au vert, j’écris

Photo de Tienko Dimasur Unsplash

J’habite dans un très petit appartement sous les toits, en centre-ville et dans une rue très bruyante. Donc, en ce moment, c’est invivable !

J’ai donc pris le taureau par les cornes et suis allée me poser dans mon camping préféré (j’y vais tous les ans) avec mon camion, en pleine forêt. Il fait toujours aussi chaud mais au moins, je peux m’ébattre tranquillement à poil (ah oui, c’est un camping naturiste), profiter de la piscine (petite mais suffisante pour se rafraîchir) et surtout dormir.

Dans ce genre d’endroit, pas la peine de se claquemurer la nuit dans son véhicule – je dors donc toutes portes ouvertes (avec des moustiquaires – j’ai oublié de les installer la première nuit, mon corps s’en souvient). Je m’endors et me lève avec le son des oiseaux. Bref, c’est le pied intégral.

Si je pouvais, j’y resterais tout l’été mais je ne peux pas parce que 1. ça a un coût et je ne suis pas riche (et même pauvre si j’en crois la définition du seuil de pauvreté) et 2. je dois rentrer en ville jeudi pour faire passer le contrôle technique au Jumpy.

Ici, les jours s’écoulent tranquillement et je ne suis pas gênée par les voisins. Actuellement, sur l’ensemble du terrain (2 ou 3 hectares à vue de nez), nous sommes cinq personnes (je ne compte pas les loirs qui squattent l’espace entre les douches et le mur). Un couple devrait arriver bientôt pour quelques jours mais un autre partira. Jauge identique, donc à part s’il y a des naissances dans la communauté des loirs (je ne connais rien à la saisonnalité de la reproduction des loirs).

Je travaille à un autre rythme (évidemment, je me couvre le haut du corps pour les visios – bande de pervers). Et je viens de découvrir un truc incroyable : lorsque je suis loin de mes habitudes quotidiennes, je retrouve ma créativité.

Et là, pof je viens de recommencer à écrire. Et pas une autofiction comme les Chroniques d’une femme en désordre (allez le lire, je publie un chapitre toutes les dimanches matin – petit aparté dans la parenthèse : à votre avis, mérite-t-il d’être autopublié en version papier ?) mais un roman. Je croyais que j’étais incapable d’écrire de la fiction mais on dirait bien que je sois en train de passer outre certaines de mes convictions.

J’en suis à la phase où je prends des notes en vrac. Et comme ce n’était pas du tout prévu que j’écrive, je n’avais pas de beau carnet sacralisé dédié à cette activité. Heureusement, dans le fond d’une caisse ikéa du camion, il y avait un vieux cahier tout pourri et des stylos (bon ça, j’avoue, j’en ai toujours sur moi).

Ça me prend par poussées : quand j’ai une idée (bonne, mauvaise, pour l’instant je m’en contre-fous), je la gribouille dans le cahier et là, ça démarre le processus : j’écris des idées et encore d’autres idées et des bouts de phrases et des prénoms, des lieux, des trucs et des machins… Parfois, ça peut durer une heure sans s’arrêter (j’ai tellement perdu l’habitude d’écrire avec un crayon que j’en ai mal à la main).

Là, je commence à voir une histoire se dessiner. Il y a encore des tas de trous, d’inconnues, de questions en suspens… Ce ne sont que des notes, rien n’est rédigé. Ça ne fera peut-être jamais un bouquin mais purée de pois que je me sens libre. Quand le processus s’arrête, je ne me sens pas épuisée, je suis juste heureuse, contente de moi d’avoir saisi mon cahier et mon crayon et d’avoir jeté tout ça en vrac plutôt que de ne pas l’avoir fait (comme d’habitude). C’est un sentiment que je vous souhaite de ressentir.

Sur ce, je vous laisse : la piscine m’appelle.

aujourd’hui va être une putain de bonne journée

aujourd'hui va être une putain de bonne journée
Photo de Sergey Shmidt sur Unsplash

Aujourd’hui, je ne sais pas vraiment pourquoi mais je suis sûre que je vais passer une purée de pois (là, dans le corps du texte, je suis moins vulgaire… la timidité, sans doute) de bonne journée.

Pourquoi ? Je n’en sais rien du tout.

Il ne va rien se passer d’extraordinaire (enfin, rien n’est prévu dans ce style) et la journée sera sans doute aussi banale que ma vie en générale.

Je passe des journées pénibles depuis dimanche. Pas des journées horribles avec des événements terribles. Non, juste des journées où les gens me sortent par les yeux et où je suis confrontée à tout un tas de petites frictions sans importance mais qui, mises bout à bout, colorent les heures d’un truc chiant et lourd – pénible, quoi !

Ce matin, je me suis levée avant l’aube. J’ai vu le soleil apparaître. En ouvrant ma fenêtre malgré le froid (il faisait 1°), j’entendais les premiers oiseaux et cette phrase m’est venue d’un coup : aujourd’hui va être une putain de bonne journée.

Alors qu’est-ce que j’ai prévu exactement ? Comme je l’ai écrit plus, rien qui ne sorte de l’ordinaire. Je suis allée à la salle de sport pour faire ma séance « haut du corps ». Là, je suis en train d’écrire dans ce blog. Plus tard, j’irai récupérer mon camion qui sera équipé de disques et de plaquettes de frein tout neufs ainsi que d’un nouveau klaxon. J’ai un peu de boulot à boucler (une synthèse à rédiger), un article sur mon site pro à optimiser et puis il faudrait que je fasse le ménage dans la partie « chambre » de mon studio. Si je peux, je ferai aussi un tour à pied et j’irai lire au soleil dans un parc ou un jardin public.

Des tâches quotidiennes sans éclat mais qui aujourd’hui seront plus lumineuses pour moi. C’est peut-être le printemps qui déboule qui me réjouit plus qu’hier et moins que demain. C’est peut-être l’envie irrésistible de profiter de la vie. C’est peut-être autre chose. Comme je vous l’ai dit, je n’en sais rien.

Je vous laisse sur ces mots en vous souhaitant à vous aussi (et c’est sincère) de passer une putain de bonne journée.

la méthode Valérie

Photo by Jess Bailey on Unsplash

Ce matin, je suis allée me faire écraser les seins (youhou !!). A priori, le radiologue n’a décelé aucun problème (ouf).

Ça m’a rappelé une discussion avec une de mes copines (qui se reconnaîtra si elle me lit).

Valérie (puisque c’est son prénom, vous vous en doutiez, hein ?!) a une technique vachement sympa pour faire face aux petites et plus grandes tracasseries du quotidien. Quand elle doit faire (ou qu’il lui arrive) quelque chose de particulièrement pénible, elle s’offre un petit ou gros cadeau.

Je trouve ça super parce que ça permet de neutraliser la valence de l’événement (-1+1=0).

Du coup, ce matin en sortant du centre de radiologie, je suis allée vite fait faire un tour dans une friperie pas loin et me suis achetée un petit haut. Mais comme ça ne suffisait pas et que je suis passée devant une crèmerie en rentrant, je me suis offert un morceau de Gorgonzola de la mort qui tue. J’en ai dégusté un morceau à midi… Mon Dieu qu’il est bon !

J’ai désormais un joli petit haut « Mammo » (et un morceau de Gorgonzola aussi mais vu qu’il sera vite mangé, ça ne compte pas). J’ai envie d’une jolie théière (il n’y en a pas dans l’appartement où je suis)… Je vais attendre la prochaine tuile ou le prochain épisode désagréable pour me l’offrir. Du coup, j’ai hâte (hi, hi, hi).

Evidemment, la taille et le type du cadeau peuvent être adaptés à l’ampleur de l’événement négatif.

Et vous, c’est quoi votre technique ?

c’est cadeau

coq-reveilBon ce n’est pas encore la rentrée mais vu que, pour moi aussi, va y avoir une rentrée (je vous en dirai plus quand ce sera fait) et que ça fait un bail que je n’ai pas été obligée de me réveiller au son désagréable d’une sonnerie quelconque, je me suis dit que ce serait trop violent comme retour à la civilisation.

Du coup, je me suis bricolé un p’tit son du matin, histoire de me lever du bon pied.

Et pis, je me suis dit que vous aimeriez peut-être l’avoir, vous aussi, dans vot’ téléphone pour pouvoir péter le feu, dès le matin.

Le voilà :

reveil

 

à petits pas…

 

Abraham Lincoln aurait dit « Quand vous tenez un éléBabar-écolophant par la patte arrière et qu’il tente de s’échapper, mieux vaut le laisser filer. »

Je laisse filer et mon week-end me donnera (j’espère) l’occasion de vous répondre et de m’occuper de ce fichu css qui me fait des misères depuis que j’ai changé de thème.