Normandie : j’arrive mais je suis crevée…

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu envie d’écrire ici. Je ne sais pas pourquoi. Il n’y a pas de raison. Je n’en ai pas eu envie, c’est tout. Aujourd’hui, un peu plus.

Mais pour commencer, un peu d’aventure…

Je suis en Normandie depuis ce midi après un petit arrêt à Courville-sur-Eure où j’ai passé la nuit dernière dans le camping municipal. Lorsque je suis sortie de l’enceinte du camping, je me suis garée sur le parking pour aller rendre les clés (à l’ancienne, chaque personne avait sa clé). Et en revenant vers le camion, je me suis dit qu’il était drôlement penché. J’ai tout d’abord pensé que je m’étais garée dans un trou. Que nenni, ma roue avant gauche était complètement à plat. Il se trouve que je ne suis pas en mesure de changer une roue du Jumpy toute seule. D’abord parce que je n’ai pas de cric et deuxièmement parce que je suis absolument incapable de remettre la roue dans le panier (je ne sais pas si c’est le terme consacré) une fois qu’il est en bas. Je n’en ai tout bonnement pas la force. Et vu que je paie une assurance, j’ai appelé l’assistance. Tout se fait ensuite par internet – heureusement qu’il y avait du réseau. Une fois la demande faite, j’ai reçu un sms de confirmation mais rien d’autre. C’est très déstabilisant de n’avoir personne au bout du fil. Du coup, j’ai cherché le numéro du dépanneur et j’ai appelé pour savoir combien de temps je devais attendre (je m’imaginais aller boire un café dans le centre du village puis aller au restau peut-être pour passer le temps). Waouh, le type était déjà en route. C’est la première fois que je fais appel à ce genre de service mais la réactivité m’a bluffée. Trente minutes après, le gars était venu, avait changé la roue et remis la crevée en place. J’ai pu repartir tranquille.

Un des moulins de Courville-sur-Eure
Une partie de la piste cyclable qui traverse le village

Mais revenons à cette histoire de vacances en Normandie.

Le projet initial consistait à rejoindre Rouen, à y garer la camionnette et à prendre le vélo avec les sacoches, la tente et tout le matos afin de pédaler jusqu’au Havre puis jusqu’à Etretat et éventuellement Fécamp.

Ça, c’était ce que j’avais prévu mais il fait vraiment trop chaud. Mon cœur palpite un peu trop fort et je crois qu’il est plus prudent que je révise mes plans.

Je suis ce soir à Pont de l’Arche (toujours dans un camping municipal – je devrais publier un guide des campings municipaux de France, d’ailleurs – j’aime bien l’ambiance surannée qui se dégage de ce genre d’endroits). C’est vraiment très très mignon.

Des colombages de toutes les couleurs…

La très belle église de Pont de l’Arche

Demain, je vais visiter Rouen que je ne connais pas du tout puis je me dirigerai (en camionnette) vers un camping naturiste dans lequel je pense rester quelques jours. Je ferai alors, à partir de ce point, quelques longues balades à vélo (enfin j’espère). Puis j’imagine que je rejoindrais Le Havre où je ferais réparer ma roue avant d’aller à Etretat et Fécamp. Mais rien de sûr, du coup. Si ça se trouve, je ne me sentirais pas du tout à ma place dans ce camping naturiste (il y en a de tout à fait nauséabonds – enfin, que je n’apprécie pas du tout) et je repartirais dès le lendemain vers une destination encore inconnue.

Un peu comme une tempête dans un verre d’eau, j’ai l’aventure modeste depuis quelques temps (mais ça me plaît bien, en fait).

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4 réflexions sur « Normandie : j’arrive mais je suis crevée… »

    • Alors, j’ai encore mieux : le camping naturiste associatif (c’est le cas de celui où je me trouve) :-D.

    • Je ne sais pas comment faire pour réaliser ce prodige de la technologie. C’est con, à un clic du bonheur absolu :-D.

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