et hop

et_hop

Dans cette enveloppe que j’ai postée ce matin se trouve mon tout premier contrat d’auteure…

Je suis fière comme Artaban.

Le plus dur reste à faire : réécrire 6 chapitres en moins de 3 mois.

 

A part ça, depuis 1 mois  :

  • ma mère m’a appelée alors que j’ai coupé les ponts avec elle depuis 18 ans et qu’elle ne sait pas où j’habite (une de ses vieilles copines est tombée sur mon numéro de téléphone, par hasard)
  • j’ai quitté Jean
  • un copain vélorutionnaire est mort

Ascenseur émotionnel…

 

qui m’aime me suive (ou pas) !

Les préparatifs pour mon petit voyage jusqu’à Nancy (pour la Vélorution Universelle 2017) sont commencés. J’ai commandé ma nouvelle tente qui devrait arriver demain (contente, je suis). J’ai hâte de la monter et de la tester (elle ne pèse que 1,72 kg et je n’ai jamais voyagé si léger).

Je suis en train de réfléchir au trajet. Initialement, j’avais prévu la diagonale en passant par le haut du Morvan avec de toutes petites étapes à cause du dénivelé (de mon genou gauche et de mes poumons…) en huit jours et 367 km.

Aujourd’hui, j’ai changé d’avis et je vais plutôt tenter l’angle droit en prenant l’eurovelo 6 jusqu’à Besançon avant de remonter. J’ai prévu sept jours de voyage pour un total de 609 km – ce qui rallonge mais qui sera – je l’espère, plus à ma portée. Les trois premières étapes seront longues et plutôt plates et les quatre dernières, plus courtes et pentues.

Pour l’instant, j’en suis là :

Jour 1 : Nevers-Digoin – 105 km

Jour 2 : Digoin – Châlon sur Saône – 114 km

Jour 3 : Châlon sur Saône – Dôle : 101 km

Les quatre étapes suivantes doivent encore être affinées :

Jour 4 : Dôle – un peu après Besançon (en direction de Vesoul) : environ 75 km

Puis, les deux étapes qui me font le plus peur. Ça a l’air de vachement monter par là-bas :

Jour 5 : entre Besançon et Vesoul – entre Vesoul et Epinal : environ 75 km

Jour 6 : entre Vesoul et Epinal – Epinal : environ 65 km

Et enfin,

Jour 7 : Epinal – Nancy : 72 km

Je passerai deux jours de Vélorution de folie (enfin, c’est ce qui est prévu) et repartirai par le train.

Comme d’habitude, ne comptez pas sur moi pour faire de jolies photos (je n’ai toujours que mon vieux téléphone et j’ai très rarement envie de fixer définitivement ce que je vois)…

 

mon psy et le vélo

Cette nuit, j’ai rêvé de mon psy et y’avait une purée de pois de tension sexuelle… J’en suis ultra gênée parce que s’il y a bien quelque chose que je ne veux vraiment pas faire avec lui, c’est bien l’amour.

En plus, la situation était complètement conne, il me demandait si je voulais bien lui vendre mon fichier excel où j’ai listé toutes les pièces de mon vélo ainsi que leur prix respectif et mon matériel de voyage.

Alors moi, je lui disais comme ça que non, je n’allais pas lui vendre mais lui donner le fichier. Il en était tout émoustillé et puis là, il s’installe devant mon ordi. Du coup, je dois me mettre derrière lui pour utiliser la souris et retrouver le fichier dans l’ordi. Et c’est là que je suis troublée… Bon, dans mon rêve, il ne se passe rien de plus mais quand même, ça craint.

C’est vraiment n’importe quoi ! Comment je vais faire pour le regarder dans les yeux, moi, la prochaine fois que je vais le voir ?

Bref, ça m’a fait penser que cette liste d’équipements que j’emmène quand je voyage à vélo, il faut que je vous la donne (vu que je dois le faire depuis août, il serait temps).

Alors la voilà, avec mes commentaires puisqu’au fur et à mesure des voyages, la liste rétrécit (mais comme je prends toujours des trucs « au cas où », elle est quand même longue).

PS : et la réponse à la question posée par l’image est : moi !

Nantes – Nevers 3

Pont-canal de BriareVoici le troisième article consacré à mon petit voyage à vélo (dans le 5ème et dernier, je parlerai équipement, distance et coût). Promis, c’est bientôt fini (^_^).

Je vous ai laissé à proximité de Chinon donc, d’où je suis repartie après une bonne nuit chez les parents de Jean, mon amoureux.

 

Chinon – La Ville aux Dames

Cette première étape n’a posé aucune difficulté particulière, j’ai traversé Tours (je ne savais pas que c’était si joli comme ville) et me suis arrêtée en début d’après midi à la Ville aux Dames qui est une petite bourgade de 5000 habitants (les Gynépolitains – peut-on lire  dans la fiche Wikipédia) qui ont décidé vu le nom de la ville de nommer toutes leurs rues et tous leurs équipements municipaux (gymnase, parc…) en mettant à l’honneur une femme. Et bien chapeau ! Comme quoi, il est tout à fait possible – quand on veut – de trouver des femmes dont l’action a été significative dans l’histoire. Nan, je dis ça parce qu’il y a des gens pour dire que s’il y a si peu de femmes sur les plaques des rues, dans les programmes scolaires ou ailleurs… c’est qu’elles ne sont pas assez nombreuses ! La moitié de l’humanité (et même un peu plus) et ce n’est pas assez ! Grrrrr. Bref j’ai passé la nuit dans le camping de la Ville aux Dames.

Camping Les Acacias : 3/5, accueil sympa, sanitaires propres mais la présence de la route en surplomb n’en fait pas spécialement un endroit où on dort bien dans une tente (il se trouve que je suis très sensible au bruit malgré mon unique oreille fonctionnelle).

La Ville aux Dames – Blois

chargéeLe lendemain, je suis repartie pour Blois en passant par Amboise (ben c’est beau mais ça monte !). Entre Amboise et Rilly-sur-Loire, on traverse des vignes et la piste cyclable n’est, par moment, pas super cyclable à moins d’être en VTT et ce n’était pas mon cas et d’ailleurs, bing ! Je me suis pêté la gueule comme une gourdasse dans le sable. Chargée comme je l’étais (je pense que les cyclotouristes passant par là ont fait la même photo que moi vu que je suis super originale quand je m’y mets), quand la roue arrière part, on finit au tas – comme on dit chez moi.

J’ai passé la nuit au camping Val de Blois, situé à proximité de la base de loisirs de la Chaussée St Victor

Camping Val de Blois (qui fait partie d’une société de plusieurs campings : Onlycamp) : 1,5/5 – accueil bof, cher (environ 12 euros) et surtout, sanitaires absolument dégueux que ce soit en pleine journée, le soir ou le lendemain matin (et un seul toilette (sur les deux proposés) qui ferme du côté « femme »).

Blois – Jargeau

Autant vous dire que le lendemain matin, je suis partie dès potron minet (comme c’est mignon !) en direction d’Orléans et en évitant de prendre la route qui passe par Chambord vu que :

1.  ça rallonge à donf et que,

2.  j’ai passé deux ans de mon enfance dans le coin et ma meilleure copine était la fille des gardiens du château. Alors Chambord, je connais (et normalement ça n’a pas du trop changer, enfin j’espère). J’ai traversé de très chouettes endroits et croisé pas mal de cyclistes mais beaucoup moins que sur la première partie du parcours.

Je me suis arrêtée à Jargeau le dimanche soir pour camper.

Camping L’île au Moulins (Jargeau) : 4/5, accueil mouais bof mais sanitaires ultra clean, wifi impec et calme olympien. J’ai dormi comme un bébé et me suis réveillée hyper tard (genre, vers 9h).

Jargeau – Briare

C’est donc bien requinquée que j’ai ré-enfourché mon vélo pour Briare et son pont canal. Et j’ai eu pas mal de chance vu que c’était jour de marché à Sully sur Loire et étant donné que la veille j’avais eu la bonne idée de pédaler en short (j’étais en legging mi-mollet (rien à voir avec le fromage, oui je sais, c’est nul) depuis le départ), je devais absolument trouver une pharmacie pour acheter un machin anti-coup de soleil (et j’en avais un très beau).

[Parenthèse : la piscine municipale de Nevers n’est pas ouverte l’été (si, si !!) et donc, je me suis payée la grosse tehon lundi dernier, quand elle a ré-ouvert, avec mon beau bronzage cyclo-agricole.]

En plus, le château de Sully est très beau. J’ai décidé d’y prendre mon repas à base de fruits et légumes frais et secs.

Et c’est tout pour aujourd’hui… Dans le prochain épisode on verra que sur le trajet de la Loire à Vélo, on ne visite pas que des châteaux (et c’est bien triste).

Nantes – Nevers 2


La première partie est.


jeudi porte poisseAngers-Gennes

Sauf que nous voilà partis (je dis nous parce que mon pote avait décidé de m’accompagner sur quelques dizaines de kilomètres, histoire de bien commencer la journée) en direction de la Loire à vélo et qu’on a mis 1h30 pour la retrouver. Si, si. Mon copain habite Angers depuis peu et on s’est perdu dans le centre-ville et on a tourné et tourné comme des idiots en demandant – je ne sais pas pourquoi – à de vieilles personnes qui disaient être de la ville et savoir lire une carte et pis en fait non !! Grr, la moutarde commençait sérieusement à me monter au nez vu que je voulais partir tôt pour pédaler à la fraîche.
En bref, on a finalement retrouvé la piste au sud-est d’Angers au niveau de La Daguenière à 11h30 ! Du coup, mon copain n’a fait que 7 ou 8 km avec moi et s’en ai retourné vu qu’il avait des trucs à faire.
Mais cette journée n’avait pas fini de me faire des misères. Loin s’en faut !

Gennes – Saumur

Tout se déroulait bien de nouveau : j’étais sur la route mais mon septième sens destiné à renifler les embêtements a du s’endormir vu qu’à Gennes, crac, j’ai pris le mauvais itinéraire : celui qui montait. Et quand on est chargé comme je l’étais, les côtes, ce n’est pas de la tarte.
Les choses se sont calmées avant Saumur où j’ai retrouvé la voie principale. Je me suis donc payé le luxe de m’arrêter pour manger une tomate et appeler mon chéri. Et alors là, THE BÊTISE du siècle.

Saumur – Chinon – Montreuil-Bellay

Je ne fais pas trop gaffe quand je repars de la base de loisirs de Saumur et je prends la mauvaise route itou. Mais là, pas juste un itinéraire bis, non, la route qui ne suit carrément pas du tout la Loire mais qui part à angle droit de Saumur en direction du sud. Au début, j’ai quand même eu un sursaut de conscience (mon 7ème sens peut-être) et j’ai demandé à un cycliste que j’ai croisé « C’est bien la Loire à Vélo ? » et il m’a répondu « Oui, oui ». Mais vu qu’on roulait tous les deux, je crois qu’il n’a pas compris ce que je disais parce que j’étais effectivement sur un itinéraire cyclable mais pas celui de la LOIRE à vélo : celui du THOUET à vélo. Et manque de bol, les petits sigles des deux routes se ressemblent. Et là, j’en ai vraiment chié des ronds de chapeaux : des côtes à n’en plus finir, j’ai déraillé (au sens propre et au figuré) pendant de longs longs kilomètres jusqu’à ce que je croise un chauffeur livreur à qui j’ai demandé ma route : les bleds que je croisaient n’étaient même plus sur ma carte, il était plus de 17h, il faisait une chaleur d’enfer, je n’avais plus d’eau et les parents de mon chéri m’attendaient (je devais passer la nuit chez eux, du côté de Chinon).

Montreuil-Bellay – Fontevraud-L’Abbaye – le milieu du camp militaire

Et là, badaboum, le chauffeur m’annonce que je suis à près de 50 km de Chinon.
Je ne vous raconte même pas l’état de mon moral… J’ai laissé un message sur le répondeur de Jean en chialant à moitié. J’étais vidée. Le temps qu’il me rappelle, j’avais quand même recouvré mes esprits et avais décidé de couper en diagonale en direction de Fontevraud-L’Abbaye. Et puis après, sa maman, qui est une crème, m’a proposé de venir me chercher à Fontevraud en voiture. Ben je vais vous dire un truc, je n’ai pas fait la fière et j’ai accepté son offre avec un grand soulagement.
Sauf que…
Sauf que je ne suis pas arrivée jusqu’à Fontevraud. Je ne savais pas qu’entre Montreuil-Bellay et Fontevraud-L’Abbaye, il y a un camp militaire en pleine forêt et que ça monte carrément (ça descend aussi mais après 3 ou 4 bonnes montées, les descentes, on s’en tamponne le coquillard, je vous jure). Du matin, j’aurais peut-être eu le courage mais là, au milieu de la forêt, je me suis assise sur le bord de la route. J’ai téléphoné et la mère de Jean est venue me chercher. Je n’étais pas loin mais je n’en pouvais plus.
J’ai passé une soirée délicieuse avec les parents de mon amoureux. Sa maman m’a grave chouchoutée – j’ai même eu droit à un bain. Il a plu une bonne partie de la soirée. J’étais au sec, heureuse et repue. Le lendemain matin, je suis repartie dans la bonne direction. Il faisait un temps magnifique et le reste du voyage a été hyper chouette.
En fait, tous les problèmes se sont concentrés en une seule et unique journée. Plus ça va, plus je me dis que j’ai quand même pas mal de chance !