montre jamais ça à personne

montre jamais ça à personne

Et oui, c’est encore moi !

Je ne connaissais pas vraiment Orelsan avant de regarder ce documentaire il y a quelques années. Je n’écoute pas beaucoup de rap. Parfois quelques vieux trucs de NTM et depuis quelques temps du rap espagnol féministe – et en particulier Tribade (que je vous conseille).

Bon, ce n’est pas de rap dont je voulais parler aujourd’hui mais de processus créatif, de persévérance, de l’importance de l’environnement etc.

J’ai adoré ce doc parce qu’on y voit l’évolution d’un petit gars qui fait du rap dans sa chambre (comme sans doute des centaines de jeunes) et qui s’accroche à ce truc jusqu’à devenir le rappeur qu’on connait aujourd’hui.

Et ce qui est génial, c’est que malgré le succès, il continue de douter, de se planter, d’avoir envie d’arrêter. Il souffre du syndrome de l’imposteur perpétuellement et… il continue envers et contre tout. Il faut dire qu’il est soutenu par un groupe de potes (les mêmes depuis le début) – et une famille – qui le soutiennent quoi qu’il arrive, qui ont confiance en sa capacité à dépasser ses peurs et ses angoisses.

J’ai connu des groupes de potes qui fumaient des pétards et buvaient trop (c’est-à-dire avec les mêmes conditions de vie au départ) mais je n’ai jamais vu cette fraternité pour aller vers le haut et se dépasser (j’ai plutôt vu le contraire : une spirale infernale qui mène vers le statu quo sur le canapé défoncé du salon – des gars qui auraient pu mais qui n’ont rien fait et qui rêvent encore à 50 ans de la vie qu’ils auraient pu avoir si et si et encore si – je suis un peu comme ça).

Dans la dynamique que ces petits gars ont impulsé, chacun d’entre eux a eu l’opportunité de se réaliser dans son propre domaine et je trouve ça transfigurant (pas sûre que ce mot convienne mais là, tout de suite, c’est le seul qui me vient).

Je vous en parle aujourd’hui parce que j’ai revu la série (il y a deux saisons) et que je crois qu’il est vraiment à regarder si on y voit autre chose que le documentaire d’un fan (son frère) sur un rappeur.

Et puis, il me rassure même si je ne suis pas un petit gars de Caen qui veut chanter…

Du coup, j’écoute un peu plus de rap :-D.

je sors du bois

je sors du bois
Jessie Willcox Smith (1863 – 1935), Public domain, via Wikimedia Commons

Pas à pas, je sors du bois mais j’ai peur. Cela fait plus d’un an (presque deux) que je n’ai pas écrit ici. Il s’est passé pas mal de trucs dans ma vie mais finalement pas tant que ça (de l’art de se contredire dans une seule phrase).

J’ai, par exemple, essayé de faire publier un livre. Inutile de teaser plus que ça, le terme « essayé » a dû vous mettre la puce à l’oreille. Après un nombre de refus suffisant et sans aucun dépit, j’ai décidé d’arrêter la mise à mort de ce manuscrit en le publiant sur Wattpad (pour commencer) au rythme d’un chapitre par semaine. Je pense que j’ai bien envie de le mettre en sons aussi… mais c’est une autre histoire.

Il s’agit d’une autofiction qui, comme son nom l’indique est une fiction mais auto… c’est-à-dire que je raconte ma vie (enfin, des bouts… d’où le nom du truc – je rigole).

Si ça vous dit, allez lire tout ça. Si vous avez complètement oublié que vous vous étiez inscrit·e un jour sur mon site, désinscrivez-vous.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

Vacances patchwork

Je suis en plein milieu de mes vacances et chaque jour est différent du précédent. Exactement ce que j’avais imaginé. Il m’a quand même fallu 4 jours pour me sentir vraiment détendue.

Là, je suis dans un camping naturiste planqué au fond d’une forêt et c’est génial. Nous sommes très peu (une dizaine de personnes à tout casser) et la vie quotidienne est rythmée par les ploufs dans la piscine, les longues (trèèèèèèèèèèèèès longues) séances de lecture, les corrections d’un bouquin (j’ai fini hier !!) et les déjeuners, dîners, goûters…

Alors à part ça, qu’est-ce que j’ai fait ?

Des tas de trucs ! Dans le désordre : du macramé (si, si), de la broderie, des balades en pleine nature, des balades en ville, du vélo, de la bronzette, du rangement à la maison, de la cuisine (j’ai fait mon premier couscous maison, une réussite et mon premier far aux pruneaux, un échec parce que je n’avais pas mis assez de lait), beaucoup de visites à ma grand-mère hospitalisée (elle s’est cassée une côte), de la couture… J’ai pris une grosse averse au bord d’un étang et j’ai rencontré un scarabée.

Voici un petit florilège en photo et en vidéo. Et si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi écouter deux captations audio (l’une en ville devant une grande maison aux fenêtres ouvertes) et l’autre à la campagne.

A un moment, je me suis dit que ce serait sympa de faire tout un montage vidéo et puis j’ai eu la flemme…

Retour vers le futur du passé

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fait très longtemps que je n’ai pas écrit ici puisque plus d’une année s’est écoulée sans que j’aie l’envie, le besoin, l’opportunité, le temps, le courage… bref, vous voyez le tableau.

J’ai comme l’impression d’être de retour du passé. Le fait est que ça ne va pas très fort dans ma vie et que ceci explique cela.

Alors ce petit post se perdra peut-être dans l’univers du grand tout du temps et je ne suis pas sûre du tout de lui donner une suite. Pour tout vous dire, il y a deux semaines, je me disais que je voulais carrément clôturer ce blog déserté… Et puis je ne l’ai pas fait. Et puis, je crois que j’ai un peu besoin de ce soutien qu’il m’a toujours apporté depuis 2006 (oui, cela ne nous rajeunit pas !).

Quoi dire ? Que je cherche des stratégies pour reconstruire un peu de mon identité perdue sur le chemin de ma vie ébréchée. Et j’en trouve…quelques unes.

Sans le vouloir, je ressens des poussées de trucs anciens. Par exemple, en ce moment, je refais de nouveau de la couture alors que cela fait plusieurs années que je n’avais pas touché ma machine à coudre… J’ai l’impression que mes besoins de créativité recommencent à me déborder comme à l’époque où je vous racontais ma vie et que je partageais mes petites productions et idées sans importance.

J’ai décidé que j’avais besoin de vacances alors que ma vie professionnelle ne me le permets normalement pas (je vous expliquerais ça un autre jour mais je ne gagne plus vraiment ma vie en ce moment – et c’est une des raisons de ce retour ici, sans doute). Du coup, puisque je suis fauchée comme les blés, il a bien fallu que j’invente un truc pour ne pas finir bouillie vivante dans mon 15m2 sous les toits (ouais, ça aussi il faudrait que je vous explique). Il me fallait une stratégie pour avoir l’impression du dépaysement sans dépenser beaucoup d’argent.

Je suis passée à l’office du tourisme de ma ville pour ramasser toutes les brochures et autres guides de la région que j’ai trouvés. Puis, tranquillement à la maison, j’ai sélectionné toutes les idées qui correspondaient à 1., ce que j’aimais faire et 2., ce que je pouvais me permettre financièrement parlant (rien ne se passe à plus de 150 km de chez moi). J’en ai dressé une liste et j’ai rajouté mes idées. Il y a des éléments de quelques heures, d’autres d’une journée et un ou deux qui se déroulent sur deux ou trois jours. Certains nécessitent un peu de matériel que je peux emprunter autour de moi (aller pêcher de la friture, par exemple), d’autres pas. Certains m’obligeront à prendre la camionnette, d’autres le vélo et d’autres encore pourront se faire à pied ou simplement chez moi. Il y aura de la nature, de la culture, de la couture, du bricolage… Bref, une belle variété !

Ensuite, j’ai recopié chaque idée sur un petit bout de papier et j’ai mis le tout en vrac dans un pot.

A partir de ce soir, je vais tirer au sort l’activité du lendemain (ou des prochains jours) et me réjouir de ces petits aventures quotidiennes.

Donc mes vacances, ce sera ça et j’ai hâte… Peut-être que je vous ferai de temps en temps un petit bilan, peut-être pas.

Ah et au fait, puisque je me sens à l’étroit dans mon studio, j’ai entamé un projet 365 ! Chaque jour, je me débarrasse (je donne, je jette, je vends, je stocke ailleurs) d’un objet qui m’encombre. Vous pouvez suivre tout ça sur ma page instagram @marie_sans_importance.

Des bises

l’argent ne pousse pas dans les arbres

l'argent ne pousse pas dans les arbres
Photo de Joshua Hoehne sur Unsplash

Malgré ce que cette photo semble montrer, l’argent ne pousse pas dans les arbres ! Et ouais. Avouez que je vous en apprends une bonne.

Bon, trêve de plaisanterie, si je vous parle de ça, c’est pour vous raconter mes mésaventures d’autrice débutante.

Vous le savez peut-être, j’ai écrit un livre (un guide pratique) que j’ai publié aux éditions Eyrolles en 2019. Le résultat final (couverture, titre, format…) ne correspond pas franchement au livre que j’avais proposé – il a fallu que je rentre dans les critères d’une collection – mais je ne le désavoue pas du tout.

En 2019 mon livre, qui traite de comment faire avec l’argent qu’on a pour garder un minimum de dignité, s’est très peu vendu. Nous étions en pleine période des gilets jaunes dont l’un des objectifs étaient de gagner plus d’argent afin d’avoir plus de pouvoir d’achat. Le titre choisi par l’éditeur quelques semaines avant que le mouvement n’émerge est Consommez moins pour vivre mieux. Autant vous dire que j’étais à contre-courant total.

Evidemment, je suis totalement en accord avec les gens qui luttent pour conserver et/ou améliorer leurs conditions de vie et en particulier quand cela passe par une revalorisation des salaires. Là n’est pas le problème. J’ai écrit ce livre dans un esprit différent en me disant soit, il faut que la société avance concernant les salaires mais avant que ce soit le cas et que la pauvreté disparaisse de notre pays, il va sans doute se passer de très nombreuses années. Et donc en attendant, comment faire pour retrouver un peu de qualité de vie ? Pour répondre, j’ai pondu 600 pages qui rassemblaient mon expérience dans ce domaine et tout ce que j’ai pu apprendre sur l’argent pendant ces nombreuses années où j’étais totalement fauchée et sans arrêt à découvert. D’ailleurs ce bouquin s’appelle Fauché et Heureuse – il n’a pour l’instant pas été publié. Le livre que j’ai publié chez Eyrolles, lui, ne fait que 180 pages ; j’ai entièrement réécrit l’ouvrage initial en revoyant complètement le style pour correspondre au plus grand nombre (sans bien savoir qui sont ces personnes qui sont « le plus grand nombre ») alors que Fauchée et Heureuse est très militant.

Bref, j’ai perçu mes premiers droits d’auteurs en 2021 (il y a deux ans de décalage entre la parution et le paiement) et ils étaient ridiculement bas : à peine 700 euros. Il faut dire que je n’ai reçu que 65 centimes (hors impôts) par exemplaire papier vendu 12 euros (et encore moins sur la version e-book). Et depuis, rien. L’éditeur m’a raconté que le stockage et les renvois lui coûtaient plus cher que ce que je pouvais prétendre à recevoir. Ce n’est donc pas l’éditeur qui prend le risque financier lié à la distribution mais bien les auteurs et autrices. Et ça, ce n’est évidemment pas indiqué dans le contrat que j’ai signé…

Face à mon insistance à recevoir des explications, les éditions Eyrolles m’ont toutefois signalé que je pouvais racheter moins cher des exemplaires et les vendre moi-même (au prix public unique de 12 euros).

C’est donc ce que j’ai décidé de faire en commençant par un petit stock de 60 livres. Donc, si le sujet vous intéresse et/ou que vous avez envie de soutenir mon travail, vous pouvez vous procurer un exemplaire de mon livre Consommez moins pour vivre mieux sur mon site professionnel (en cliquant sur le lien bleu). Il vous en coûtera 12 euros (hors frais de port) et je gagnerai 4,02 euros par exemplaire, ce qui n’est pas énorme mais qui n’a quand même rien à voir avec les 65 centimes que je ne touche même plus. Ah et si vous voulez, je vous ferai même une petite dédicace.

Vous l’avez peut-être compris, mes prochains livres seront auto-édités ; ce qui pose d’autres problèmes ! Cela fera sans doute l’objet de prochains articles.