ambiance du jour : ma vie, c’est de la merde !

Photo by Michael Dziedzic on Unsplash

Bon, je vais éviter les excuses et tout le tralala de début d’année. Cela fait des mois que je n’ai pas écrit ici et encore plus que je ne me suis pas lâchée côté écriture en renouant avec l’objet initial de ce blog (commencé en 2006 – d’abord sur over-blog puis ici et je vais vous dire que ça ne me rajeunit pas) : mon nombril.

Donc aujourd’hui, je vais vous parler de ma vie qui est redevenue complètement nulle.

D’abord, je n’ai plus de mec. Je suis toujours mariée mais cela fait à peu près un an que j’ai quitté Jean à cause des mensonges éhontés qu’il me servait de plus en plus. Je vous passe les détails mais disons que mon mari entretient un harem (des relations longues) qu’il continue de développer et d’enrichir dès qu’il en a l’occasion (et je peux vous dire qu’il sait très bien créer les occasions). Je savais pour les one shot, je ne savais pas pour les autres. Mais, comme il me l’a dit, il ne peut pas s’en empêcher ! Ben voyons, il voudrait sans doute que je le plaigne. Il m’a également dit que pour lui, toutes les femmes sont des partenaires sexuelles potentielles. Je pense sérieusement qu’il est malade mais il dit que c’est moi qui déconne. Bien sûr, Arthur !

Mais les coucheries ne sont que la partie émergée de l’iceberg puisque les mensonges que je ne peux pas lui pardonner sont ceux qui concernent qui il est, en tant que personne. Nous ne vivions pas ensemble et j’ai mis longtemps à m’apercevoir de la supercherie. Il me disait exactement ce que je voulais entendre et se présentait à moi comme un mec bien sous tous rapports et surtout, qui correspondait, en termes de valeurs à ce que je recherchais comme compagnon de vie. Ben je vais vous dire, j’ai chuté de haut et je chute encore parce que j’en découvre de nouvelles tous les jours.

Ce week-end, j’ai découvert qu’il faisait – alors qu’on était ensemble – le mannequin pour l’une de ses régulières qui se dit photographe. Je suppose qu’il ne m’en a pas parlé parce qu’il craignait que je le taquine et qu’il est susceptible quand il s’agit de son ego.

La vérité (enfin la mienne – telle que je vois les choses aujourd’hui, mais peut-être pas demain, on verra), c’est que mon mari est un pauvre type fasciné par sa belle gueule, dirigé par sa quéquette, protégé par son capital financier (il ne travaille pas parce qu’il a suffisamment de biens et de liquidités pour ne pas le faire) et qui remplit sa vie de plaisirs sans lendemain. Le contraire exact du genre de personnes dont j’aime m’entourer. Nan mais je vous jure, j’avais de la merde dans les yeux !! Il faut dire qu’il n’a pas lésiné sur les moyens pour m’entourlouper.

Par exemple, il réglait tous mes problèmes en deux temps trois mouvements, en sortant sa carte bleue. Au début, je trouvais ça bizarre puis je me suis doucement endormie dans ce confort. Peu à peu, je me suis sentie protégée par Jean (alors qu’en fait, c’était son argent qui me protégeait) ! Assez rapidement toutefois, ça a commencé à m’étouffer. Plusieurs fois, j’ai même essayé de refuser son aide parce que je sentais bien que l’accepter me piégeait dans un type de relation pervertie qui me mettait mal à l’aise, moi qui avais l’habitude de régler mes problèmes par mes propres moyens (celles et ceux qui me suivent ici depuis longtemps savent de quoi je parle). Et finalement, souvent, je cédais devant la facilité déconcertante avec laquelle l’argent peut mettre de l’huile dans les rouages. Après tout, c’était mon mec ; rien de plus normal à ce qu’il me donne un coup de main.

Du coup, aujourd’hui que nous ne sommes plus ensemble, j’ai de très grandes difficultés à reprendre pied dans ma vie, la vraie, celle qui est faite de problèmes que je ne peux résoudre que par moi-même. Je me suis mise à avoir peur de vivre, de mal faire, de tomber, de rater, de faire moi-même, de prendre le temps, d’apprendre à faire… J’ai l’impression d’être comme ces pauvres oiseaux marins englués dans le pétrole et qui s’épuisent désespérément à essayer de s’envoler. Je suis en phase de nettoyage mais ça me colle encore et encore aux basques et régulièrement, je perds espoir. Dans ces moments-là, j’essaie de pleurer mais je n’y arrive pas toujours.

Pour essayer d’attiser la petite flamme au fond de moi, j’ai décidé de tout changer. Je n’ai plus de logement. J’ai acheté – grâce à un prêt de Jean (encore) – une petite camionnette pour voyager en Europe (j’avais pris un billet d’avion pour Jakarta mais cette saloperie de virus et les mesures gouvernementales en ont décidé autrement). Elle n’est toujours pas aménagée. Peut-être le sera-t-elle en mars – j’ai fait faire un devis et j’ai rendez-vous le 8 mars pour le début des travaux. Mais, comme vous le savez, ce ne sera peut-être pas possible…

Je n’ai plus de boulot ! Et pas d’ASSEDIC puisque je suis indépendante. Aucune rentrée d’argent depuis longtemps. J’ai créé ma première formation en ligne mais je fais un refus d’obstacle (comme les chevaux) et j’ai peur de la promouvoir pour que des gens l’achètent. Pourtant, je la trouve super bien conçue et tout, mais il me manque encore un petit poil d’assurance pour me lancer (mais ça vient doucement).

Je ne dors plus. Ma ménopause ne me laisse aucun répit. Il m’arrive même de prendre un demi-hypnotique (moi qui suis complètement contre le recours aux médocs) pour rattraper une nuit blanche. Je fais de l’hyper-tension qui m’empêche de faire la sieste.

Je ne sais pas où je serai la semaine prochaine. Normalement, chez une copine en Dordogne. Là, je suis à Bordeaux chez un copain.

Je ne sais pas dans quel état j’erre (je sais, c’est facile) mais vraiment, ma vie est merdique en ce moment. Du coup, je me suis dit qu’au lieu d’écrire dans mon journal tous les matins (je fais ça depuis que je n’écris plus ici sur ma pomme), je vais essayer de réécrire ici. Je suppose que toutes mes lectrices et lecteurs se sont barrés depuis longtemps mais justement, j’ai besoin de me sentir libre d’écrire ce que je veux – même des horreurs, même des gros mots – comme avant.

Ah et le pire de tout, ce qui me rend le plus triste du monde : tous mes chats sont morts.

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10 réflexions sur « ambiance du jour : ma vie, c’est de la merde ! »

  1. Bonjour.
    J’ai un point commun avec toi !
    J’ai aussi un blog , sur lequel j’écris très rarement..la dernière fois c’était il y a 3 ans je crois.
    Et comme toi parfois il me prends une zine !
    J’ai envie de le relancer.
    Alors si ça te fait du bien ..si tu en ressens le besoin. Vas y. Fonce.
    Ce que j’aime bien c’est que finalement tu n’abandonne jamais . Tu y reviens et tu y crois toujours.
    Je pense que ça veut dire qu’on va toujours au bout des choses ..de nos projets et tapis pour le temps que ça prends. Le principal c’est le résultat. Attendu ou pas. On fini toujours par apprendre sur nous même.
    Alors bravo pour ton article et qui sais à bientôt pour de nouvelles aventures.

    • Bonjour Ingrid,
      Tes mots m’encouragent à reprendre l’écriture ici parce que finalement, être lue, ça fait du bien (je ne suis pas à un paradoxe près). J’aimerais bien que tu me partages le lien vers ton blog. On pourrait se soutenir dans la tempête, sans culpabilisation 😀
      Qu’en dis-tu ?

  2. Merci de partager les aléas de ta vie, oui, comme ça je relativise les miens ! Les relations toxiques sont nuisibles pour notre bien-être. Tu es une gagnante, tu vas te retrouver et avancer.
    Bon courage.

    • Bonjour Cipriana,
      Merci, merci, merci à toi ! Je prends avec grand plaisir tout le courage que tu m’envoies.
      A bientôt, j’espère.

  3. Bonjour,
    Bravo, tu as ouvert les yeux ! Maintenant, relève la tête et regarde droit devant toi : tu as des ressources en toi, des projets, des amis, tu vas rebondir et mener le reste de ta longue vie comme tu l’entends…
    Je ne te connais pas, mais je pense qu’écrire ces mots, les sortir t’ont fait un immense bien alors qui que tu sois, tu mérites d’être heureuse.
    Bon courage

    • Bonjour Aude,
      Et merci beaucoup pour ton soutien. Ça fait du bien de rencontrer (même virtuellement) des personnes qui croient en nous quand on n’y croit plus.
      J’espère te lire de nouveau bientôt !

  4. Marie, l’impression qu’on tombe de haut et que la chute ne s’arrêtera jamais, j’ai connu (en ce moment même c’est pas l’extase non plus mais pas pour les mêmes raisons – enfin couple si, mais pas relation toxique). C’est dur. Mais en fait un jour ça va mieux, promis. On est fortes, on guérit. Courage, je t’embrasse fort.

    • Merci Nat, pour tes encouragements honnêtes et sincères. C’est vrai et j’ai moi aussi connu ça. Mais même quand on sait qu’il y a des hauts et des bas dans la reconstruction, c’est difficile. Je sais qu’il faudra du temps mais je suis trop impatiente. Alors, ça m’énerve.
      J’espère te re-croiser ici bientôt.

  5. Quand même tu étais sa favorite puisqu’il t’a épousée toi et pas une autre de ses relations ! Tu n’es pas très reconnaissante.

    (mauvaise) Blague à part, j’ai aimé voir dans les commentaires que tu as quelques soutiens, même si ce ne sont que quelques mots sur ton blog. Et je te souhaite de rester forte et courageuse comme tu l’as déjà été (je pense à tes changements de vie quand d’autres personnes restent “enlisées”).

    • Bonjour Cristophe,
      Ton message est adorable, comme toujours, et non dénué de cet humour qui m’a fait sourire depuis tant d’années même pendant les périodes difficiles. Il faudra vraiment qu’on se rencontre en vrai un jour ! Je reprends pied doucement, planquée quelque part… Ce qui est chouette, toutefois, c’est que j’ai de nouveau une furieuse envie d’écrire 😀

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