réveille la punkette

Photo by Panos Sakalakis on Unsplash

J’aime bien écouter de la musique quand je fais le ménage et comme je ne sais jamais vraiment quoi mettre (et que j’en ai un peu marre d’écouter ma playlist), j’utilise souvent un site internet connu (mais vu que ce n’est pas un article publicitaire, on s’en fout de son nom) qui me propose des morceaux dans un flow ininterrompu (censé être basé sur mes goûts – même si parfois, je me précipite sur l’ordi pour arrêter des trucs qui m’écorchent littéralement les oreilles).

Mais alors ce matin, les deux premiers titres m’ont replongée illico presto 30 ans en arrière. Ils ont réveillé la punkette en moi.

Entendons-nous bien : je n’ai jamais porté de crête ou d’épingle à nourrice dans les oreilles (quoique parfois, j’ai failli). A l’époque (en plein dans les années 80 puisque je suis née en 1971), les limites entre les univers musicaux étaient à la fois floues et tranchées. Floues parce qu’on ne faisait (je ne faisais) pas vraiment la différence entre le punk, le ska et le punk rock qui était en train d’émerger. Tranchées parce qu’il y avait deux grandes catégories de musique : la bonne et la daube. Et évidemment, tout le monde croyait qu’il écoutait la première catégorie.

Si je dis que ces deux titres ont réveillé la punkette en moi, c’est que depuis toujours je sens qu’il y a au fond de moi cette sorte d’énergie brute que seul le punk me semble capable de transmettre. Et comme ça faisait longtemps que je ne l’avais pas sentie, ça m’a mis un bon coup d’accélérateur. C’est dingue comme c’est bon de sentir que c’est toujours là (alors que j’en étais presque arrivée à croire que j’étais un peu morte depuis quelques temps).

Voici donc les deux titres qui m’ont fait hurler à tue tête et sauter partout dans mon salon avec mon balai ce matin (du coup, Dino – mon chat – a fui dans le jardin en clopinant sur ses trois pattes).

Laaaa la la la la laaaaaaa !!!

Bon, il faut que j’attaque la vaisselle maintenant. Je vais opter pour des trucs plus calmes, sinon je sens qu’il va falloir que je retourne aux Emmaüs pour racheter des assiettes…

En bonus, un morceau beaucoup plus récent (1999) – qui a quand même 20 ans ! Il m’a inspiré le titre de ce post 😉

je ne suis pas une p… de déesse

Photo by Matt Lee on Unsplash

Ça fait un moment que ça me travaille. Et quand ça me travaille à ce point, il faut que ça sorte.

Je suis au regret de vous annoncer que je ne suis pas une putain purée de pois de déesse, ni autre chose que toutes les femmes seraient.

Tous les ans, autour de la période de la journée de lutte pour les droits des femmes (le 8 mars), on a droit a des tas de conneries sur les femmes. Elles seraient toutes belles, fortes, gentilles et tout le toutim.

Non, toutes les femmes ne sont pas belles. Toutes les femmes ne sont pas fortes ni gentilles ni maternelles ni chaipasquoi ! Je ne comprends pas du tout pourquoi certaines femmes (dont certaines sont féministes) nous rebattent les oreilles avec leurs clichés de femmes déesses. Je trouve ça aussi con idiot que de dire que tous les hommes sont des salauds.

Il m’arrive d’être forte mais des fois non. Il m’arrive d’être belle mais des fois non (surtout le soir après une certaine heure ou très tôt le matin). Il m’arrive d’être gentille mais souvent je ne le suis pas (et n’essaie même pas de m’adresser la parole avant mon premier café). Je suis parfois ambitieuse et parfois pas. Je n’ai pas spécialement envie de m’occuper des autres, ils sont assez grands pour le faire eux-mêmes (quel que soit leur genre). J’ai parfois envie de taper les gens autour de moi et j’ai parfois envie de leur faire des bibis. Je n’ai pas toujours le cœur sur la main, ni la compréhension qu’on attend d’une femme (sic !). Je ne suis pas maternelle pour un sou. D’ailleurs, les bébés ne m’émeuvent pas et je n’aime pas spécialement les enfants. J’aime certains enfants mais pas du tout pour leur condition d’enfant. Je les aime pour leur personnalité propre, parce que je les trouve chouettes.

C’est la même chose pour les femmes. J’aime certaines femmes pour leurs qualités mais pas toutes.

La sororité est une grosse connerie un concept absurde. Les femmes du clan Le Pen ne sont pas moins coupables que leurs homologues masculins. Ce sont toutes des personnes dangereuses. Comme vous, j’ai croisé des femmes qui étaient de vraies salopes harpies et d’autres qui étaient géniales. Quand je rencontre une femme, je ne me dis pas « Chouette, une nouvelle copine ! », je ne me dis rien, enfin rien qui ait un rapport avec son genre.

Etre une femme ne dédouane de rien. Etre une femme ne protège de rien. Etre une femme ne dit rien de notre personnalité.

Wouah, ben ça m’a fait du bien de sortir tout ça ! Dis-moi ce que tu en penses en commentaire, ça m’intéresse.

dans quel état j’erre

Photo by Roman Mager on Unsplash

Bon les ami.es, je suis toute perdue. Je sais : ce n’est pas très original. Mon errance concerne mes activités professionnelles et c’est plus rare que dans le domaine privé (où je m’égare régulièrement dans des marais insondables).

Cela fait quelques semaines que j’essaie de créer mon école en ligne et, même si je suis plutôt sûre de moi en ce qui concerne le contenu du premier cours que je suis en train de concevoir (vu qu’on est en plein dans mon domaine de compétences), je suis mécontente du rendu.

Et en particulier des vidéos. Il ne s’agit pas de vidéos où je parle devant la caméra. J’ai essayé mais ce n’est pas pour moi. Je me déteste en vidéo et l’idée de montrer ma bobine me met dans des états pas possibles. Ce n’est évidemment pas le cas quand j’ai de vraies personnes devant moi (je le fais depuis 20 ans et ça fait belle lurette – j’aime beaucoup cette expression – que ça ne m’émeut plus). La situation-même (parler à une caméra) me stresse au plus haut point. Du coup, je filme des powerpoint que je commente en voix off. Je trouve que la qualité des vidéos (la forme donc) ne rend pas hommage au contenu voire même le dessert (ah au fait, j’ai encore arrêté le sucre).

Bref, quand il s’agit de m’y mettre (quand je ne travaille pas en face à face, que je ne suis pas à Paris chez mon chéri, que mon cœur arrête de faire des siennes, que le jardin ne réclame pas mon intervention… et que je n’ai pas d’autre prétexte bien pratique pour repousser ce travail aux calendes grecques), vu que je n’aime pas le résultat de ce que je vais produire, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme et ça traîne en longueur… Je n’ai même pas encore fini le module 1.

Je suis face à un obstacle dans la progression de ma vie pro. Évidemment, je pourrais faire comme d’habitude c’est-à-dire prendre le temps et l’énergie de développer mes compétences pour pouvoir continuer à travailler seule mais cette fois-ci :

  1. j’ai envie de travailler avec quelqu’un d’autre.
  2. je n’ai pas le temps de tout faire

J’ai besoin de collaborer avec quelqu’un pour avancer et aussi pour profiter de cette émulation qu’on ne trouve qu’avec les autres personnes.

Alors voilà, je cherche la perle rare qui aura envie de travailler avec moi sur ce projet d’école en amenant ses idées, son énergie, ses compétences, sa bonne humeur, son temps… sans être assuré.e que nos efforts seront payants. Je ne veux pas engager un.e salarié.e – je n’en ai ni l’envie (la relation patron-employé.e ne me tente pas) ni les moyens. Je cherche une personne comme moi (un.e indépendant.e) qui aimerait se lancer dans la création d’une école en ligne. Et bien sûr, nous partagerions les galères mais aussi les gains de ce travail. Le premier cours (en cours (sic !) de création) vise à aider les étudiant.es et personnes en formation à apprendre mieux et plus rapidement tout en gérant leur stress. Mais ça peut changer en fonction de ce que la personne mettra dans notre besace commune.

Si ça vous intéresse, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

une vieille personne

Photo by Joseph Chan on Unsplash


Je suis une vielle personne

Je n’ai sans doute plus le temps

D’admirer les grands arbres

De me promener sur les plages

L’air de rien

Mais si j’y pense, je me recroqueville comme une vieille chaussette oubliée dans un coin

Je m’étouffe

J’arrête de chanter

Il est fini, sûrement, le temps de faire l’enfant

De me bourrer la gueule

De crier sur les gens

Sérieusement, j’y pense

Et je ne danse

Plus

Puis y’a mon cœur qui s’emballe

Et qui s’envoie en l’air

Sans moi

Bien sûr que j’y pense

Alors je pédale, je pédale, je pédale

Alors je pédale, dans la semoule, le plus souvent

Je pense trop

Je pense bien mal

Brûler les navires

Partir

Tout nettoyer

Décapitée

Allez Marie, tu devrais t’écouter un bon vieux disque de jazz

Nan, je rigole…

et ben c’est pas brillant, ma bonne dame !

Photo by Viktor Forgacs on Unsplash

Je suis finalement allée voir un cardiologue à Paris la semaine dernière. Ce que j’avais pris pour de la tachycardie n’en était apparemment pas. J’ai fait de la fibrillation auriculaire. Rien à voir avec les doigts mais avec la fameuse oreillette de mon cœur qui a été opérée. Le risque principal de ce truc c’est de faire une embolie pulmonaire ou un AVC si un caillot monte au cerveau.

C’est pas ben brillant ma bonne dame mais ça pourrait être pire.

Les choses sont revenues à la normale sauf que…

Sauf que maintenant je dois me trimballer partout avec une seringue d’héparine au cas où. Peut-être bien que ça ne m’arrivera plus jamais mais peut-être bien que si…

Bon, j’avoue que sur le coup ça m’en a fichu un (de coup, parce que je commençais à retrouver mon corps et ma forme d’avant mon opération) mais depuis j’accuse (toujours le coup). Je vais suivre l’excellent conseil que m’avait donné un pneumologue rencontré à l’occasion de mon premier pneumothorax (j’en ai fait deux et depuis le deuxième je sais que j’ai un emphysème bilatéral) : « de deux choses l’une, ma petite dame (à l’époque j’étais déjà petite), soit vous restez assise sur votre canapé soit vous vivez. De toutes façons, quoi que vous fassiez, ça peut arriver n’importe quand.« 

J’avais choisi la deuxième option et c’est celle que je choisis encore aujourd’hui.

Donc pour résumer : j’ai les deux poumons pourris, un cœur défaillant, un genou moribond et une oreille qui n’entend plus grand chose !

Ah et oui j’oubliais : je viens de récupérer ma première paire de lunettes pour lire et coudre (puisque dorénavant, je suis presbyte).

Ne vieillissez pas les amishs (les autres non plus d’ailleurs). C’est nul.