la vie me joue de drôles de tours…

drole de tours

Depuis ma séparation avec Jean, il y a eu un recollage de morceaux (vous me connaissez, on ne va pas se mentir entre nous). Le processus n’est pas fini, j’en ai encore sur la patate, comme dirait l’autre, et du coup nous vivons des répliques.

Nous devons nous réinventer et ce n’est pas très facile. Ma dernière conversation avec lui date de vendredi soir. Je m’y suis exprimée sans filtre à propos de notre quotidien (qui ne me plait pas plus que ça) et surtout de notre absence de projet commun (alors que c’est quelque chose auquel je tiens). Depuis, pas de contact avec Jean à part un sms samedi pour me dire qu’il n’était pas bien. Tu parles, Charles ! Comme d’habitude, dès qu’il est impliqué, dès qu’il doit se remettre en question, Jean fuit dans le silence…

Depuis lors, en bonne fille compréhensive que je suis, j’attends donc qu’il me rappelle ; ce qu’il ne fait pas.

Et c’est là que la vie me joue de drôles de tours : en lieu et place d’un appel de Jean, j’ai reçu plusieurs sms de David (ça n’était pas arrivé depuis des mois).

Mais euh… Qu’est-ce qu’ils ont ces mecs ?

Alors oui, ils sont malades… et donc, il faut que je les comprenne… les pauvres…

Comme c’est pratique.

Et moi alors, je suis où ? Qui se préoccupe de moi et de mes besoins ?

Là, j’ai un peu l’impression d’avoir le choix entre la peste et le choléra (j’exagère grave exprès –  je suis encore bien trop amoureuse de Jean pour ne le voir que comme une maladie – je vous épargne Sardou et sa maladie d’amour et pourtant, j’étais à deux doigts de vous la coller celle-là).

 

les corbeaux sont mes amis

C’est une phrase que je me suis répétée pas mal de fois quand j’ai fait mon premier périple vélo seule (Bordeaux-Nevers). A chaque fois que je manquais de courage, une nuée de corbeaux (ou parfois 1 ou 2 seulement)  s’envolaient à mon passage dans les endroits désertiques (en nombre d’humains au kilomètre carré) que je traversais.

« Les corbeaux sont mes amis » est devenu comme une sorte de leitmotiv.

Mais aujourd’hui, je veux parler d’une autre sorte de corbeau : j’ai reçu une lettre anonyme… Une carte postale anonyme, en fait. Et il n’y a pas de doute : les corbeaux sont bien mes amis. La carte parle du vieux Nice et de soupe. J’ai été surprise et heureuse en la lisant.

Je subodore que le corbeau dont il est question ici lit ce blog !

Dénoncez-vous l’ami corbeau (ou pas). Merci pour cette jolie attention.

 

expériences en cours

 

Je suis toujours en train de faire des expériences – des petites et des plus longues. Certaines deviennent des habitudes, d’autres sont abandonnées pour des raisons diverses et variées : manque de motivation, manque de préparation, fainéantise pure et simple…

 

Expérience n°1 : la vie sans frigo

Débutée en novembre 2015, interrompue de juin à septembre 2016 because il faisait trop chaud. Comment je fais ? J’ai une pièce très froide (genre cagibi) dans laquelle je stocke les aliments périssables comme les fruits et légumes, les produits laitiers et la boite pour les chats. J’utilise aussi – quand c’est possible – mon frigo extérieur : deux pots en terre emboîtés l’un dans l’autre (avec du sable comme isolant).

Expérience n°2 : se laver sans savon

Débutée en novembre 2016. Comment je fais ? Je me lave à l’eau chaude en frottant bien. Je me lave les cheveux au ghassoul et parfois aussi les aisselles, le pubis et les pieds quand je trouve que je sens fort. Est-ce que les autres se plaignent de l’odeur ? Non. D’ailleurs je pense que personne ne s’en est aperçu. Note : j’utilise toujours du savon de Marseille pour me laver les mains.

Expérience n°3 : méditer

Débutée et interrompue depuis 2 ou 3 ans. Etant donné la phase difficile que j’affronte en ce moment, j’essaie de m’y remettre. Comment je fais ? Je médite en nageant (j’essaie d’y aller dès que je peux mais là, la piscine municipale ne ré-ouvre que le 9 janvier ??!!) : j’ai 5 mantras que je me répète chacun pendant 100 m et je fais ça deux fois, ce qui me permet de compter mes longueurs et de ne pas trouver le temps long. Ou alors, comme en ce moment, je médite avant de dîner (de 5 à 10 minutes).

Expérience n°4 : faire des étirements tous les matins

Débutée il y a 2 ou 3 ans et maintenue quasiment tous les jours. Comment je fais ? Je me suis fait un petit programme fastoche et que je peux faire debout (pas envie de sortir le matelas et tout le toutim). Il dure pile poil le temps qu’il faut pour que le café soit prêt.

Expérience n°5 : limiter la consultation des e-mails et de facebook

Débutée il y a quelques mois et interrompue plein de fois pour des durées plus ou moins longues. Comment je fais ? J’essaie de ne regarder mes e-mails que 4 fois dans la journée et de limiter à 15 minutes par jour le temps que je passe sur facebook ou pinterest (purée de pois que c’est addictif ces petites choses). Bon, je n’y arrive pas tellement pour l’instant. Je pense que ma méthode est mauvaise. Si vous avez une idée, je prends (oui évidemment, je pourrais tout simplement enterrer mes comptes mais il y a les pages que j’administre – alors comment faire ?)

Expérience n°6 : vivre sans Jean

Débutée hier vers midi. Pour l’instant, tout va bien. Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ; comme dirait vous savez qui.

 

l’aube

Ça y est c’est l’aube. De là où je suis installée, je vois sa merveilleuse lumière. Je n’ai pas dormi cette nuit : j’ai une décision difficile à prendre. J’ai demandé à Diane Max qui m’a dit que ce qui comptait avant tout c’est de me respecter, de m’aimer et d’être ma meilleure amie.

Quatrième café : je ne sais pas quoi faire. Enfin si, je sais. Mais mon cœur lutte, le salopard. Je suis rattrapée par mon passé de dépendante affective (on guérit mal de ce genre de trucs).  Pourtant je sais bien qu’il vaut mieux être seule que mal accompagnée. Je me dis que si je m’étais assez respectée à l’époque où j’étais avec David, j’aurais lâché l’affaire dès les premiers signes. Mais non, il a fallu que je m’accroche.

Suis-je devenue assez intelligente pour prendre la bonne décision ? Serais-je capable d’assumer cette décision si je la prends ?

Je suis passée par plusieurs étapes cette nuit : colère, dégoût de moi-même d’être si indécise, résignation, colère encore contre le comportement de Jean et son absence quasi totale de « remords ». J’ai envoyé des sms et laissé un message mais Jean dort, comme à chaque fois qu’il doit fuir.

Je voudrais bien qu’il souffre – je sais bien qu’on ne doit pas dire ni même penser de telles choses mais je m’en fous. Il m’a fait tellement mal hier soir, il m’a tellement déçue. Je le déteste d’avoir été si nul.

L’aube va bientôt laisser place au soleil, les couleurs sont déjà moins franches.

Je sais très bien ce que je dois faire. Je sais très bien que je vais beaucoup pleurer. J’espère juste que j’aurais assez de cran pour aller au bout.

Cinquième café : purée de pois, ça me fend le cœur de me rendre compte que la vie est toujours capable de me préparer des saloperies quand je m’y attends le moins. Hier à 22h, j’étais heureuse, j’avais passé une bonne journée. C’était chouette. Vingt minutes plus tard, je plongeais dans la tempête dégueulasse que Jean me servait.

C’est tout blanc dehors. Il a gelé. Le thermomètre affiche -7°. C’est beau une matinée d’hiver très froide.