aujourd’hui va être une putain de bonne journée

aujourd'hui va être une putain de bonne journée
Photo de Sergey Shmidt sur Unsplash

Aujourd’hui, je ne sais pas vraiment pourquoi mais je suis sûre que je vais passer une purée de pois (là, dans le corps du texte, je suis moins vulgaire… la timidité, sans doute) de bonne journée.

Pourquoi ? Je n’en sais rien du tout.

Il ne va rien se passer d’extraordinaire (enfin, rien n’est prévu dans ce style) et la journée sera sans doute aussi banale que ma vie en générale.

Je passe des journées pénibles depuis dimanche. Pas des journées horribles avec des événements terribles. Non, juste des journées où les gens me sortent par les yeux et où je suis confrontée à tout un tas de petites frictions sans importance mais qui, mises bout à bout, colorent les heures d’un truc chiant et lourd – pénible, quoi !

Ce matin, je me suis levée avant l’aube. J’ai vu le soleil apparaître. En ouvrant ma fenêtre malgré le froid (il faisait 1°), j’entendais les premiers oiseaux et cette phrase m’est venue d’un coup : aujourd’hui va être une putain de bonne journée.

Alors qu’est-ce que j’ai prévu exactement ? Comme je l’ai écrit plus, rien qui ne sorte de l’ordinaire. Je suis allée à la salle de sport pour faire ma séance « haut du corps ». Là, je suis en train d’écrire dans ce blog. Plus tard, j’irai récupérer mon camion qui sera équipé de disques et de plaquettes de frein tout neufs ainsi que d’un nouveau klaxon. J’ai un peu de boulot à boucler (une synthèse à rédiger), un article sur mon site pro à optimiser et puis il faudrait que je fasse le ménage dans la partie « chambre » de mon studio. Si je peux, je ferai aussi un tour à pied et j’irai lire au soleil dans un parc ou un jardin public.

Des tâches quotidiennes sans éclat mais qui aujourd’hui seront plus lumineuses pour moi. C’est peut-être le printemps qui déboule qui me réjouit plus qu’hier et moins que demain. C’est peut-être l’envie irrésistible de profiter de la vie. C’est peut-être autre chose. Comme je vous l’ai dit, je n’en sais rien.

Je vous laisse sur ces mots en vous souhaitant à vous aussi (et c’est sincère) de passer une putain de bonne journée.

la méthode Valérie

Photo by Jess Bailey on Unsplash

Ce matin, je suis allée me faire écraser les seins (youhou !!). A priori, le radiologue n’a décelé aucun problème (ouf).

Ça m’a rappelé une discussion avec une de mes copines (qui se reconnaîtra si elle me lit).

Valérie (puisque c’est son prénom, vous vous en doutiez, hein ?!) a une technique vachement sympa pour faire face aux petites et plus grandes tracasseries du quotidien. Quand elle doit faire (ou qu’il lui arrive) quelque chose de particulièrement pénible, elle s’offre un petit ou gros cadeau.

Je trouve ça super parce que ça permet de neutraliser la valence de l’événement (-1+1=0).

Du coup, ce matin en sortant du centre de radiologie, je suis allée vite fait faire un tour dans une friperie pas loin et me suis achetée un petit haut. Mais comme ça ne suffisait pas et que je suis passée devant une crèmerie en rentrant, je me suis offert un morceau de Gorgonzola de la mort qui tue. J’en ai dégusté un morceau à midi… Mon Dieu qu’il est bon !

J’ai désormais un joli petit haut « Mammo » (et un morceau de Gorgonzola aussi mais vu qu’il sera vite mangé, ça ne compte pas). J’ai envie d’une jolie théière (il n’y en a pas dans l’appartement où je suis)… Je vais attendre la prochaine tuile ou le prochain épisode désagréable pour me l’offrir. Du coup, j’ai hâte (hi, hi, hi).

Evidemment, la taille et le type du cadeau peuvent être adaptés à l’ampleur de l’événement négatif.

Et vous, c’est quoi votre technique ?

c’est cadeau

coq-reveilBon ce n’est pas encore la rentrée mais vu que, pour moi aussi, va y avoir une rentrée (je vous en dirai plus quand ce sera fait) et que ça fait un bail que je n’ai pas été obligée de me réveiller au son désagréable d’une sonnerie quelconque, je me suis dit que ce serait trop violent comme retour à la civilisation.

Du coup, je me suis bricolé un p’tit son du matin, histoire de me lever du bon pied.

Et pis, je me suis dit que vous aimeriez peut-être l’avoir, vous aussi, dans vot’ téléphone pour pouvoir péter le feu, dès le matin.

Le voilà :

reveil

 

à petits pas…

 

Abraham Lincoln aurait dit « Quand vous tenez un éléBabar-écolophant par la patte arrière et qu’il tente de s’échapper, mieux vaut le laisser filer. »

Je laisse filer et mon week-end me donnera (j’espère) l’occasion de vous répondre et de m’occuper de ce fichu css qui me fait des misères depuis que j’ai changé de thème.

 

don’t feed the troll…

troll

don’t feed the troll

… inside you.

Comme tout le monde (ou presque), je suis affublée depuis l’enfance d’un méchant troll intérieur qui me suit partout (logique puisqu’il est à l’intérieur de ma tête). Le mien (mais chacun a le sien, ils sont donc tous différents) me serine des trucs comme quoi je ne vaudrais pas grand’ chose, que je n’aurais aucune importance (tiens donc) et que je ne mériterais pas d’être aimée… et d’autres choses du même acabit, j’en passe et des meilleures.

Evidemment, mon enfance toute pourrie n’est pas étrangère à l’apparition de ce troll là en particulier mais on s’en fout parce que de toutes façons, on en a tous un (voire plusieurs).

Bref, j’ai décidé de lutter ! Tout le monde le sait, il ne faut jamais JAMAIS JAMAIS nourrir un troll. Sinon, il reste et grossit, GROSSIT, GROSSIT jusqu’à prendre toute la place.

Dans ma vie, je l’ai beaucoup nourri avec des trucs différents en fonction des époques. Entre 18 et 23 ans, par exemple, je lui ai donné à manger au sens propre du terme : oui, je suis passée par une phase de boulimie de 5 ans. Je mangeais, je mangeais, je n’arrêtais pas de manger. Je croyais que c’était pour me remplir, pour grossir et qu’enfin on me verrait. Mais non, mon corps était en pleine expansion, c’est sûr mais moi. Moi j’étais toute petite parce que celui qui se gavait, c’était le troll. Et plus il était gros, et plus il parlait fort. Et plus il gueulait, et plus je lui donnais à manger.

Plus tard dans ma vie, et après avoir perdu une bonne douzaine de kilos, je me suis arrangée pour le nourrir autrement : j’ai rencontré Lui, dépressif notoire qui a sombré dans l’alcoolisme assez rapidement. Et ça a duré 12 ans + 3 ans de deuil de la relation. Mon troll était très heureux pendant ces longues années, il se repaissait de tout ça. J’étais une petite fille vile, sans importance aucune et qui ne méritait que ce genre de relation (le Lui en question est par ailleurs drôle, intelligent et cultivé).

Sauf que maintenant, monsieur le troll, je suis grande et j’ai décidé d’essayer d’arrêter de te nourrir. Et donc…

Et donc, la suite une prochaine fois !