les estropiés

estropiés

Depuis quelques mois, on entend parler des indignés (et on en est parfois un soi-même)…

Dans ma maison en ce moment, c’est plutôt la mode des estropiés :

– Noiraude ne pose plus sa patte arrière gauche depuis une semaine (et en plus je me fais un sang d’encre vu qu’elle n’est pas rentrée depuis hier matin – chose ultra rare mais qui est déjà arrivée donc je flippe ma race mais j’essaie de me raisonner)

– Yoyo a une plaie à la queue qui pue grave ; ce doit être tout infecté mais il hurle et me griffe dès j’essaie de regarder. Va quand même falloir qu’il passe au désinfectant.

– Moi, je suis pleine de bleus et de bosses depuis hier soir en rentrant du boulot puisqu’une espèce d’idiot m’a fauchée en scooter alors qu’il doublait une file de voiture comme un dingue, par la droite ET sur la piste cyclable (oui, on a fait un constat mais je pense que finalement on va s’arranger à l’amiable puisqu’il va me rembourser les réparations ou me racheter un vélo).

– Mon vélo que j’aime n’a plus de roue avant ou si mais dans un tel état que je n’ai même pas pu rentrer avec, la preuve :

A part ça, tout va bien…

A part ça, j’ai vraiment décidé de m’acheter un casque (mais je n’ai plus de sous alors ça va attendre encore un peu).

J’en voudrais bien un comme ça :

 

 

des heures…

Cette nuit, on a changé d’heure (enfin en France) mais comme je suis un peu faignante, je n’ai toujours pas mis mes pendules à l’heure officielle. Et pis comme j’aime bien avoir de l’avance, certaines de mes pendules avancent en retard (ce qui est un comble).

Donc, on peut lire à différents endroits de ma maison ou de mon sac à main les heures suivantes :

10h56   12h13   12h11   11h02

J’ai faim, je vais aller me faire cuire un oeuf. M’en fous de leur fichu changement d’heure !!

Crédit photo : Photo Libre

tout détruire pour reconstruire ??

Désolée de revenir sur le sujet mais depuis que j’ai évoqué la possibilité de démissionner, je n’arrête pas d’y penser et plus j’y pense plus j’en ai envie, et plus j’en ai envie, plus je ressens le besoin de le faire vite !!

Y’a des gens qui progressent régulièrement dans un ou plusieurs domaines, qui prennent le temps de goûter le paysage…

Moi, je n’ai JAMAIS fait comme ça. Dans ma vie, j’ai toujours avancé par poussées.  C’est peut-être du à mon histoire personnelle qui a été faite de ruptures traumatisantes (je suis passée plusieurs fois d’une famille à une autre sans aucune préparation, sans même qu’on m’ait prévenue que ça allait changer – le matin j’étais là, le lendemain ailleurs…). Bien obligée de s’adapter !

Bref… Ado, je fus très « fugue »… Adulte, très « on déménage à l’autre bout de la France du jour au lendemain ».

Aujourd’hui, j’ai envie (mais vous ne pouvez même pas imaginer à quel point ça me démange, ça me déborde, ça prend toute la place) de tout envoyer en l’air. Et ce d’autant plus que j’ai un petit peu de sous de côté (des sous qui devaient servir à mon projet de maison mais à quoi bon mettre de l’argent de côté pour une maison que je ne pourrais peut être jamais me payer). Evidemment, je n’ai pas de quoi tenir un siège mais si demain (j’ai vraiment un rdv avec un copain pour en parler demain), j’entrevois ne serait-ce que le bout du bout d’une possibilité d’un autre boulot, je rédige ma lettre de démission.

En fait, je ne sais pas si j’aime être sur le fil à ce point ou si c’est seulement parce que je ne sais pas progresser autrement…

 

la pensée dominante

Cet après-midi, je suis allée assister à une présentation de Sylvie Tissot dans un lieu de Bordeaux qui se veut le temple (le mot est très mal choisi) de la pensée libre (et libertaire).

J’ai déjà parlé de ce lieu sur mon ancien blog.

Ce n’est pas la première fois que j’y vais. J’aime beaucoup les gens qui animent cet endroit – du moins ceux que je connais mais là…

Je ressors du « débat » avec un arrière goût de « n’y retourne jamais ».

Je m’explique : dans cet endroit il est de bon ton de critiquer le pouvoir, le contre pouvoir et tout le reste… ce que je trouve tout à fait sain.

Sauf que…

Il n’est pas de bon ton de ne pas partager la pensée dominante – je parle de la pensée dominante de ce lieu.

La présentation était très intéressante, les échanges qui ont suivi beaucoup moins et nous avons atteint le bas du bas pendant la projection d’un petit montage vidéo réalisé par l’intervenante et quelqu’un dont je n’ai pas retenu le nom. Le montage n’était pas très bon ni très mauvais. Ce qui m’a gênée le plus, ce furent (spéciale dédicace à Cristophe qui utilise le passé simple comme personne) les rires d’une partie de l’assistance. Rires qui n’avaient clairement rien de spontanés mais qui étaient (ou qui semblaient) forcés à l’envi. C’était à qui riait le plus fort pour montrer à quel point les gens sur l’écran (des politiques) étaient ridicules de conneries et pour montrer à quel point le spectateur se gaussait d’eux.

Oui les politiques étaient ridicules, oui le féminisme d’état fait flipper sa race, oui j’ai compris le propos de Sylvie Tissot et tout le reste…

Et non, je ne partage pas la pensée dominante de ce lieu libertaire… ou pas sous cette forme. Et ça renforce encore plus ma conviction que dès qu’on appartient à un groupe, on sclérose sa pensée, on la simplifie au point de trouver plus simple d’adopter la pensée qui domine toute libertaire qu’elle soit (mais malheureusement simplifiée, réduite, caricaturale). Je suis fondamentalement anarchiste (et écologiste pratiquante) et c’est justement pour cette raison que je ne laisse pas à d’autres le soin de penser (de réagir) à ma place ou de me dicter la BONNE façon de faire ou de penser.

Je ne retournerai plus dans ce lieu pour assister à un « débat » ou à une « discussion », je me contenterai dorénavant des concerts (dont la programmation est plutôt dans mes goûts musicaux).

Bref, ça m’a saoulée grave (^_^) !!