
Sur mon site professionnel, j’organise la semaine de la légèreté du 15 au 21 avril 2021 inclus. Si ça vous avez envie de participer, il faut vous inscrire.
A bientôt alors ?!!

Sur mon site professionnel, j’organise la semaine de la légèreté du 15 au 21 avril 2021 inclus. Si ça vous avez envie de participer, il faut vous inscrire.
A bientôt alors ?!!

Bon ! Cela faisait un mois que je n’avais pas eu mon ex au téléphone (oui je sais, j’aurais du couper les ponts complètement mais c’est plus fort que moi, j’ai besoin de comprendre ce qui m’est arrivé) et nous avions convenu de nous appeler lundi dernier parce que nous avions un truc à régler.
Je n’aurais pas du l’appeler : une suite de malentendus et de prises de tête. En théorie, je voudrais bien avoir une relation apaisée avec lui mais en pratique, je n’y arrive pas. Maintenant que je connais une grande partie de ce qu’il s’est évertué à me cacher pendant 6 ans, depuis que j’ai vu sous la surface, je ne peux plus croire quoi que ce soit venant de sa part. J’ai désormais toujours l’impression qu’il y a pibale sous caillou (ne cherchez pas, c’est la version « chocolatine » d’anguille sous roche) et qu’il veut me nuire – c’est peut-être le cas d’ailleurs.
Bon bref, je n’ai pas réussi à dormir dans la nuit de lundi à mardi jusqu’à ce que je décroche mon téléphone à 4h du mat’ pour lui laisser un message sur son répondeur où je coupe résolument les ponts. Je sais qu’il ne me rappellera pas. Maintenant, est-ce que moi, je vais réussir à le laisser à cette distance ? Rien n’est moins sûr. Pour l’instant, je n’ai aucune envie de le recontacter pour lui (re)dire ce que je pense de son attitude mais nous ne sommes que mercredi… c’est fragile.
Finalement après, j’ai dormi comme un bébé jusqu’à 10h30 du mat’ (un record en ce qui me concerne) mais j’ai rêvé qu’il voulait me tuer. Ah, foutu inconscient, toujours là quand on n’a pas besoin de lui !!! M’enfin, ça en dit long sur ma confiance en lui…

Le CNRTL donne plusieurs définitions de cet adjectif que je vous laisse le soin d’aller lire si ça vous intéresse.
Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai envie d’écrire là-dessus aujourd’hui ou si, peut-être un peu. Pour mon site pro, je réalise un podcast dans lequel j’interroge des gens très différents en âge, en genre, en situation professionnelle et personnelle mais néanmoins francophones, à propos de ce qu’ils et elles pensent du bonheur, de ce qui les rend heureux et heureuses.
Mes hôtes ont accepté de se prêter au jeu (ils ont plus de 70 ans) et le moins qu’on puisse dire c’est que leur vision du bonheur et de la vieillesse fait bouger quelques lignes en moi. J’ai également eu l’opportunité d’enregistrer une de leurs amies de 90 ans qui a décidé de tout plaquer à 54 ans et de partir faire le tour du monde en sac à dos pendant plusieurs années. Vous imaginez bien que ça m’a parlé.
Ces interviews ne sont pas encore sur mon site parce qu’il me faut un peu de temps pour les monter mais elles devraient paraître courant avril/mai.
Donc, j’en reviens à ce truc d’admirer certaines personnes. Je n’ai jamais admiré les grand.es sportif.ves. Je ne sais pas pourquoi mais les individus qui passent le plus clair de leur temps à vouloir aller plus vite, plus haut et plus fort que le voisin ou la voisine me laissent de marbre (limite, je trouve ça assez con).
Par contre, j’ai toujours admiré les gens qui passent à travers les difficultés de la vie et en sortent sans être aigris, méchants, jaloux et revanchards. Ils ne sont pas si nombreux que ça.
Par exemple, j’admire les personnes qui ont affronté une dépression et qui, malgré leur vulnérabilité, sont des personnes tournées vers les autres. J’admire aussi les personnes victimes d’un accident et qui sont dorénavant en fauteuil roulant et qui ont non seulement réussi à continuer à vivre mais qui n’en sont pas devenus amers. Je me dis que moi, je serais certainement incapable d’un tel courage devant ce genre de saloperies de la vie.
Pour moi, c’est ça le vrai courage, pas de s’entraîner pendant des heures pour gagner une médaille (t’es sérieux, mec ? tout ça pour ça ? tu n’avais pas autre chose à faire, non ??).
Il y a beaucoup de personnes admirables et la plupart passent totalement inaperçues parce qu’on ne braque aucune caméra et aucun micro vers elles. Elles ne reçoivent pas de légion d’honneur ou d’autres distinctions et je trouve ça bien con.
Qui sont les personnes que vous admirez, vous ?

Pour beaucoup d’entre vous/nous (au moins celles et ceux qui résidaient en France métropolitaine en 2020), le 16 mars 2021 est la date anniversaire du début de la merde de la privation de nos libertés. En effet, ce jour-là débutait le premier confinement (à lire avec une voix de film d’horreur). Mais vous devez être abreuvé.e de toutes parts de commémorations plus ou moins heureuses. Du coup, je me suis dit que j’allais vous parler d’un autre anniversaire, qui ne concerne que moi (et peut-être d’autres femmes dans le monde mais vu qu’elles ne liront pas cet article, on s’en fout).
Je ne vais pas garder le secret plus longtemps : aujourd’hui, je suis très officiellement ménopausée !! Avouez que ça valait le coup d’attendre pour apprendre cette grande nouvelle.
Il y a un an pile poil, je me dépêchais d’aller au supermarché avant le black out pour acheter des tampons parce que, après 253 jours sans règles, mon corps avait brusquement décidé qu’un petit revival s’imposait.
On ne parle pas souvent de ménopause, ni dans les médias, ni au café du coin. Ou alors si, mais pour dire des conneries bêtises du genre que les femmes ménopausées ont leurs chaleurs ou qu’elles ne sont plus baisables jenetrouvepasdemot. Même entre femmes, il est difficile d’en parler. Je me souviens d’avoir un jour abordé le sujet avec un groupe de filles que je connaissais. Alors que je demandai à la plus âgée d’entre elles (qui avait 6 ou 7 ans de plus que moi) si elle était ménopausée et/ou si elle avait des problèmes de cycle, elle me répondit fièrement que non, elle n’était pas ménopausée. Son ton et son demi-sourire étaient là pour dire que je n’étais vraiment qu’une naze de déjà subir les symptômes de ma fin de vie, qu’elle au moins, elle était encore une VRAIE femme.
Parce que oui, il faut le dire, pour la majorité des personnes (occidentales et âgées de moins de 50 ans) : une femme ménopausée ne sert plus à rien. Et sous prétexte qu’elles ne peuvent plus enfanter, qu’elles ont les seins qui pendent un peu et qu’elles ont quelques rides par ci par là, les hommes de mon âge se tournent généralement vers les plus jeunes – qui n’ont pas de petit bidon (mes amies, vous ne pouvez pas faire grand-chose contre l’apparition de cette petite brioche puisque ce sont vos hormones qui commandent !).
Bref, ça fait pas mal d’années que j’ai des symptômes très gênants. Par exemple, je n’ai pas passé une seule nuit avec 8h de sommeil d’affilée depuis au moins 4 ans. J’ai essayé tous les compléments alimentaires possibles et imaginables. Aujourd’hui, je laisse tomber. J’accepte et j’essaie de me créer une vie qui tienne compte de ça.
Malgré tout, j’ai décidé de célébrer ma ménopause ! Je n’aurais plus mes règles. Et désormais, c’est décidé, je n’aurais plus de règles non plus – je ne sais pas si vous saisissez la nuance mais moi oui. C’est simple, maintenant, je n’en ai plus rien à foutre faire de mon surmoi, de toutes ces règles qu’on m’a imposées et que je me suis ensuite imposée à moi-même. Au diable ma recherche de perfection, d’autonomie absolue, de rectitude morale, de respect impérieux de mes sacro-saintes valeurs, de mon appétence pour la reconnaissance des autres, de mon besoin de plaire (surtout à celles et ceux qui me rendent insecure).
C’est sans doute bizarre à dire mais je considère désormais la ménopause comme une chance de m’extraire de la course à l’échalote.
Sur ce, je vous laisse, je vais aller désherber les plates-bandes de devant.

Ouf, à deux lettres près, il se prenait un taquet ! Non mais !
Voici une petite vidéo de môssieur Cyrano qui en fait des tonnes :
Et sinon, ici la vie s’écoule lentement (comme on dit). Mon quotidien est rythmé par les tétées. Je ne pensais pas que j’écrirais ça un jour – surtout pas à l’approche du 16 mars 2021 (vous en saurez plus sur cette date mystérieuse dans mon prochain article qui paraîtra… le 16 mars – dingue, non ??!!).
Je ne sais que peu de choses de ce qui se passe dans le monde. Il paraît que l’île-de-France va être reconfinée. Je ne sais pas si c’est vrai.
Je n’ai pas de réseau téléphonique. Une fois par semaine, on (mes hôtes et moi-même) va au petit bled du coin pour se ravitailler au magasin bio. On irait bien boire un coup au café du commerce (qui ne s’appelle pas comme ça mais c’est tout comme) mais il est fermé. J’en profite pour écouter mes messages peu nombreux.
Les lundis et vendredis matin, je vais aider un maraîcher bio du coin. La semaine dernière, on a repiqué des tomates et des aromatiques.
Je désherbe les plates-bandes, je m’occupe des poules (je ne dois pas être très douée : ce matin, l’une d’entre elles était allongée sur le côté dans le poulailler). JM m’a dit qu’elle était morte de vieillesse ; quand même, ça m’a fait quelque chose.
Je reboote ma vie doucement. Je suis impatiente (trop !) de repartir sur un nouveau projet, une nouvelle histoire d’amour, un nouveau chez moi… J’attends des signes, des pistes, des idées pour avancer mais je ne vois rien nulle part, je ne lis rien dans le marc de café, rien dans les nuages.
Finalement, ça va plutôt pas trop mal. J’attends tranquillement. J’apprends à attendre tranquillement – ce qui ne me ressemble pas ! Je ne stresse pas. Je ne suis pas vraiment angoissée. Je suis vide mais je n’ai pas peur. J’ai juste le sentiment d’avoir fait place nette. Je crois que j’ai compris que je ne retrouverai pas ma vie d’avant et qu’il faut que j’en construise une nouvelle.
Ah au fait, j’ai recommencé à écrire. Ici d’abord, puis ailleurs. Je dispose de plusieurs supports d’écriture, chacun pour des besoins et des « publics » différents (enfin, il y en a aussi sans public). Ça me permet d’écrire tous les jours. Je participe à des concours de nouvelles – pas pour gagner (quoique) mais surtout comme exercice ; un par mois. Je publierai ici mes textes au fur et à mesure où les résultats des concours seront publiés (pas le droit avant).
Aujourd’hui, il fait beau. Je vais aller me promener avant la tétée de 16 heures.