Ce fut le cas dimanche dernier. J’ai donc enfourché mon vélo pour aller à la plage en passant par un chemin cyclable au milieu de la forêt. Alternance de pins et de feuillus, de légères côtes et de dénivelés, les quelques 16 km qui me séparaient de l’océan m’ont remplie de joie.
Et puis j’ai vu l’océan et j’ai subitement compris à quel point il m’avait manqué. Je n’ai pas pu résister à son attraction et me suis baignée avec délice dans ses eaux (froides, les eaux, alors je n’y suis pas restée des heures).
Après le premier bain de l’année…
Puis j’ai lu sur la plage, au soleil – j’ai même pris quelques couleurs (bon, ça ne se voit pas à l’œil nu mais moi, je sais :-D). J’ai repris le chemin du retour quand la plage a commencé à se remplir (bon, c’est l’Atlantique alors il n’y avait quand même pas foule – je suis sauvage…).
Hier, il a plu toute la journée et on dirait bien qu’aujourd’hui prend le même chemin. J’en profite pour me balader à pied. Bientôt Hourtin et ses chemins n’auront plus de secret pour moi !
Depuis hier après-midi, après un petit saut de puce à Bordeaux, je suis à Hourtin. Le projet initial était de faire l’aller-et-retour à vélo le long de la Vélodyssée entre Montalivet et Mimizan mais la pluie et les orages se sont invités cette semaine.
Je ne suis pas plus une cycliste jusqueboutiste et je ne prends désormais plus aucun plaisir à souffrir (oui, je sais !). La perspective de monter et démonter ma tente sous la pluie, de cuisiner en pleine averse ou d’aller me doucher en marchant dans la boue ne m’attirant pas plus que ça, j’ai décidé de revoir mes ambitions à la baisse.
J’ai donc pris un petit cabanon au sec à Hourtin et j’essaie de passer entre les gouttes pour profiter tout de même de ce cadre exceptionnel.
Hier, il faisait beau et j’en ai profité pour faire le tour du lac (d’Hourtin ou de Carcans, c’est au choix) à vélo. Le vent de face lorsque j’ai attaqué la côte ouest et les hordes de moucherons et de moustiques n’ont pas entamé mon moral. C’était génial !
Ce matin, il pleut. La météo prévoit que ce sera le cas toute la journée. Je vais donc en profiter pour aller faire des courses et aller me promener à pied. J’irai peut-être visiter l’écomusée s’il est ouvert…
Là où je me trouve en ce moment (en Dordogne), c’est la pleine saison des fleurs de sureau. Et avec mon amie Catherine, nous en avons cueillies deux grands paniers. La plus grande partie est à sécher pour la deuxième recette et pour des projets ultérieurs… de la teinture végétale, entre autres.
Mais nous en avons gardé pour réaliser immédiatement une recette à boire : du sirop (on peut également faire du sirop avec les baies, mais ce n’est pas encore la saison).
Ces deux recettes sont tirées de l’excellent ouvrage de Bernard Bertrand : Sous la protection du sureau, des éditions de Terran.
Sirop de fleurs fraîches de sureau
Ingrédients : 6 belles ombelles, 2 litres d’eau, 1kg de sucre roux, 2 citrons non traités, des bouteilles type limonade
Portez l’eau à ébullition et plongez-y les ombelles et le jus et les zestes des deux citrons. Laissez reposer hors du feu pendant 10 à 15 minutes. Filtrez et ajoutez le sucre en remuant bien. Portez le mélange à ébullition et maintenez-la (à petits bouillons) pendant 10 minutes.
Versez le sirop encore bouillant dans les bouteilles et fermez-les. Vous pouvez conserver ce sirop plusieurs mois mais il vous faudra le mettre au frigo quand vous ouvrirez une bouteille.
Tous droits réservés – marie sans importance
Variante : si vous voulez éviter de faire bouillir les fleurs, laissez-les infuser dans de l’eau bouillante pendant 24h avec le citron et continuer la recette comme prévu ensuite.
Limonade de fleurs de sureau sèches
Ingrédients : 5 litres d’eau, 5 belles ombelles sèches, 1 citron, 450 de sucre, 1/2 verre de vinaigre, du soleil
Diluez le sucre dans l’eau froide et mettez tous les ingrédients dans une jarre (si possible en grès). Protégez avec une étamine retenue par un élastique et exposez au soleil pendant 3 jours. Filtrez et versez dans les bouteilles.
Vous pouvez boire la limonade tout de suite après un petit passage au frigo ou la conserver de nombreux mois dans une cave.
Variante : garder une partie de la première cuvée pour ensemencer la suivante (à la place du vinaigre)
En ce moment, je suis chez des amis en Dordogne dans un petit paradis de verdure. Je viens de sortir de la douche. Chez moi, je n’ai pas de miroir en pied et j’ai peu d’occasions de regarder mon corps. Le constat est sans appel : j’ai la peau qui pend de partout.
Mes seins sont vides, mes fesses sont plates…
Mais je ne trouve pas ça dramatique ; mon corps a encore changé.
Pendant toute la période de la ménopause – qui a duré de nombreuses années – j’ai pas mal stocké de gras à des endroits où je n’avais jamais eu de gras : le ventre, le bas du dos, les bras… Mais depuis 8 ou 9 mois environ, la tendance s’est inversée. Il semblerait que je sois désormais au delà de la ménopause – je le sais parce que dorénavant, je dors de nouveau de longues et belles nuits.
Je n’ai absolument rien changé à mon mode de vie : comme pendant la longue période de transformation hormonale, je fais du sport (pas plus, pas moins), je mange autant (voire plus). Sauf que maintenant, mon corps se vide du gras accumulé.
En tout, j’ai perdu 9 kilos. Je rentre à nouveau (et largement) dans du 36 et je pèse le poids que je faisais à 17 ans.
Ça m’a fait flipper. Je me suis imaginé que j’avais un problème de thyroïde ou autre chose de plus grave mais non. Après vérification chez le médecin, tout va bien. Mes analyses sont parfaites.
Je suis également allée voir un copain qui a un appareil qui mesure les taux de masse grasse, masse maigre et tutti quanti dans chaque partie du corps. J’avais peur d’avoir perdu du muscle (ce qu’on appelle la sarcopénie). Et bien même pas : j’ai perdu du gras viscéral (qui entoure les organes et qui n’est pas très bon) et du gras sous-cutané (qui donne le joli bombé aux fesses).
Alors voilà, je suis en mode Shar-Peï. Ce n’est pas très beau mais il va falloir que je m’habitue parce qu’à mon âge, la peau n’est plus si élastique qu’avant. Ce n’est pas bien grave ; c’est juste moche.
Vous le savez si vous êtes là depuis longtemps, j’ai une passion pour les trucs fait main à la maison et à l’ancienne. Depuis toujours – mais moins ces dernières années pour des raisons indépendantes (hi, hi, hi) de ma volonté – je cherche à développer mon autonomie avec des méthodes traditionnelles (les trucs hig tech n’ont pas ma préférence même si je les utilise – la preuve, j’écris sur un ordinateur !).
J’ai commencé il y a longtemps (au tout début des années 2000) à faire des trucs moi-même, à l’ancienne. A cette époque, j’avais même créé un blog (Simple et Pratique, supprimé depuis mais dont j’ai gardé le nom de domaine pour mon site professionnel) qui faisait partie d’un réseau francophone de partisans du mouvement de la Simplicité Volontaire (porté par le Québec). A cette période, nous n’étions qu’une poignée : parce que ce n’était pas du tout la mode et aussi parce qu’il y avait moins de monde sur internet pour parler de ça (il y avait moins de monde tout court, en fait).
Je faisais mes yaourts au soleil, mon pain à la main, ma lessive, mon jardin, mes conserves (à l’époque, je mangeais encore de la viande et je faisais également mon foie gras – un truc que je ne ferai plus jamais, traumatisée d’avoir vu le gavage des canards en vrai… bref) et tout un tas d’autres trucs (genre, pas de voiture et pas de frigo). Au départ, je faisais tout ça pour des raisons essentiellement financières. J’étais en couple avec quelqu’un qui buvait tout ce qu’on avait, j’étais perpétuellement à découvert et en stress de ne pas pouvoir payer le loyer.
Depuis, beaucoup de choses ont changé et parmi les plus importantes il se trouve que plus personne ne me mange la laine sur le dos (enfin si, mais je vous en parlerai une prochaine fois) et puis, je n’ai plus de loyer à payer tous les mois.
J’ai gardé un certain nombre de bonnes habitudes mais je ne peux malheureusement plus jardiner et plus faire mon pain. Et il se trouve que j’ai une voiture (enfin, une camionnette) depuis la fin 2020. Et c’est de loin le poste de dépenses le plus important (et pas seulement depuis ces récentes semaines).
Mais je suis en train de me ressaisir et de revenir aux origines de ma passion. J’ai investi dans une yaourtière (électrique et réglable) – oui, parce que tout ce que je possède (ustensiles divers, cocottes et autres trucs non électriques) est entassé dans un dépôt de 16m3 depuis bientôt 6 ans et que je vis depuis quelques années dans un studio de 15 m2, sans balcon ni rebord de fenêtre.
Donc je fais de nouveau mes yaourts et là, en ce moment même, ma première tentative de tempeh est en train de finir de se former. J’ai hâte de le goûter !
Quand on parle d’autonomie, il est d’usage d’évoquer, comme je viens de le faire, l’autonomie alimentaire. Mais ce n’est pas l’aspect le plus intéressant. L’autonomie financière (lisez mon livre sur le sujet :-D) suit généralement mais aussi l’autonomie énergétique. Des grands classiques, désormais !
Par contre, très peu de personnes se lancent dans les gros chantiers que sont l’autonomie affective et l’indépendance intellectuelle. Et c’est con parce que c’est la base. Mais comme beaucoup de monde, j’ai mis trèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps à comprendre qu’il fallait que je commence les travaux (et je crois que je bosserai là-dessus toute ma vie). J’y reviendrai sûrement dans de prochains articles.