En ce moment, je suis chez des amis en Dordogne dans un petit paradis de verdure. Je viens de sortir de la douche. Chez moi, je n’ai pas de miroir en pied et j’ai peu d’occasions de regarder mon corps. Le constat est sans appel : j’ai la peau qui pend de partout.
Mes seins sont vides, mes fesses sont plates…
Mais je ne trouve pas ça dramatique ; mon corps a encore changé.
Pendant toute la période de la ménopause – qui a duré de nombreuses années – j’ai pas mal stocké de gras à des endroits où je n’avais jamais eu de gras : le ventre, le bas du dos, les bras… Mais depuis 8 ou 9 mois environ, la tendance s’est inversée. Il semblerait que je sois désormais au delà de la ménopause – je le sais parce que dorénavant, je dors de nouveau de longues et belles nuits.
Je n’ai absolument rien changé à mon mode de vie : comme pendant la longue période de transformation hormonale, je fais du sport (pas plus, pas moins), je mange autant (voire plus). Sauf que maintenant, mon corps se vide du gras accumulé.
En tout, j’ai perdu 9 kilos. Je rentre à nouveau (et largement) dans du 36 et je pèse le poids que je faisais à 17 ans.
Ça m’a fait flipper. Je me suis imaginé que j’avais un problème de thyroïde ou autre chose de plus grave mais non. Après vérification chez le médecin, tout va bien. Mes analyses sont parfaites.
Je suis également allée voir un copain qui a un appareil qui mesure les taux de masse grasse, masse maigre et tutti quanti dans chaque partie du corps. J’avais peur d’avoir perdu du muscle (ce qu’on appelle la sarcopénie). Et bien même pas : j’ai perdu du gras viscéral (qui entoure les organes et qui n’est pas très bon) et du gras sous-cutané (qui donne le joli bombé aux fesses).
Alors voilà, je suis en mode Shar-Peï. Ce n’est pas très beau mais il va falloir que je m’habitue parce qu’à mon âge, la peau n’est plus si élastique qu’avant. Ce n’est pas bien grave ; c’est juste moche.
Vous le savez si vous êtes là depuis longtemps, j’ai une passion pour les trucs fait main à la maison et à l’ancienne. Depuis toujours – mais moins ces dernières années pour des raisons indépendantes (hi, hi, hi) de ma volonté – je cherche à développer mon autonomie avec des méthodes traditionnelles (les trucs hig tech n’ont pas ma préférence même si je les utilise – la preuve, j’écris sur un ordinateur !).
J’ai commencé il y a longtemps (au tout début des années 2000) à faire des trucs moi-même, à l’ancienne. A cette époque, j’avais même créé un blog (Simple et Pratique, supprimé depuis mais dont j’ai gardé le nom de domaine pour mon site professionnel) qui faisait partie d’un réseau francophone de partisans du mouvement de la Simplicité Volontaire (porté par le Québec). A cette période, nous n’étions qu’une poignée : parce que ce n’était pas du tout la mode et aussi parce qu’il y avait moins de monde sur internet pour parler de ça (il y avait moins de monde tout court, en fait).
Je faisais mes yaourts au soleil, mon pain à la main, ma lessive, mon jardin, mes conserves (à l’époque, je mangeais encore de la viande et je faisais également mon foie gras – un truc que je ne ferai plus jamais, traumatisée d’avoir vu le gavage des canards en vrai… bref) et tout un tas d’autres trucs (genre, pas de voiture et pas de frigo). Au départ, je faisais tout ça pour des raisons essentiellement financières. J’étais en couple avec quelqu’un qui buvait tout ce qu’on avait, j’étais perpétuellement à découvert et en stress de ne pas pouvoir payer le loyer.
Depuis, beaucoup de choses ont changé et parmi les plus importantes il se trouve que plus personne ne me mange la laine sur le dos (enfin si, mais je vous en parlerai une prochaine fois) et puis, je n’ai plus de loyer à payer tous les mois.
J’ai gardé un certain nombre de bonnes habitudes mais je ne peux malheureusement plus jardiner et plus faire mon pain. Et il se trouve que j’ai une voiture (enfin, une camionnette) depuis la fin 2020. Et c’est de loin le poste de dépenses le plus important (et pas seulement depuis ces récentes semaines).
Mais je suis en train de me ressaisir et de revenir aux origines de ma passion. J’ai investi dans une yaourtière (électrique et réglable) – oui, parce que tout ce que je possède (ustensiles divers, cocottes et autres trucs non électriques) est entassé dans un dépôt de 16m3 depuis bientôt 6 ans et que je vis depuis quelques années dans un studio de 15 m2, sans balcon ni rebord de fenêtre.
Donc je fais de nouveau mes yaourts et là, en ce moment même, ma première tentative de tempeh est en train de finir de se former. J’ai hâte de le goûter !
Quand on parle d’autonomie, il est d’usage d’évoquer, comme je viens de le faire, l’autonomie alimentaire. Mais ce n’est pas l’aspect le plus intéressant. L’autonomie financière (lisez mon livre sur le sujet :-D) suit généralement mais aussi l’autonomie énergétique. Des grands classiques, désormais !
Par contre, très peu de personnes se lancent dans les gros chantiers que sont l’autonomie affective et l’indépendance intellectuelle. Et c’est con parce que c’est la base. Mais comme beaucoup de monde, j’ai mis trèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps à comprendre qu’il fallait que je commence les travaux (et je crois que je bosserai là-dessus toute ma vie). J’y reviendrai sûrement dans de prochains articles.
J’ai commencé la musculation il y a quelques années, quelques mois avant le confinement. Au début, ma pratique était plutôt sporadique et visait surtout à remplumer le haut de mon corps qui avait pas mal souffert du fait de l’opération à cœur ouvert qui m’avait certes, sauvé la vie, mais qui avait généré quand même pas mal de séquelles physiques.
J’avais pris des conseils auprès d’un des copropriétaires de l’immeuble que j’habite maintenant et dont c’est le métier de remettre au sport des personnes qui ont subi un traumatisme.
Puis nous avons été confinés et j’ai dû arrêter – ce qui ne m’a pas tellement gênée parce que je ne prenais pas beaucoup de plaisir à ces séances douloureuses…
Mais depuis, d’autres événements ont modifié la donne.
D’abord, j’ai quasiment arrêté d’aller nager (alors que j’y allais une à deux fois par semaine avant). La piscine municipale que je fréquentais a été fermée (puis détruite) et remplacée par une piscine high tech (avec des bains à bulle et des jets d’eau) très coûteuse à l’autre bout de la ville (et elle n’est plus du tout municipale). J’y suis allée quelques fois et elle a manifestement été conçue par des gens qui ne vont jamais à la piscine… Enfin bref.
J’ai alors repris le chemin de la salle de sport ; une fois par semaine au début, puis deux fois… jusqu’à aujourd’hui où je vais m’entraîner trois fois par semaine. Entre-temps, j’ai dû changer de salle parce que la municipalité (encore elle) a fermé ma salle associative (alors qu’elle était installée au sein de la Maison des Sports depuis 1969) pour des raisons totalement fallacieuses, sans aucune solution de relogement. Depuis, elle a même vendu tout le matériel de l’asso. Voilà, voilà.
Je pratique désormais dans une salle à côté de chez moi : privée et beaucoup plus chère mais avec d’autres avantages (il y a un sauna !!!!). J’y vais le matin, ce qui fait que je ne croise pas les gros bras et les fesses galbées à l’extrême de personnes virilistes qui s’admirent et se filment dans l’effort pour alimenter leurs réseaux sociaux. Non, le matin, l’ambiance est plutôt « à la cool » avec une majorité de personnes « d’un certain âge » (à la retraite) qui viennent pour entretenir leur corps et leurs liens sociaux à l’ancienne en se disant bonjour et en commentant la météo et l’actualité sportive ou sociale. Et puis surtout, le matin, il y a très peu de monde. Parfois, on est deux ou trois et il m’est même arrivée de me retrouver toute seule.
Alors pourquoi j’aime tant la musculation alors que clairement, sur le papier (post-ménopause, je pèse désormais 50 kg), je ne suis pas faite pour ça ? Bah, il y a un côté très progressif qui me satisfait pleinement. Et puis je crois que cette pratique méthodique à base de petits pas de fourmis nourrit une partie de mon caractère très portée sur les rituels et les routines. En fait, je crois que dans une autre vie (une toute autre vie !!), j’aurais pu être moine.
Je progresse très lentement dans ce sport mais je parviens à vivre quelques succès intimes que je ne partage avec personne mis à part mon sacro-saint (je vous avais prévenu·es) carnet d’entraînement (le 4ème à ce jour) où je note scrupuleusement les exercices effectués, le nombre de répétitions et les poids soulevés à chaque séance. Parfois, quand je dois louper une séance, ça me manque (et parfois non). J’ai eu une phase où je culpabilisais quand je n’y allais pas (la peur de bousiller les performances acquises) mais depuis, ça va mieux. Je sais que la salle est toujours là, quoi qu’il arrive (bon à part si nous sommes reconfinés). Et puis dorénavant, je n’ai plus peur de devoir reprendre avec des poids ou un nombre de répétitions plus bas – parce que ça arrivera et que ça fait partie de ce sport.
Je n’ai aucun réel objectif (à la fin de cette année, j’aimerais être capable de faire une vraie belle traction mais si je n’y arrive pas, ce n’est pas très grave). Ce qui me plaît vraiment, c’est le processus de m’entraîner, pas le résultat. Bon, j’aime bien quand même voir mon corps se redessiner peu à peu dans le miroir mais puisque je fais des entraînements qui visent la force et pas la prise de masse musculaire, la progression n’est pas très visible et ça me va bien comme ça. Contrairement à ce que la photo d’illustration pourrait faire penser, je n’aime pas tellement les corps bodybuildés.
Cela fait quelques jours que mon corps est à l’heure d’été. Traduction : je me réveille à l’aube voire un peu avant.
Mais pas ce matin !
Nan, vu qu’on a changé d’heure, aujourd’hui, je suis recalée sur le temps social considéré comme normal. Et vu que je suis lente à l’allumage, j’ai complètement oublié de publier mon chapitre de la semaine. Alors le voici (attention, ça parle de fesses alors âmes sensibles s’abstenir – d’ailleurs Wattpad a requalifié mon texte comme « mature » pour que les plus jeunes ne puissent pas le lire).
… que je n’ai pas vu l’océan, celui que j’aime, entre Montalivet et Ciboure.
Au début de cette année, je m’étais dit que je fêterai mes 55 ans ici, à Nevers. Que je louerai une grande maison avec plein de chambres pour inviter les potes d’ici et d’ailleurs ainsi que ma famille à partager un grand raout du type goûter-apéro-soirée-dansante.
Mais je n’ai pas trouvé de lieu propice (les gens qui louent ici (mais peut-être est-ce dorénavant le cas partout ailleurs) sont très méfiants). Tant pis ou tant mieux.
Du coup, je m’offre quatre semaines sans boulot entre la mi avril et la mi-mai. Je ne prévois rien de précis en terme de dates parce que je vais devoir m’adapter à la météo mais voilà, en vrac, les choses que j’ai envie de faire pendant cette période :
une petite semaine à vélo sur la côté Atlantique en autonomie (comme d’hab’ quoi !)
une petite semaine au Portugal (sans le vélo) pour pratiquer le portugais que j’essaie d’apprendre depuis quelques mois
aller voir les potes de Bordeaux qui me restent, et ceux de Dordogne aussi – je passerai aussi sans doute à Bujaleuf (ça dépend), et à Clermont (plus exactement, à Nohanent – ça se prononce « Nonent » – faut pas chercher avec les auvergnats !!)
et si certains des trucs ci-dessus tombent à l’eau, je m’arrêterai quelques jours dans mon camping naturiste préféré – un terrain perdu en pleine cambrousse où je passe quelques jours tous les ans
Voilà, rien de folichon mais l’idée d’être en vacances quand tout le monde bosse (et vice versa, du coup) me ravit.