Je suis finalement allée voir un cardiologue à Paris la semaine dernière. Ce que j’avais pris pour de la tachycardie n’en était apparemment pas. J’ai fait de la fibrillation auriculaire. Rien à voir avec les doigts mais avec la fameuse oreillette de mon cœur qui a été opérée. Le risque principal de ce truc c’est de faire une embolie pulmonaire ou un AVC si un caillot monte au cerveau.
C’est pas ben brillant ma bonne dame mais ça pourrait être pire.
Les choses sont revenues à la normale sauf que…
Sauf que maintenant je dois me trimballer partout avec une seringue d’héparine au cas où. Peut-être bien que ça ne m’arrivera plus jamais mais peut-être bien que si…
Bon, j’avoue que sur le coup ça m’en a fichu un (de coup, parce que je commençais à retrouver mon corps et ma forme d’avant mon opération) mais depuis j’accuse (toujours le coup). Je vais suivre l’excellent conseil que m’avait donné un pneumologue rencontré à l’occasion de mon premier pneumothorax (j’en ai fait deux et depuis le deuxième je sais que j’ai un emphysème bilatéral) : « de deux choses l’une, ma petite dame (à l’époque j’étais déjà petite), soit vous restez assise sur votre canapé soit vous vivez. De toutes façons, quoi que vous fassiez, ça peut arriver n’importe quand.«
J’avais choisi la deuxième option et c’est celle que je choisis encore aujourd’hui.
Donc pour résumer : j’ai les deux poumons pourris, un cœur défaillant, un genou moribond et une oreille qui n’entend plus grand chose !
Ah et oui j’oubliais : je viens de récupérer ma première paire de lunettes pour lire et coudre (puisque dorénavant, je suis presbyte).
Ne vieillissez pas les amishs (les autres non plus d’ailleurs). C’est nul.
J’ai entendu un gars un jour – il y a quelques temps déjà – qui disait ça : quoi que tu fasses, il y aura toujours un tiers des gens qui s’en foutent, un tiers des gens qui trouvent ça nul et le dernier tiers qui va aimer ça et t’encourager. J’ai décidé de me concentrer sur le dernier tiers.
J’ai très peu de gens autour de moi alors ils sont peu nombreux à me soutenir et à ne pas lever les yeux au ciel ou à continuer de répondre à leurs sms quand je parle de mes projets : mon amoureux, une ou deux copines, une ou deux personnes dans mon travail et puis c’est tout.
En ce moment, j’ai plusieurs projets sur le feu (tous commencés mais ça n’avance pas vite) : une école en ligne avec un premier cours destiné aux personnes qui passent un examen, essayer de publier régulièrement sur mon site pro, écrire un deuxième livre pratique (qui porte sur … et ben non, je ne le dis pas, et toc), écrire un roman (je m’éclate grave à créer des vilains et des vilaines en ce moment), publier des trucs sur ce blog et aménager un appartement que j’ai acheté l’année dernière pour le louer en location saisonnière (en Airbnb, quoi !).
Je sais que ça parait beaucoup pour une seule personne mais c’est parce que je pense quitter la France pour un temps indéterminé début 2021, avec mon vélo, of course (pas le vélo, bien sûr, c’est une randonneuse). Comme il y a peu de chances que je réussisse à survivre avec de l’amour et de l’eau fraiche (non, je ne suis pas respirienne – si, si, il y a vraiment des gens qui croient que c’est possible !!! D’ailleurs, quand l’un de leurs gourous ultra médiatisé s’est fait gaulé, il y a quelques années, par un journaliste dans un aéroport américain, bien planqué, en train de boulotter des hamburgers, il a dit à ses adeptes que c’était la seule manière de contrer les ondes électromagnétiques du méchant aéroport. Et vous savez quoi ? Ils l’ont cru…).
Voilà, j’ai digressé. Je sens que cette maladie de la digression me reprend.
Cet article est super décousu et je vais encore sauter du coq à l’âne pour répondre à une question de Cristophe sur mon statut amoureux-sexuel.
Cristophe, j’espère que tu es assis.
Je me suis mariée… et avec Jean, le 17 novembre 2018. Et ben oui, l’ami, même moi, je suis tout étonnée.
Faut dire qu’on en a passé des phases entre notre séparation et maintenant. Et mon petit doigt me dit que ce n’est que le début. Bon bref, je suis désormais mariée mais point de panique, je vis toujours seule, comme une grande fille. Peut-être que je parlerai de ça un jour, peut-être pas.
A part ça ? A part ça, une vieille amie vient de refaire son apparition dans ma vie et ça me fait bien plaisir.
A part ça, je vis une vie de patachon, à bosser la plupart du temps. Sauf les 10 derniers jours qui ont été assez délicats sur le plan de la santé : des nerfs bloqués dans le dos, d’où de grosses difficultés à respirer à fond – j’ai un emphysème, c’est mieux si je respire en mobilisant la totalité de mes poumons mais là, pas possible – l’apogée du truc a été atteint mercredi vers 11h quand mon cœur a commencé à tachycarder à 130 bpm alors que j’étais assise sans rien faire – ça a duré 3 heures avec de l’arythmie et une jolie petite panique en plus. Je pense que ce sont certaines des voies nerveuses en souffrance qui ont provoqué ça et pas le cœur – enfin, je veux croire ça, plutôt. La galère le lendemain et encore aujourd’hui pour pédaler, j’en chie comme un rat mort.
Aujourd’hui va y avoir, non pas du sport (référence à une vieille chanson des années 90), mais du son.
Au tout début du mois de février, j’ai été invitée par Stéphane Ebel pour parler de mon livre au coin du feu (c’est le titre d’une émission qu’il anime sur BacFM, une radio neversoise bien connue ici).
En fait, on a parlé de plein de choses : de vélo évidemment, de musique (un peu), de consommation, de gilets de toutes les couleurs, de mon prochain projet d’écriture…
J’ai vraiment passé un très chouette moment. Ce billet me donne l’occasion de remercier très fort Stéphane, Lætitia (l’ingénieure du son) et Catherine pour leur accueil très chaleureux en ce froid matin d’hiver (c’était avant la vague de chaleur).
Il y a quelques temps, une amie de 30 ans (et ouais, c’est dingue quand même de vieillir aussi vite) m’a prêté un livre d’une auteure que je ne connaissais pas du tout. Depuis, j’ai appris qu’elle avait reçu le prix Renaudot pour ce roman autobiographique.
C’est un tout petit livre mais qui m’a profondément marquée.
J’ai eu l’impression de replonger dans mon enfance (et pourtant je ne suis ni de la même génération que l’auteure ni originaire de la même région). En lisant, j’ai beaucoup pleuré parce que j’y ai retrouvé le monsieur qui m’a servi de père et qui est mort depuis plus de 20 ans. Un monsieur sans éducation scolaire, qui ne savait pas beaucoup lire et encore moins écrire mais qui savait reconnaître le chant des oiseaux, qui connaissait le nom de tous les arbres, la saison où poussent les légumes et des tas d’autres trucs.
Je me souviens de sa fierté d’avoir changé de condition (passé de garçon de ferme à ouvrier qualifié). Je me souviens de sa passion pour Dalida et de l’odeur des gitanes maïs. Je me souviens qu’il avait prévu de faire des tas de choses quand il serait à la retraite…
J’ai décidé de vous lire deux passages de ce livre qui résonnent particulièrement en moi. J’espère que vous les aimerez.
Extrait n°1Extrait n°2
Ce matin, je suis allée à la bibliothèque. Du coup, j’ai pris cet autre petit livre-là :
Depuis peu, je suis en train de transformer (de mettre à jour) un vieux blog pour en faire mon blog professionnel.
Mon blog professionnel
Si ça vous intéresse, c’est là ! Mais si vous vous y rendez, ayez bien conscience que vous le faites à vos risques et périls (en effet, vous serez confrontés à mon vrai nom et ma vraie tête, bouh).
Vous y trouverez aussi :
un jeu pour gagner mon livre « Consommez moins pour vivre mieux »
des articles sur les thèmes autour desquels je travaille avec mes clients
des outils gratuits à télécharger pour améliorer (si vous en avez besoin) votre gestion du temps, par exemple.
Il n’y a pas beaucoup de matière pour l’instant parce que je n’ai commencé qu’au début de ce mois.
et Marie 2.0 (sans importance) dans tout ça ?
J’ai envie que ce blog-ci (celui que vous êtes en train de lire, là maintenant) (re)devienne un peu plus créatif, qu’il retrouve un peu de sa loufoquerie initiale. Je ne sais pas à quelle fréquence je pourrais publier des bidules et des machins mais ce que je sais, c’est que j’aimerais beaucoup y faire apparaître plus de montages audio, des interviews de gens que je rencontre, des textes, des poèmes, des dessins… mais pas forcément de moi.
Si l’envie vous prenait de m’envoyer un bout de vous (évitez les morceaux de corps – trop flippant, on n’est pas dans Seven quand même – ou les fluides – trop dégueu), je pourrais le déposer ici avec un lien (ou pas, c’est vous qui voyez) vers votre site/blog…
Je me dis, du coup, que si je publie régulièrement des choses de vous, le blog devrait changer de nom. Que diriez-vous de « Sans importance » ?