et si je lâchais les chiens ?

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Bah oui, maintenant que je n’ai plus rien à perdre, que se passerait-il si je me lâchais complètement, si je m’autorisais à faire exactement ce que je voulais sans me soucier de l’obligation de gagner ma vie ?

Je me dis que cette période de transition pourrait me permettre de ne plus avoir peur de ne plus m’assumer financièrement. Peut-être que quand on a assez confiance dans la vie, elle nous apporte ce dont on a besoin… C’est peut-être un peu con-con comme conception. Je ne sais pas.

J’ai déjà perçu les minimas sociaux, il y a longtemps, et je n’en suis pas morte bien au contraire, cela m’a permis de développer un tas de compétences. J’ai bien conscience que ce que j’écris ne vaut que pour moi, dans les circonstances de vie qui sont les miennes (je vis seule, sans enfants ni parents à assumer).

Même si je n’ai plus droit à ce filet de « sécurité » aujourd’hui puisque je suis indépendante, il y a toutefois peu de risques que je me retrouve dans le caniveau tant que je suis assez en forme pour échanger ma force de travail contre de l’argent.

Ma peur prend racine dans mon enfance, évidemment. Elle est aussi liée à mon accident de vélo puis à mon opération où je me suis retrouvée, les deux fois, en incapacité totale de subvenir à mes besoins. Mais, comme dirait ma grand-mère, la peur n’évite pas le danger.

Aujourd’hui, je décide de ne plus avoir peur et de lâcher les chiens.

J’ai loué un petit appartement dans un village du sud-ouest. J’ai prévu d’y rester deux semaines pour faire le point. J’ai besoin d’être seule, de me retrouver entre quatre z’eux avec moi-même pour imaginer comment je vais avancer vers la suite, vers ce que je veux vraiment faire de ma vie.

On verra !

Ah oui au fait, les artisans qui devaient faire l’aménagement de la camionnette m’ont appelée pour me dire qu’en fait, ils ne le feraient pas. Ah, je vous jure quand ça veut pas, ça veut pas… peut-être un mal pour un bien ? Je ne suis pas madame Irma (moi, c’est Marie).

ambiance du jour : ma vie, c’est de la merde !

Photo by Michael Dziedzic on Unsplash

Bon, je vais éviter les excuses et tout le tralala de début d’année. Cela fait des mois que je n’ai pas écrit ici et encore plus que je ne me suis pas lâchée côté écriture en renouant avec l’objet initial de ce blog (commencé en 2006 – d’abord sur over-blog puis ici et je vais vous dire que ça ne me rajeunit pas) : mon nombril.

Donc aujourd’hui, je vais vous parler de ma vie qui est redevenue complètement nulle.

D’abord, je n’ai plus de mec. Je suis toujours mariée mais cela fait à peu près un an que j’ai quitté Jean à cause des mensonges éhontés qu’il me servait de plus en plus. Je vous passe les détails mais disons que mon mari entretient un harem (des relations longues) qu’il continue de développer et d’enrichir dès qu’il en a l’occasion (et je peux vous dire qu’il sait très bien créer les occasions). Je savais pour les one shot, je ne savais pas pour les autres. Mais, comme il me l’a dit, il ne peut pas s’en empêcher ! Ben voyons, il voudrait sans doute que je le plaigne. Il m’a également dit que pour lui, toutes les femmes sont des partenaires sexuelles potentielles. Je pense sérieusement qu’il est malade mais il dit que c’est moi qui déconne. Bien sûr, Arthur !

Mais les coucheries ne sont que la partie émergée de l’iceberg puisque les mensonges que je ne peux pas lui pardonner sont ceux qui concernent qui il est, en tant que personne. Nous ne vivions pas ensemble et j’ai mis longtemps à m’apercevoir de la supercherie. Il me disait exactement ce que je voulais entendre et se présentait à moi comme un mec bien sous tous rapports et surtout, qui correspondait, en termes de valeurs à ce que je recherchais comme compagnon de vie. Ben je vais vous dire, j’ai chuté de haut et je chute encore parce que j’en découvre de nouvelles tous les jours.

Ce week-end, j’ai découvert qu’il faisait – alors qu’on était ensemble – le mannequin pour l’une de ses régulières qui se dit photographe. Je suppose qu’il ne m’en a pas parlé parce qu’il craignait que je le taquine et qu’il est susceptible quand il s’agit de son ego.

La vérité (enfin la mienne – telle que je vois les choses aujourd’hui, mais peut-être pas demain, on verra), c’est que mon mari est un pauvre type fasciné par sa belle gueule, dirigé par sa quéquette, protégé par son capital financier (il ne travaille pas parce qu’il a suffisamment de biens et de liquidités pour ne pas le faire) et qui remplit sa vie de plaisirs sans lendemain. Le contraire exact du genre de personnes dont j’aime m’entourer. Nan mais je vous jure, j’avais de la merde dans les yeux !! Il faut dire qu’il n’a pas lésiné sur les moyens pour m’entourlouper.

Par exemple, il réglait tous mes problèmes en deux temps trois mouvements, en sortant sa carte bleue. Au début, je trouvais ça bizarre puis je me suis doucement endormie dans ce confort. Peu à peu, je me suis sentie protégée par Jean (alors qu’en fait, c’était son argent qui me protégeait) ! Assez rapidement toutefois, ça a commencé à m’étouffer. Plusieurs fois, j’ai même essayé de refuser son aide parce que je sentais bien que l’accepter me piégeait dans un type de relation pervertie qui me mettait mal à l’aise, moi qui avais l’habitude de régler mes problèmes par mes propres moyens (celles et ceux qui me suivent ici depuis longtemps savent de quoi je parle). Et finalement, souvent, je cédais devant la facilité déconcertante avec laquelle l’argent peut mettre de l’huile dans les rouages. Après tout, c’était mon mec ; rien de plus normal à ce qu’il me donne un coup de main.

Du coup, aujourd’hui que nous ne sommes plus ensemble, j’ai de très grandes difficultés à reprendre pied dans ma vie, la vraie, celle qui est faite de problèmes que je ne peux résoudre que par moi-même. Je me suis mise à avoir peur de vivre, de mal faire, de tomber, de rater, de faire moi-même, de prendre le temps, d’apprendre à faire… J’ai l’impression d’être comme ces pauvres oiseaux marins englués dans le pétrole et qui s’épuisent désespérément à essayer de s’envoler. Je suis en phase de nettoyage mais ça me colle encore et encore aux basques et régulièrement, je perds espoir. Dans ces moments-là, j’essaie de pleurer mais je n’y arrive pas toujours.

Pour essayer d’attiser la petite flamme au fond de moi, j’ai décidé de tout changer. Je n’ai plus de logement. J’ai acheté – grâce à un prêt de Jean (encore) – une petite camionnette pour voyager en Europe (j’avais pris un billet d’avion pour Jakarta mais cette saloperie de virus et les mesures gouvernementales en ont décidé autrement). Elle n’est toujours pas aménagée. Peut-être le sera-t-elle en mars – j’ai fait faire un devis et j’ai rendez-vous le 8 mars pour le début des travaux. Mais, comme vous le savez, ce ne sera peut-être pas possible…

Je n’ai plus de boulot ! Et pas d’ASSEDIC puisque je suis indépendante. Aucune rentrée d’argent depuis longtemps. J’ai créé ma première formation en ligne mais je fais un refus d’obstacle (comme les chevaux) et j’ai peur de la promouvoir pour que des gens l’achètent. Pourtant, je la trouve super bien conçue et tout, mais il me manque encore un petit poil d’assurance pour me lancer (mais ça vient doucement).

Je ne dors plus. Ma ménopause ne me laisse aucun répit. Il m’arrive même de prendre un demi-hypnotique (moi qui suis complètement contre le recours aux médocs) pour rattraper une nuit blanche. Je fais de l’hyper-tension qui m’empêche de faire la sieste.

Je ne sais pas où je serai la semaine prochaine. Normalement, chez une copine en Dordogne. Là, je suis à Bordeaux chez un copain.

Je ne sais pas dans quel état j’erre (je sais, c’est facile) mais vraiment, ma vie est merdique en ce moment. Du coup, je me suis dit qu’au lieu d’écrire dans mon journal tous les matins (je fais ça depuis que je n’écris plus ici sur ma pomme), je vais essayer de réécrire ici. Je suppose que toutes mes lectrices et lecteurs se sont barrés depuis longtemps mais justement, j’ai besoin de me sentir libre d’écrire ce que je veux – même des horreurs, même des gros mots – comme avant.

Ah et le pire de tout, ce qui me rend le plus triste du monde : tous mes chats sont morts.

marie, l’amie des animaux sauvages

Photo by Luke Tanis on Unsplash

Bon, j’imagine que vous êtes nombreux et nombreuses à être assigné.es à résidence, tout comme moi. Alors histoire de se détendre un peu, voici un petit post (hors défi nouvelles – qui, de toutes façons, a pris l’eau de tous les côtés). Enfin bref !

Ouais, je suis l’amie des animaux sauvages. Et ça me rend très fière et pleine de chouetterie (mot inventé) douce à l’intérieur de moi-même.

Ça a commencé la semaine dernière quand j’ai sauvé le rouge-gorge (je dis « le » parce que ces petites bêtes-là sont très attachées à leur territoire et que généralement, si vous avez un mâle dans votre jardin, il n’y en a qu’un) qui s’était enfermé dans la serre. Je ne sais pas comment ni pourquoi ni quand il y est entré mais alors que je sortais pour jeter mon compost dans le composteur, j’ai entendu un bruit bizarre dans la serre. Et là, j’ai vu c’t’e pauv’tit animal affolé et épuisé à force de chercher une issue. J’ai ouvert la serre en grand et il a réussi à trouver la sortie. Ouf…

Deuxième aventure : avant-hier soir, j’étais bien tranquillement allongée dans mon lit en train de regarder une série et je pestais parce que mon voisin bruyant était encore en train de bricoler, à 22h, dans son garage qui jouxte le mur de ma chambre. Grr, il commençait sérieusement à me courir sur le haricot. Alors j’ai enfilé mon jogging et suis sortie pour lui expliquer un peu ma manière de penser. Sauf qu’il n’y avait personne dans le garage. A la place, j’ai entendu des bruits de griffures et des bing bang bong qui venaient de ma cave (située sous ma chambre). Un chat enfermé dans la cave, il avait du tomber par le soupirail sans fenêtre. Ni une ni deux, je suis allée me munir de ma frontale. Courage petit chat, marie arrive ! J’ai ouvert la porte en me reculant, m’apprêtant à voir jaillir un mini fauve. Et pis en fait, rien… J’ai regardé partout dans la cave et décidément rien, pas l’ombre d’un animal et plus aucun bruit. Je me suis dit que j’avais sûrement la berlue mais avant de remonter, je ne sais pas pourquoi, j’ai regardé derrière la porte et là, je l’ai vu… Mon hérisson (oui je dis « mon » parce qu’il habite dans mon jardin depuis plusieurs années) ! Le ch’tit père était tout recroquevillé et faisait le mort en espérant que je me tire vite fait. J’ai choppé deux pots de fleurs en plastique qui traînaient là et j’ai pu le transporter jusque sous la haie. Le temps que je redescende pour fermer la porte de la cave et il avait disparu.

Troisième aventure : le printemps est apparemment LA période des guerres formiques. D’habitude, elles font ça quand je pars en déplacement et je découvre les cadavres (parfois nombreux) quand je rentre. Mais hier, j’ai pu observer ce qui se passe vraiment. Deux colonies s’affrontaient : des fourmis moyennes et des mini mini fourmis. J’ai passé une bonne heure à les observer (vous allez me dire : ça occupe). A la fin, c’est les grosses qui ont gagné et les mini fourmis ont du déménager. Purée, je les ai vu littéralement transporter leurs œufs à travers toute la cuisine. Alors d’accord, je ne les ai pas sauvées mais je ne les pas empêchées de faire leurs petites affaires. J’ai même bien fait attention à ne pas leur marcher dessus alors qu’évidemment, elles ont fait ça pile poil au moment du dîner. Bon bref, le lendemain matin, il n’y avait plus rien sauf les cadavres. Chapeau les fourmis, déplacer une colonie entière en une nuit, il faut le faire !

Si vous regardez la vidéo ci-dessous (faite avec mon téléphone), vous allez vous apercevoir que je suis une sacrée camerawoman et une sacrée monteuse. Et là je dis, chapeau l’artiste !

A bientôt les ami.es ! La prochaine fois, je repars sur le défi nouvelles avec le thème # 19.

en retard mais ce n’est pas très grave

réveil
Photo by Lukas Blazek on Unsplash

Tout est dans le titre mes amis ! Je n’ai pas encore publié la nouvelle #15 parce qu’elle n’est pas encore écrite. J’aurais pu/du (cul) – j’avoue, ce n’est pas drôle – afficher à la place la tête de l’affreux jojo mais non, le thème me donne envie. Du coup, j’ai prévu d’essayer de l’écrire pour vendredi prochain.

Je travaille beaucoup en ce moment. Je prépare mon départ alors j’ai besoin d’argent. Je me rends compte aussi que je suis sans arrêt en train de cumuler des tas de projets en tous genres et ça me saoule. Je vais essayer de me concentrer sur ce qui me tient le plus à cœur. L’écriture en fait partie mais si ça devient une obligation et que j’en souffre, c’est débile.

Je dors très peu en ce moment pour cause de bouffées de chaleur incontrôlables (elles amputent au minimum 2 heures de chacune de mes nuits depuis mi-septembre). Faudrait que je vous raconte ça un jour parce que ce n’est pas un sujet extrêmement populaire. C’est un signe de vieillissement et comme chacun le sait la vieillesse, c’est mal et ça craint un max (j’espère que vous avez compris que je suis ironique).

Bref, en ce moment j’essaie de me recentrer sur trois choses : mon corps, mon boulot et quand j’aurais plus de temps, l’écriture. La nouvelle #15 viendra donc quand elle viendra… sûrement vendredi prochain.

le signe qui ne trompe pas, la preuve que je pète les plombs

empilement de plats en inox à laver
Photo by Scott Umstattd on Unsplash

L’autre jour (il y a déjà un bail), j’étais tombée sur un article d’une fille qui expliquait comment faire du cake vaisselle. Oui, vous avez bien lu. En fait, c’est un truc solide auquel on frotte son éponge et qui sert de liquide (oups) de solide vaisselle.

Bon, j’ai acheté un des ingrédients que je n’avais pas. Je l’ai reçu il y a quelques jours. Cet après-midi, je me suis attelée à la tâche et j’en ai fait en suivant cette recette (moi je n’en ai fait qu’un tout petit pot et grand bien m’en a pris vu ce que vous allez lire juste après).

Et depuis, c’est l’horreur !!!!!! Je n’arrête pas de faire la vaisselle.

Là, juste pas plus tard qu’il y a 10 minutes, j’étais en train de faire la vaisselle du dîner alors que je viens juste de finir de manger !!!!!!?????

Moi !

Alors qu’un des préceptes de ma religion personnelle et intime c’est de NE JAMAIS FAIRE LA VAISSELLE APRES MANGER (je la fais plus tard, le lendemain…).

Je pète complètement les plombs. Si ça continue comme ça, je vais me mettre à manger des sandwichs seulement parce que j’aurais acheté de la cire et fait des bee wraps (vous rigolez mais ça me pend au nez).