régime sec

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Non, je n’ai pas l’intention de maigrir. J’ai repris quelques kilos depuis que je sortie de l’hôpital (que du gras) mais je n’ai toujours pas l’intention de faire un quelconque régime. Je m’aime plus enrobée même si je préférerais quand même que ce soit du muscle plutôt que du gras. Mais chaque chose en son temps : j’ai repris le vélo il y a un mois et j’ai repris la natation jeudi dernier. Maintenant, il me faut juste un peu de temps…

Je vous ai parlé du livre que je suis normalement en train de finir ? Oui, c’est sûr que j’en ai déjà parlé. J’ai dû repousser deux fois la date de remise du manuscrit à cause de ce que vous savez. J’ai envoyé mes 6 premiers chapitres à mon éditrice et badaboum, j’en suis déjà à plus de 600 000 signes pour 6 chapitres alors que je ne dois pas dépasser les 240 000 signes pour le livre entier (il y a 9 chapitres). Craignos !!!

Je suis donc rentrée dans une double phase de travail :

  • fin de l’écriture des chapitres 7 à 9 en essayant de ne pas trop me limiter
  • re-travail du plan et résumé de tous les chapitres précédents – il faut qu’ils perdent 75% de leur masse !!!

C’est difficile, flippant mais en même temps totalement enthousiasmant parce que je me dis que je suis en train d’apprendre un nouveau métier. Parce que oui, c’est ça le métier que je veux faire maintenant (en fait, c’est un des métiers que je voulais déjà faire lorsque j’étais toute petite). Je ne sais pas combien de temps ça me prendra mais je suis toute pleine d’envie et de hâte. Bien entendu, je n’envisage pas d’en faire mon unique source de revenus (d’ailleurs, ce n’est le cas d’aucune de mes autres activités professionnelles) mais plutôt d’acquérir des compétences professionnelles supplémentaires.

Je suis inscrite à une formation pour apprendre le fonctionnement d’un logiciel d’écriture. Et je vais sûrement m’inscrire à deux modules d’un DU qui porte sur l’écriture.

Je sors du bois et j’ose (enfin) dire que je veux (encore) transformer ma vie. D’ici quelques semaines, je vais avancer d’un pas supplémentaire hors de la forêt mais chut, vous apprendrez ça bien assez tôt.

à cœur vaillant…

Je crois que le moment est venu pour moi de raconter ce qui m’est arrivé le 14 février dernier, jour de St Valentin. Il y a des synchronicités qui ne s’inventent pas.

J’ai décidé il y a deux ans de reprendre un suivi médical régulier et pneumologique en particulier (je souffre d’un emphysème bilatéral depuis très longtemps – ce qui m’a valu deux pneumothorax dans le passé mais c’est une autre histoire).

Il y a 6 mois, lors de mon dernier rendez-vous avec ma pneumologue à la Salpêtrière (oui – puisque j’habite dans un désert médical (Nevers) je suis obligée de consulter à Paris) où je lui disais que j’étais plus essoufflée qu’avant (à vélo), elle m’a prescrit un bilan cardiaque que je suis allée faire ce 14 février.

J’avais un test d’effort à 8h du matin alors j’avais demandé à Jean de me prêter son appartement (il était en voyage, ce qui tombait bien) – ils m’ont fait pédaler alors tu parles Charles, les résultats étaient tout à fait normaux.

Ensuite, je suis allée faire mes courses habituelles à Paris (librairie, boutique de produits naturels…) et j’ai déjeuné avec un Vélorutionnaire parisien pour discuter Vélorution Universelle. Je suis rentrée à l’appartement de Jean qui revenait justement de voyage à ce moment-là – timing parfait pour lui rendre les clés.

Nous avons passé une petite demi-heure très agréable ensemble. Malgré notre séparation, ça me faisait plaisir de le voir (et le plaisir était semble-t-il partagé).

Avant de reprendre mon train à la gare de Bercy (à 18h), j’avais un dernier rendez-vous à l’Institut cardiaque de la Salpêtrière (à 16h30) et c’est là que ça a commencé à déconner grave !

C’est une cardiologue (que j’avais déjà rencontré et qui m’avait fait un électro-cardiogramme s’étant avéré parfaitement normal) qui me recevait pour une échographie du cœur, examen de routine s’il en est. Après avoir commencé l’examen depuis 2 minutes, elle m’informe qu’il faut qu’elle aille consulter un de ses collègues.

Bon, tiens, il doit sûrement y avoir un problème informatique (il y a toujours des problèmes informatiques !!!), me dis-je.

Elle est revenue avec un monsieur en blouse blanche plus âgé qu’elle – bizarre, bizarre pour un problème informatique… Il a hoché la tête en lui disant que oui, oui, oui, c’était bien ça. Bien quoi ????

Il est sorti de la pièce et elle m’a annoncé que ce soir, je ne rentrerai pas chez moi. Ah mais non madame, c’est que je travaille demain, moi ! C’est que mes chats sont tous seuls (j’étais à Paris pour 24h, je n’avais rien prévu d’autre que le distributeur de croquettes), moi ! C’est que j’habite pas tout près, moi !

– Madame, je crois que vous n’avez pas compris alors je vais être très claire : nous devons vous opérer en urgence. Vous avez une tumeur de 4,5 cm de diamètre logée dans votre oreillette gauche et en plus, elle est mobile et menace à tout moment de boucher l’aorte. Donc, cette nuit ou dans le pire des cas, demain matin, nous allons ouvrir votre sternum, ouvrir votre cœur et retirer ce magma pourri (elle n’a pas dit tout à fait ça, c’est une professionnelle).

– Mais non, je ne peux pas rester, je dois rentrer chez moi. Je vais vous signer une décharge, on verra ça dans une semaine.

– Non madame, vous avez quelques heures pour vous organiser, appeler quelqu’un qui règlera toute la logistique…

J’ai appelé Jean qui a accepté de m’aider à traverser cette épreuve parce que oui, ils m’ont bien opérée le lendemain matin à 7h. J’ai eu une chance inouïe d’être prise en charge aussi rapidement et par deux des meilleurs chirurgiens cardiaques de France. L’opération a duré 5 heures. La tumeur en question n’était pas cancéreuse. Ça s’appelle un myxome (c’est rare mais si on l’enlève à temps, on n’en meurt pas).

Et depuis, je suis en convalescence. Chaque nouvelle journée m’apporte une dose d’autonomie supplémentaire…

… rien d’impossible.

 

gloire à toi, ô seigneur

 

gloire_a_toi

Gloire à toi, ô seigneur ! Alléluia et tutti quanti. J’ai de nouveau internet à la maison depuis hier. J’étais en panne depuis le 19 décembre (oui, vous avez bien lu). Et après environ 7h de conversation avec le service client de Bouygues (plus incompétent, je pense que ce n’est pas possible), 4 visites de techniciens qui ont tous dit exactement la même chose à savoir qu’il fallait changer la box, j’ai enfin eu gain de cause. Ils m’ont envoyé une nouvelle box (la mienne avait 10 ans et je leur disais depuis le début – comme les 4 techniciens, d’ailleurs – qu’elle avait grillé).

Mais même pour un simple colis, il m’a fallu faire 3 aller-et-retour entre le relais colis et chez moi parce que le service client de Bouygues (encore lui) m’avait donné des informations erronées. Je les hais ! Cette manière de ne pas du tout écouter ce que tu dis et de répéter les mêmes formules – une vraie torture mentale. En plus, ils ne sont pas du tout formés à l’accueil client et ils se permettent de te gueuler dessus…

Comment peut-on tolérer qu’on nous traite comme ça ? Comment accepter des procédures aussi débiles qui ne conduisent qu’à la maltraitance de tous (et je compte dans les personnes maltraitées, toutes celles qui font partie du dispositif et en premier lieu, bien sûr, les pauvres filles et les pauvres garçons obligé.es de gagner leur vie dans ces —— de centrales téléphoniques) ? Au nom de quelle puissance divine se soumet-on à cette immense saloperie de truc ?

Je fais semblant de chercher mais vous connaissez la réponse comme moi : la rentabilité, autrement dit le fric. Un bon 90% des personnes qui vivent sur cette planète souffre à cause de l’inhumanité instituée en système économique pour engraisser les 10% restant.

Je sais que vous savez mais ce soir, c’est plus fort que moi (et ça n’a évidemment plus à rien à voir avec cette purée de pois de box), j’en ai marre. J’en ai plein le dos de cette merde (bip) qu’on a construite et qu’on continue à entretenir.

Mon boulot m’amène à intervenir régulièrement auprès de personnes qui veulent être salariées (et qui cherchent donc un « emploi ») et de personnes salariées dans des secteurs aussi différents que l’industrie, la santé ou encore l’éducation et la formation. Tout le monde souffre… C’est infernal de voir que les soignant.es par exemple (celles et ceux qui sont censé.es prendre en charge les autres), sont en première ligne, confronté.es au stress généré par la pression et le harcèlement institutionnels. Et je ne parle même pas de la façon dont on traite (et ça va bientôt devenir encore plus insupportable) les personnes qui survivent avec 3 francs six sous – les « bénéficiaires » comme on les appelle pudiquement.

Ce soir, j’en ai marre de tout ça. Je veux vivre dans un monde où les gens se parlent normalement et ne se sautent pas dessus à la moindre frustration ou contrariété.

Est-ce que je ressens plus ces choses en ce moment parce que je suis moi-même en difficulté ?

Je n’ai pas de réponse. J’en ai juste marre.

Et puis, je veux du soleil !!!

zone de confort

zone_de_confort

J’ai acheté un jeu idiot. C’est un jeu de cartes. Il peut se jouer tout seul mais le mieux est quand même de jouer à plusieurs. Pour l’instant, je joue seule. J’ai quand même recruté une copine pour un des challenges – on a prévu de le faire quand elle rentrera du ski.

Chaque dimanche, on tire 3 cartes de défis simples et 1 carte de challenge hebdomadaire. Le jeu est censé nous aider à sortir de notre zone de confort en faisant ce qui est écrit sur les cartes.

Certains défis sont complétement absurdes et je ne comprends pas bien comment on peut les réaliser dans la vie réelle (par exemple : passer deux jours avec un bandeau sur les yeux – tu me diras comment tu fais pour aller au boulot, tiens !), d’autres sont beaucoup trop simples (du genre : finir de se doucher avec de l’eau glacée pendant deux jours – vu que c’est quelque chose que je fais déjà tous les jours) mais certains sont plutôt drôles.

Cette semaine, j’ai eu de la chance :

  • défi n°1 : apprendre un tour de magie et le montrer à 3 personnes (normalement à des inconnus mais j’ai décidé que ce serait déjà pas mal que je le montre à 3 personnes connues)
  • défi n°2 : dormir une nuit par terre au pied de mon lit (les chats vont paniquer mais bon, soit)
  • défi n°3 : prendre un cours de théâtre (j’ai des pistes)
  • défi hebdomadaire : complimenter un inconnu par jour pendant une semaine (aujourd’hui, j’ai dit à une de mes stagiaires – une personne connue donc – que j’aimais bien ses boucles d’oreille)

Si ça vous dit de participer, n’hésitez pas ; plus on est de fous, plus on rit (paraît-il).

A part ça dans ma vraie vie, je lis beaucoup sur le manque, l’autonomie affective, le deuil des relations… J’ai besoin de comprendre pour essayer de grandir. J’en parlerais peut-être une prochaine fois.

Constance, à l’abordage !

constance_abordage

Évidemment, je ne peux pas commencer mon billet d’aujourd’hui sans souhaiter que cette nouvelle année vous soit bonne et qu’elle vous apporte tout un tas de bonnes choses dans tous les domaines.

Voilà, c’est dit !

A part ça, je commence à me préparer et comme tous les ans, je rêve toute éveillée de mon petit voyage à vélo traditionnel. J’ai plus ou moins décidé (mais c’est encore à l’étude) d’aller jusqu’à Besançon en train puis de continuer la Véloroute 6 jusqu’au lac de Constance, d’en faire le tour et de revenir jusqu’à Besançon ou Mulhouse ou ailleurs.

Je ne parle pas un mot d’allemand et m’exprime assez mal en anglais ; ça promet donc d’être sport. Le tour du lac n’est pas très long (environ 280 km) et avec l’aller-et-retour, je devrais  faire pas loin de 800 km. Ou moins, je m’en fous. Cette année, j’ai décidé de ne rien décider à l’avance et de vraiment me poser là où j’en ai envie et quand mon corps me dit stop. L’année dernière, j’avais un objectif et un rendez-vous puisque je devais arriver à Nancy, à temps pour la VU.

Là, je vais étaler le voyage sur 2 (et peut-être) 3 semaines (ça dépend un peu des possibilités de garde de chats que j’aurais en août). L’objectif n’est pas forcément d’avancer coûte que coûte mais plutôt de découvrir les lieux que je traverse et les personnes que je rencontre.

Et puis aussi, j’ai envie de partager avec vous un peu plus ce que je vais vivre. Du coup, je vais sans doute acheter un nouveau téléphone pour pouvoir faire quelques vidéos et quelques prises de son sympa des endroits que je traverserai. Mais peut-être que je vais juste acheter un enregistreur. Je ne sais pas encore vraiment. Ça cogite, ça murit…