histoires de famille

famille face à un  coucher de soleil
Photo by Tyler Nix on Unsplash

La voici enfin qui sort de moi, cette nouvelle. Pas du tout comme je l’avais prévue. Je l’ai commencée trois fois. Les deux premières n’ont pas abouti. Je suis restée bloquée aux alentours de la dixième phrase, à chaque tentative. Alors, j’ai trituré le problème dans tous les sens et je crois que j’ai trouvé une réponse, celle que j’écris en ce moment même.

C’est le thème qui me pose problème : Histoires de famille. Comment moi, puis-je écrire sur des histoires de famille ? Question de légitimité, de place. J’ai toujours eu des difficultés avec cette histoire de “famille”. Qu’est-ce que c’est au juste ? Un clan ? Un groupe de personnes qui s’aiment, qui se détestent et qui se pardonnent, qui restent ensemble malgré tout, qui se reconnaissent ? Je ne sais pas du tout ce que c’est qu’une famille ou plutôt j’en ai une idée déformée, formée par mon histoire.

Noël est la fête de famille par excellence. C’est sans doute pour ça que j’ai toujours détesté cette période de l’année. D’habitude, je me fais une bonne grosse déprime le 24 ou le 25. Et cette année, pas du tout. Je me suis tapée ma bonne grosse déprime hier (le 28). Mais du coup, si ce n’est pas Noël qui a provoqué le coup de blues cette année, c’est quoi ?

Je suis allée, comme souvent en rentrant du marché, boire un café chez une copine. Et hier, je ne sais pas pourquoi, elle ne m’a pas parlé. Elle avait sans doute d’autres choses à faire – ça lui arrive souvent, ça nous arrive à tous d’avoir autre chose à faire. Sauf qu’hier, je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma petite tête de pioche mais je l’ai interprété comme une forme de rejet. Je me suis sentie rejetée par quelqu’un que je considère comme faisant partie de ma “famille”. Bien entendu, je sais pertinemment qu’elle n’est ni ma sœur ni ma cousine. Je me doute bien aussi qu’elle-même ne se considère pas comme telle. C’est un système mis en place il y a bien longtemps dans ma vie : partout où je vis, je construis inconsciemment autour de moi une sorte de “famille” symbolique, un clan de rattachement. Les individus qui composent ce groupe ne sont pour la plupart pas au courant de ce qu’ils représentent pour moi ; ça ne fonctionne souvent que dans un sens. J’ai appris au fil des années à ne pas me sentir désarçonnée lorsque je m’aperçois que l’attachement que je ressens vis à vis d’eux n’est pas réciproque.

Pourquoi je fais ça ? Toutes les personnes qui disposent d’une famille toute faite ne peuvent pas comprendre ce qui se passe en moi de manière automatique – en dehors de mon contrôle. Elles peuvent éventuellement essayer de l’appréhender intellectuellement mais c’est une chose de le concevoir et une autre de le ressentir au plus profond de soi. Lorsqu’ils parlent de leur famille, les gens parlent de racines, d’amour inconditionnel, de gènes, d’héritage, de tout un tas de trucs dont je n’ai aucune connaissance. Tous les petits humains ont un besoin irrépressible de s’attacher à une ou plusieurs figures humaines adultes. Sinon, ils meurent. Quand on a été comme moi bringuebalée à droite et à gauche, l’instinct de survie pousse à s’attacher aux humains adultes autour de soi. Parfois, les gens autour de vous sont totalement incapables de vous protéger et parfois encore, ils font exactement le contraire.

Alors voilà, lorsque je m’installe quelque part, j’essaie de m’attacher à des humains non plus maintenant pour satisfaire mon besoin de protection (je suis grande et je sais me mettre en sécurité toute seule) mais pour satisfaire mon besoin de reconnaissance sociale : faire partie du même clan. C’est non seulement important pour moi mais indispensable pour ma survie affective.

Noël est un moment de l’année où les clans (les familles) se recomposent pour quelques jours, histoire de retricoter des liens ou au moins de s’assurer qu’ils sont là. Hier, je me suis sentie exclue du clan (qui n’existe que dans ma tête, je vous le rappelle) et j’en ai souffert.

J’ai réfléchi et je me suis souvenue d’autres clans créés au fil de mes déménagements. Evidemment, j’ai repensé à Bordeaux et à tous ces gens qui ont traversé ma vie. Là-bas, je me sentais chez moi parce que j’avais autour de moi une “famille” forte et présente. Ici, je ne suis pas entourée. Je suis seule la plupart du temps et même si j’aime beaucoup la solitude, il est difficile de l’apprécier lorsqu’elle n’est pas choisie.

J’ai décidé d’arrêter les frais. Je vais repartir d’ici comme j’y suis venue : sur la pointe des pieds. Je n’y suis pas chez moi. Mes engagements professionnels m’obligent à rester jusqu’à fin septembre mais après, je colle mes affaires dans un box et je pars en voyage quelques mois, histoire d’y voir plus clair.

Esseulée volontaire. Il faut bien que j’en profite de cette liberté, non ?!

Il y a des gens qui pensent et qui me disent que j’ai de la chance de ne pas avoir de famille, de liens, d’attaches. Je ne réponds rien parce que ce serait difficile de leur expliquer le vertige, le vide immense qu’on ressent quand on sait qu’on ne manque à personne… ni même à son chat (mon dernier pépère poilu est mort début octobre et il me manque terriblement).

Bref, je prends mon billet d’avion bientôt. J’hésite encore sur ma première destination (il y en aura plusieurs puisque j’ai prévu de partir 6 mois hors de France).

le côté obscur de la force

Photo by Julián Gentilezza on Unsplash

Ayé, ça fait quelques semaines que je suis passée du côté obscur de la force, à savoir : instagram !

Woui, j’ai un compte instagram : https://www.instagram.com/marie_sans_importance/

Il y a peu de chances que j’y poste des photos de ma trombine quoique, on n’est à l’abri de rien par les temps qui courent…

Dès demain matin, je commencerai la série “En avant toutes”, autrement dit, des photos de mon trajet vers la Vélorution Universelle 2019 puis de la VU en elle-même.

Des bibis

mon psy et le vélo

Cette nuit, j’ai rêvé de mon psy et y’avait une purée de pois de tension sexuelle… J’en suis ultra gênée parce que s’il y a bien quelque chose que je ne veux vraiment pas faire avec lui, c’est bien l’amour.

En plus, la situation était complètement conne, il me demandait si je voulais bien lui vendre mon fichier excel où j’ai listé toutes les pièces de mon vélo ainsi que leur prix respectif et mon matériel de voyage.

Alors moi, je lui disais comme ça que non, je n’allais pas lui vendre mais lui donner le fichier. Il en était tout émoustillé et puis là, il s’installe devant mon ordi. Du coup, je dois me mettre derrière lui pour utiliser la souris et retrouver le fichier dans l’ordi. Et c’est là que je suis troublée… Bon, dans mon rêve, il ne se passe rien de plus mais quand même, ça craint.

C’est vraiment n’importe quoi ! Comment je vais faire pour le regarder dans les yeux, moi, la prochaine fois que je vais le voir ?

Bref, ça m’a fait penser que cette liste d’équipements que j’emmène quand je voyage à vélo, il faut que je vous la donne (vu que je dois le faire depuis août, il serait temps).

Alors la voilà, avec mes commentaires puisqu’au fur et à mesure des voyages, la liste rétrécit (mais comme je prends toujours des trucs “au cas où”, elle est quand même longue).

PS : et la réponse à la question posée par l’image est : moi !

ce que je n’ai pas fait à Porto

portoPetite liste de toutes les activités plébiscitées par la plupart des guides, des blogueurs (et euses) et que je n’ai pas faites à Porto pour différentes raisons :

  • Prendre des photos de moi, de mon chéri, des gens, des trucs qu’on voit – Pourquoi ? Parce que je suis nulle en photo (aux deux sens du terme : moche et malhabile) et que je préfère regarder les trucs avec mes vrais yeux, et pis ça fait travailler la mémoire et pis on trouve des photos très très belles sur internet (la preuve avec celle-ci trouvée sur Porto)
  • Rentrer dans la fameuse librairie Lello qu’est belle comme tout (et qui aurait inspiré l’auteure d’Harry Potter) – Pourquoi ? Parce qu’ils font payer l’entrée. Bon OK, 3 euros, ce n’est pas cher mais le principe (payer pour entrer dans une boutique) me débecte. Alors, j’ai scanné tout ce que je pouvais voir de l’extérieur avec mes yeux bio-ioniques et pis c’est tout.
  • Survoler la ville en hélico – Pourquoi ? Dois-je vraiment t’expliquer pourquoi ?
  • Goûter aux Tripas à Moda do Porto – Pourquoi ? Ben euh, je ne sais pas si je l’ai déjà dit mais je ne mange plus de viande depuis un moment (enfin si, une ou deux fois par AN) mais là, l’idée des tripes, ben euh… bof de bof.
  • Boire un thé au Majestic Café – Pourquoi ? Y’avait une queue de deux kilomètres (j’exagère : en fait, il y avait une petite dizaine de personnes devant nous) et il caillait grave. A la place, nous sommes allés boire un chocolat chaud dans un bouiboui en mangeant des tartines de pain de mie grillés avec du beurre salé (apparemment, c’est LE goûter préféré des Portuans sauf qu’ils prennent du café au lait très sucré à la place du chocolat). Du coup, je me suis aperçue que le chocolat chaud était du vrai chocolat épais fait à partir de plaques de chocolat (et pas à partir de poudre chocolatée) et ça, ça m’a fait un petit coup de madeleine (de Proust, rapport à ma vieille tante qu’est morte). Note : depuis plus d’un an je ne mange plus de sucre ajouté mais je fais une exception exceptionnelle de 10 jours !
  • Visiter une cave de vinho de Porto et finir par une dégustation – Pourquoi ? On est arrivé trop tard ! Elles ferment vers 17 heures. Je ne comprends toujours pas pourquoi les cavistes décident de lâcher dans la nature des tonnes de touristes bourrés en fin d’aprèm dans des rues pentues de la mort mais bon, ça doit les faire rire. Du coup, on a fait la dégustation dans un bar au bord du Douro (le fleuve) et on est sortis bourrés mais sur du plat – ce qui change tout !

Nantes – Nevers 3

Pont-canal de BriareVoici le troisième article consacré à mon petit voyage à vélo (dans le 5ème et dernier, je parlerai équipement, distance et coût). Promis, c’est bientôt fini (^_^).

Je vous ai laissé à proximité de Chinon donc, d’où je suis repartie après une bonne nuit chez les parents de Jean, mon amoureux.

 

Chinon – La Ville aux Dames

Cette première étape n’a posé aucune difficulté particulière, j’ai traversé Tours (je ne savais pas que c’était si joli comme ville) et me suis arrêtée en début d’après midi à la Ville aux Dames qui est une petite bourgade de 5000 habitants (les Gynépolitains – peut-on lire  dans la fiche Wikipédia) qui ont décidé vu le nom de la ville de nommer toutes leurs rues et tous leurs équipements municipaux (gymnase, parc…) en mettant à l’honneur une femme. Et bien chapeau ! Comme quoi, il est tout à fait possible – quand on veut – de trouver des femmes dont l’action a été significative dans l’histoire. Nan, je dis ça parce qu’il y a des gens pour dire que s’il y a si peu de femmes sur les plaques des rues, dans les programmes scolaires ou ailleurs… c’est qu’elles ne sont pas assez nombreuses ! La moitié de l’humanité (et même un peu plus) et ce n’est pas assez ! Grrrrr. Bref j’ai passé la nuit dans le camping de la Ville aux Dames.

Camping Les Acacias : 3/5, accueil sympa, sanitaires propres mais la présence de la route en surplomb n’en fait pas spécialement un endroit où on dort bien dans une tente (il se trouve que je suis très sensible au bruit malgré mon unique oreille fonctionnelle).

La Ville aux Dames – Blois

chargéeLe lendemain, je suis repartie pour Blois en passant par Amboise (ben c’est beau mais ça monte !). Entre Amboise et Rilly-sur-Loire, on traverse des vignes et la piste cyclable n’est, par moment, pas super cyclable à moins d’être en VTT et ce n’était pas mon cas et d’ailleurs, bing ! Je me suis pêté la gueule comme une gourdasse dans le sable. Chargée comme je l’étais (je pense que les cyclotouristes passant par là ont fait la même photo que moi vu que je suis super originale quand je m’y mets), quand la roue arrière part, on finit au tas – comme on dit chez moi.

J’ai passé la nuit au camping Val de Blois, situé à proximité de la base de loisirs de la Chaussée St Victor

Camping Val de Blois (qui fait partie d’une société de plusieurs campings : Onlycamp) : 1,5/5 – accueil bof, cher (environ 12 euros) et surtout, sanitaires absolument dégueux que ce soit en pleine journée, le soir ou le lendemain matin (et un seul toilette (sur les deux proposés) qui ferme du côté “femme”).

Blois – Jargeau

Autant vous dire que le lendemain matin, je suis partie dès potron minet (comme c’est mignon !) en direction d’Orléans et en évitant de prendre la route qui passe par Chambord vu que :

1.  ça rallonge à donf et que,

2.  j’ai passé deux ans de mon enfance dans le coin et ma meilleure copine était la fille des gardiens du château. Alors Chambord, je connais (et normalement ça n’a pas du trop changer, enfin j’espère). J’ai traversé de très chouettes endroits et croisé pas mal de cyclistes mais beaucoup moins que sur la première partie du parcours.

Je me suis arrêtée à Jargeau le dimanche soir pour camper.

Camping L’île au Moulins (Jargeau) : 4/5, accueil mouais bof mais sanitaires ultra clean, wifi impec et calme olympien. J’ai dormi comme un bébé et me suis réveillée hyper tard (genre, vers 9h).

Jargeau – Briare

C’est donc bien requinquée que j’ai ré-enfourché mon vélo pour Briare et son pont canal. Et j’ai eu pas mal de chance vu que c’était jour de marché à Sully sur Loire et étant donné que la veille j’avais eu la bonne idée de pédaler en short (j’étais en legging mi-mollet (rien à voir avec le fromage, oui je sais, c’est nul) depuis le départ), je devais absolument trouver une pharmacie pour acheter un machin anti-coup de soleil (et j’en avais un très beau).

[Parenthèse : la piscine municipale de Nevers n’est pas ouverte l’été (si, si !!) et donc, je me suis payée la grosse tehon lundi dernier, quand elle a ré-ouvert, avec mon beau bronzage cyclo-agricole.]

En plus, le château de Sully est très beau. J’ai décidé d’y prendre mon repas à base de fruits et légumes frais et secs.

Et c’est tout pour aujourd’hui… Dans le prochain épisode on verra que sur le trajet de la Loire à Vélo, on ne visite pas que des châteaux (et c’est bien triste).

Nantes – Nevers 2


La première partie est.


jeudi porte poisseAngers-Gennes

Sauf que nous voilà partis (je dis nous parce que mon pote avait décidé de m’accompagner sur quelques dizaines de kilomètres, histoire de bien commencer la journée) en direction de la Loire à vélo et qu’on a mis 1h30 pour la retrouver. Si, si. Mon copain habite Angers depuis peu et on s’est perdu dans le centre-ville et on a tourné et tourné comme des idiots en demandant – je ne sais pas pourquoi – à de vieilles personnes qui disaient être de la ville et savoir lire une carte et pis en fait non !! Grr, la moutarde commençait sérieusement à me monter au nez vu que je voulais partir tôt pour pédaler à la fraîche.
En bref, on a finalement retrouvé la piste au sud-est d’Angers au niveau de La Daguenière à 11h30 ! Du coup, mon copain n’a fait que 7 ou 8 km avec moi et s’en ai retourné vu qu’il avait des trucs à faire.
Mais cette journée n’avait pas fini de me faire des misères. Loin s’en faut !

Gennes – Saumur

Tout se déroulait bien de nouveau : j’étais sur la route mais mon septième sens destiné à renifler les embêtements a du s’endormir vu qu’à Gennes, crac, j’ai pris le mauvais itinéraire : celui qui montait. Et quand on est chargé comme je l’étais, les côtes, ce n’est pas de la tarte.
Les choses se sont calmées avant Saumur où j’ai retrouvé la voie principale. Je me suis donc payé le luxe de m’arrêter pour manger une tomate et appeler mon chéri. Et alors là, THE BÊTISE du siècle.

Saumur – Chinon – Montreuil-Bellay

Je ne fais pas trop gaffe quand je repars de la base de loisirs de Saumur et je prends la mauvaise route itou. Mais là, pas juste un itinéraire bis, non, la route qui ne suit carrément pas du tout la Loire mais qui part à angle droit de Saumur en direction du sud. Au début, j’ai quand même eu un sursaut de conscience (mon 7ème sens peut-être) et j’ai demandé à un cycliste que j’ai croisé “C’est bien la Loire à Vélo ?” et il m’a répondu “Oui, oui”. Mais vu qu’on roulait tous les deux, je crois qu’il n’a pas compris ce que je disais parce que j’étais effectivement sur un itinéraire cyclable mais pas celui de la LOIRE à vélo : celui du THOUET à vélo. Et manque de bol, les petits sigles des deux routes se ressemblent. Et là, j’en ai vraiment chié des ronds de chapeaux : des côtes à n’en plus finir, j’ai déraillé (au sens propre et au figuré) pendant de longs longs kilomètres jusqu’à ce que je croise un chauffeur livreur à qui j’ai demandé ma route : les bleds que je croisaient n’étaient même plus sur ma carte, il était plus de 17h, il faisait une chaleur d’enfer, je n’avais plus d’eau et les parents de mon chéri m’attendaient (je devais passer la nuit chez eux, du côté de Chinon).

Montreuil-Bellay – Fontevraud-L’Abbaye – le milieu du camp militaire

Et là, badaboum, le chauffeur m’annonce que je suis à près de 50 km de Chinon.
Je ne vous raconte même pas l’état de mon moral… J’ai laissé un message sur le répondeur de Jean en chialant à moitié. J’étais vidée. Le temps qu’il me rappelle, j’avais quand même recouvré mes esprits et avais décidé de couper en diagonale en direction de Fontevraud-L’Abbaye. Et puis après, sa maman, qui est une crème, m’a proposé de venir me chercher à Fontevraud en voiture. Ben je vais vous dire un truc, je n’ai pas fait la fière et j’ai accepté son offre avec un grand soulagement.
Sauf que…
Sauf que je ne suis pas arrivée jusqu’à Fontevraud. Je ne savais pas qu’entre Montreuil-Bellay et Fontevraud-L’Abbaye, il y a un camp militaire en pleine forêt et que ça monte carrément (ça descend aussi mais après 3 ou 4 bonnes montées, les descentes, on s’en tamponne le coquillard, je vous jure). Du matin, j’aurais peut-être eu le courage mais là, au milieu de la forêt, je me suis assise sur le bord de la route. J’ai téléphoné et la mère de Jean est venue me chercher. Je n’étais pas loin mais je n’en pouvais plus.
J’ai passé une soirée délicieuse avec les parents de mon amoureux. Sa maman m’a grave chouchoutée – j’ai même eu droit à un bain. Il a plu une bonne partie de la soirée. J’étais au sec, heureuse et repue. Le lendemain matin, je suis repartie dans la bonne direction. Il faisait un temps magnifique et le reste du voyage a été hyper chouette.
En fait, tous les problèmes se sont concentrés en une seule et unique journée. Plus ça va, plus je me dis que j’ai quand même pas mal de chance !

Nantes – Nevers 1

priorité-aux-vélosNevers – St Pierre des Corps

Je suis partie de Nevers le mardi 2 où j’ai pris un premier train pour St Pierre des Corps. J’y ai rencontré une famille originaire de Die qui allait à Rennes pour visiter la Bretagne (à vélo). On avait tous des bécanes chargées à bloc et ils m’ont gentiment aidée à passer d’un quai à l’autre vu que la gare de St Pierre des Corps n’est pas équipée de plan incliné (il y a une vague glissière – ce qui est mieux que rien, je le concède – impossible à prendre avec un vélo muni de sacoches). Nous n’avions que 10 minutes pour faire le transfert et nous retrouver sur l’autre quai et la mère de la famille flippait grave sa race que le train (celui dans lequel nous étions) soit en retard vu qu’apparemment, cette ligne est coutumière du fait.
En fait, tout s’est bien passé ! Restait l’histoire de la place des vélos dans le train qui devait nous emmener à Nantes. Sur le quai, nous n’étions pas moins de 14 cyclistes et nous n’en menions pas large ! Les cyclistes du cru, eux, affichaient un air goguenard face à nos préoccupations de débutants… Et pour cause !

St Pierre des Corps – Nantes

Quelle n’a pas été notre surprise en découvrant le service grand luxe que la SNCF déploie sur la ligne St Pierre des Corps – Nantes. Comme quoi il est tout à fait possible – quand on s’en donne les moyens – de développer un VRAI service pour les cyclistes (on en a un peu marre des 3 pauvres places pour vélo qu’on trouve habituellement dans les TERs (et je ne parle évidemment pas des places en TGV vu qu’il est difficile de commenter un truc qui n’existe carrément pas)). Mais revenons à la ligne St Pierre des Corps – Nantes : un wagon est dédié au transport des vélos où un monsieur très gentil déploie une glissière, vous échange votre vélo contre un numéro et va le placer dans un emplacement dédié (sans les bagages que vous devez garder avec vous) et vous, vous allez vous asseoir dans un autre wagon. A chaque gare, les cyclistes font la queue pour récupérer leur vélo et hop ! Alors pas d’emballement tout de même, les locaux nous ont dit que ça n’existait que l’été – il ne faudrait quand même pas que trop de monde prenne l’habitude de combiner vélo + train, ça ne ferait pas assez de pollution, de stress et de morts sur la route.

Nantes – Ste Luce sur Loire

Arrivée à Nantes aux alentours de 20 heures, j’ai mis le cap sur Sainte Luce sur Loire où emportée par le vent, j’ai loupé le camping et fait 15 bons km de trop. J’ai donc rebroussé chemin pour arriver au camping Belle Rivière où j’ai reçu un super accueil avec un verre de l’amitié et un porte-clé boussole en cadeau (si, si !!) :-). J’ai passé une très bonne première nuit – à part que le seul briquet dont je disposais a fini sa vie dans la moutarde (je ne sais toujours pas comment) – et suis repartie le lendemain matin assez tôt.


J’ai décidé de noter les campings où j’ai dormi histoire de vous donner une idée de ce qui pourrait vous attendre si toutefois vous vous y arrêtez un jour. Donc :

Camping Belle Rivière à Ste Luce sur Loire : 4,5/5. Accueil chaleureux, sanitaires hyper propres, et pas de bruits de voiture vu que c’est au bord de la véloroute. Prix de la nuit pour un.e cycliste, son vélo et sa tente : 9,81 euros. Autant vous dire que je vous le recommande vivement.


Ste Luce – Angers

Ma première vraie journée de vélo a été un vrai régal : vent dans le dos, piste plate et revêtement hyper bon. Du coup, j’ai été beaucoup plus rapide que prévu et suis arrivée à 12h30 là où j’imaginais camper (à proximité d’Ingrandes). J’ai déjeuné sur le bord de la Loire et du coup, j’ai appelé un copain qui habite à Angers avec sa chérie et avec qui on avait convenu de se retrouver le lendemain pour boire un verre avant que je ne reparte sur la route. Il ne restait que quelques dizaines de km jusqu’à Angers. J’ai donc passé la soirée et la nuit chez eux. Heureuse coïncidence vu qu’il a plu à peu près toute la nuit ! Il y a des fois, j’ai vraiment de la chance !

Le lendemain matin, le ciel était gris mais il ne faisait pas froid : le temps idéal pour faire du vélo.

Sauf que…

Je vous raconterai la suite dans la semaine si je trouve le temps.

Faux-la-Montagne et caetera

Avec mon chéri, cela fait quelques jours que nous cheminons sur les petites routes françaises.

Cosne d’Allier

Nous sommes partis lundi 15 juin au matin sous la pluie pour notre première étape – Cosne d’Allier – où nous avons passé la nuit au camping municipal (j’y ai retrouvé le gardien qui m’avait réouvert les sanitaires il y a deux ans et demi lorsque j’avais fait mon périple Bordeaux-Nevers).

Chambon sur Voueize

Deuxième étape, mardi 16 pour Chambon sur Voueize. Ce fut pour l’instant l’étape la plus difficile puisque nous avons du traverser Montluçon et remonter la cuvette, une sacrée pente ! Je signale à tous et toutes que le camping municipal de Chambon est sans doute le plus cher du monde : 5,40 euros la nuit pour deux avec des sanitaires ultra propres et au chaud. Je ne vous raconte pas la ruine.

Aubusson

En route pour la troisième étape (je les avais programmées de plus en plus courtes sachant qu’elles allaient être de plus en plus pentues). Nous avons mangé une pizza chez Lino et nous ne l’avons pas regretté. Si vous êtes dans le coin, allez-y : elles sont divines.

Et enfin, Faux-la-Montagne !

Et voici l’arrivée qui me donne l’occasion de vous présenter mon nouveau vélo (à gauche) et celui de mon chéri (à droite) :

Arrivée à Faux la Montagne

Oh qu’ils sont beaux nos vélos !

Après un concert dans une grange, aux Salles – un petit hameau perdu dans la pampa creusoise – et une rencontre improbable avec Julie (guitariste, entre-autre chose) qui se souvenait avoir assisté à une conférence à Toulouse où j’avais fait une communication à l’époque où j’étais jeune chercheuse en psychologie cognitive, nous avons repris nos vélos hier après-midi pour aller jusqu’à Royère de Vassivière participer à la fête de l’Atelier, un bar, friperie, tout-en-un associatif qui semble assez actif dans la région.

Home

Notre maison itinérante (en orange).

Nous allons sans doute passer deux jours ici (nous avons monté la tente dans une ferme qui propose aussi des yourtes et des gites) puis continuer notre découverte du coin (enfin MA découverte parce que Jean connait déjà le plateau de Millevaches) et aller à Felletin et sans doute Eymoutiers. Nous pensons repartir en direction de Nevers le 24 ou le 25 juin pour 5 jours de voyage puisque nous n’allons pas prendre le même itinéraire mais faire un petit crochet par Dornes pour visiter un copain producteur bio.

Je suis heureuse les ami.es. Et puis, comme d’habitude quand j’écris mes petits posts, j’ai beaucoup utilisé la parenthèse (hi, hi, hi) et ça me fait penser qu’il y a quelques mois déjà, j’avais évoqué un autre style de parenthèse – le premier article où je vous parlais de Jean. C’est la première fois qu’on passe autant de temps ensemble et on a déjà prévu d’autres voyages à vélo (peut-être qu’on les fera, peut-être qu’on ne les fera pas) pour des destinations un peu plus lointaines.

s’entraîner…

tatouage_véloJ’espère que vous passez un bon week-end de Pâques. Moi c’est chouette.

Hier, j’ai fait un petit tour de vélo (60 km). J’en avais déjà fait un le mois dernier. Le mois prochain, je vais commencer les choses sérieuses en poussant jusqu’à Vieux Boucau – sur deux jours.

Tout ça pour préparer mon mini voyage de septembre prochain. Si tout se passe comme prévu, je pars un mois. Départ de Nantes jusqu’au lac de Constance (en Allemagne) avec une grosse pause d’une bonne semaine du côté de Nevers (parce que si j’y passe et que je ne vais pas voir les copains et la famille, je vais sans doute me faire incendier).

Bref, tout ça pour dire que ce mini voyage de 1200 km est en fait une préparation d’un voyage qui sera – j’espère – beaucoup plus long (faut pas être Mme Irma pour comprendre que c’est ça mon projet pour 2018, hi, hi, hi).

 

soirée franco-suédoise

Ce soir j’ai accueilli une jeune couchsurfeuse suédoise. Très chouette soirée ponctuée de bière blanche et de rigolade. Comme d’habitude, faire le tour de ma ville avec des yeux neufs m’a fait un bien fou.

Elle s’appelle Anna et fait des études de psychologie. A 25 ans, elle a déjà visité quasiment tous les pays européens et l’Inde, toute seule, comme une grande. Y’a pas, j’admire ce genre de trajectoire ! Et dire que parfois, on essaie de tout planifier et que rien ne va…

Une belle leçon de jeunesse et de spontanéité.