronter l’affaire (je ne parle pas des histoires de logistique). J’ai comme l’impression d’être au bord d’un précipice. J’ai peur de ne pas être capable d’affronter ça psychologiquement en étant toute seule. Et en même temps, je me dis que j’en suis sûrement capable vu que j’ai déjà traversé des turbulences plus rudes.

Bref, il se produit un va et vient hyper chiant dans mon cerveau entre “ça va aller, tout va bien se passer, tu vas trouver une maison super chouette et tu verras finalement, ce sera mieux qu’avant” à “tu n’es pas capable, tu vas te retrouver à la rue, tu vas te retrouver dans un pauv’ appart’ sans balcon pour un prix affolant, tu vas redevenir malheureuse comme une pierre…”.

Je sais que je devrais demander de l’aide à mes amis mais je ne sais pas exactement de quoi j’ai besoin. C’est nul !

A part ça, c’est la fête du cinéma ! Si vous ne les avez pas déjà vus, profitez-en pour courir aller voir ces trois films très différents (c’est ma sélection à moi – un peu ancienne (sauf le premier) – et y’en a déjà plein d’autres que j’ai envie de voir ou de revoir) :

 

 

 

cauchemar…

beast2Je ne sais pas pour vous mais moi, l’un de mes pires cauchemars c’est quand je parle et que je sens mes dents s’effriter et tomber au fur et à mesure. Si, si… Et cela m’est arrivé plusieurs fois – en dormant évidemment.

Et ben là, paf ! Ça m’est arrivé en vrai. J’étais avec une copine en train de siroter un Irish Coffee (des années que cela ne m’était pas arrivé) après un petit film (Lulu, femme nue, allez-y) quand paf, je sens kekchose d’extrêmement étrange au niveau d’une de mes dents du bas au milieu (je ne sais pas comment qu’elle s’appelle – si en fait, je viens de regarder et c’est l’incisive centrale gauche).

Et là, je dis : “Merde, je crois que je me suis cassée une dent !!”

Je cours au pipiroom du bar et là, c’est le drame !! Pas de doute, une de mes dents inférieures s’est comme qui dirait dédoublée en deux dans le sens de l’épaisseur jusqu’à la moitié (c’est difficile à expliquer) – ça fait comme une petite marche. Bon, ça ne se voit pas du tout parce que c’est sur la face interne mais ça me gêne ‘achment. D’ailleurs, vu que c’est très coupant, je n’arrête pas de m’entailler la langue qui – et c’est très mal fait – prend ses aises dans ma bouche.

Bon, se casser une dent en buvant un Irish Coffe, ce n’est pas donné à tout le monde me direz-vous !! Faut quand même que je vous avoue que le bâton de sucre candi (dingue, j’ai toujours cru qu’il y avait un “y” à la fin comme dans Au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s’amuse  on pleure on rit…) qui l’accompagnait n’est sans doute pas totalement innocent… C’est pas demain la veille qu’on me reprendra à boire un Irish coffee !!

portlandia

Si vous ne connaissez pas Portlandia, vous ratez quelque chose. Je ne parle pas très bien anglais mais il est assez facile de trouver des versions sous-titrées sur le net. Cette série (composées de sketches avec les deux mêmes acteurs jouant des rôles différents – dont certains sont récurrents) est une des choses les plus drôles que j’ai pu voir sur les bobos-écolos (dont je fais sans doute partie).

 

triple a de mes couilles

triple_A

Le triple A a la même fonction que l’insécurité. C’est fait exprès pour faire peur aux p’tits z’enfants…

Au fait, si vous n’avez pas encore eu l’occasion de les voir, je vous conseille fortement deux documentaires : Tous au Larzac et Les nouveaux chiens de garde.

Et si après ça, vous n’avez pas envie de prendre les armes pour faire la révolution, c’est qu’on ne peut plus rien faire pour vous (^_^).

 

jesus camp

Si vous voulez flipper votre race grave, il faut que vous voyiez ce documentaire de toute urgence si vous ne l’avez pas déjà vu (sinon, ça enlève tout le sel de cette macabre découverte). Pour ma part, je l’ai vu à l’époque de sa sortie mais comme il est en visionnage sur Arte + 7 jusqu’à lundi 26 septembre (ou peut-être mardi), je n’ai pas pu résister !

Et pour celles et ceux qui seront vraiment en retard mais qui ont la télé, arte le re-diffusera les 29 septembre et 13 octobre.

Je vous jure que je ne suis pas payée par la chaîne (^_^).

Commentaire personnel sur le documentaire : Y’a pas à dire, y’a quand même de sales gros cons de par le monde. C’est vrai que laver le cerveau d’enfants qu’ont pas eu le temps de développer la moindre once de sens critique et qui sont donc très facilement manipulables, c’est quand même drôlement plus simple que d’engager des réflexions de fond avec des adultes !! D’ailleurs, la dame pasteur (“héroïne”  du film) le dit carrément.  Ces gens me dégoûtent.

Jamais de la vie, je n’essaierai de convaincre qui que ce soit qu’il a tord de croire en Dieu. La foi est un truc personnel et ne se discute pas. J’attends donc autant d’ouverture d’esprit des croyants envers moi qui suis athée convaincue (et qui ne doute pas plus que les croyants croient). Nul n’a le droit de s’ériger directeur de ma conscience (je le fais très bien toute seule). Ce qu’on voit dans ce film n’a rien à voir, selon moi, avec la foi ; il s’agit bel et bien d’un lavage de cerveau et de la mise en place de stratégies conscientes de manipulation à des fins politiques.

Sur ce, que Dieu vous garde (nan, je déconne).