prendre le rythme

rythmeprendre le rythme

Bon, bon, bon, c’est pas tout ça mais c’est que j’ai du travail en retard, moi !

J’ai encore passé 5 jours délicieux avec mon amoureux. Il est chouette comme garçon, rien à voir avec un yakusa – ou alors si, mais un yakusa de l’amour (comme c’est meugnon !!). Il faudrait peut-être que je vous en dise plus à ce stade, non ?!!

Vous z’avez dit rythme ?

Le nôtre de rythme, c’est de se voir environ tous les 15 jours / 3 semaines et de passer à chaque fois quelques jours ensemble (de 3 à 5 jours généralement). Plus que ça, nous n’avons encore jamais fait mais c’est prévu puisque nous allons faire un petit voyage à vélo tous les deux jusqu’au plateau des mille vaches. Nous envisageons de faire le trajet en une petite semaine pour l’aller-retour et de passer une semaine à rencontrer des gens et à s’inspirer de toutes les belles choses qui se font là-bas.

Et donc, il va falloir qu’on se supporte pendant 2 semaines…

De la solidité, de la souplesse, que diantre !!

Pour l’instant, notre relation est au zénith (clin d’œil appuyé aux participant.es des 366 alphabétiques) mais je ne sais pas si elle est assez solide pour supporter ça. En fait je dis ça mais je n’y crois qu’à moitié : je sais que notre relation est à la fois forte et souple (ni chêne, ni roseau ou les deux à la fois peut-être). C’en est même affolant (re-clin d’œil) d’en être persuadée à ce point. Je ne sais plus si je vous ai raconté notre première crise… Bon, ce sera pour une prochaine fois sans doute. Le plus important, c’est que cette crise, nous l’avons traversé tous les deux et que ce qui nous lie est renforcé depuis. Et de manière totalement paradoxale (paradoxale si on considère ce qui a déclenché la crise) je suis bien moins insecure qu’avant.

 

je fais du marie

marguerite

Bon et bien c’est fait ! Comme annoncé, je suis incapable de tenir le défi de l’article quotidien (y’a eu un temps que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaître où des fois, j’y parvenais…).

Tant pis pour moi, je vais devoir caser les 4 mots en un seul texte. Et du coup, je vais vous raconter ma vie amoureuse : chouette hein, ça faisait longtemps !!

Je ne sais plus trop si je vous ai parlé de Jean (c’te bonne blague). Jean est mon amoureux et nous avons échangé notre premier baiser le 18 août 2014 sur une plage de l’océan atlantique. Je m’étais subtilement refusée à lui la veille chez moi où je l’avais invité à déjeuner, mais n’ai pas pu résister à sa proposition d’aller à la plage. Ma seule condition : que ce soit une plage de « tout nus ». Pas folle la bestiole, je voulais voir le gars dévêtu et dans la lumière avant tout. Et donc, je l’ai vu à poil avant de l’embrasser. Et bizarrement, ça a posé les bases de notre histoire d’amour.

Lorsqu’on a discuté de comment on voyait les choses entre nous, j’ai suggéré la transparence. C’est bien de tout se dire mais évidemment, on ne peut pas éviter les larmes. Il en a versé, j’en ai versé. Je n’ai pas tenu les comptes. C’est difficile la sincérité. C’est difficile mais au final, on y gagne (si, si, je vous jure). Et puis aussi, on n’arrête pas de se dire de belles choses parce que l’honnêteté signifie également qu’on n’a pas peur d’avouer qu’on s’aime, qu’on tient l’un à l’autre…

Un de ses premiers cadeaux a été un livre ; il me connaît quand même, il n’allait pas m’acheter des diamants (à part les vendre, je ne sais pas du tout à quoi ça sert ces trucs là). L’auteur : Boulgakov. Le titre : Le maître et Marguerite. Si vous ne connaissez pas, je vous conseille de le lire : c’est russe, foisonnant, délirant et foutrement bien.

Ensemble on parle de tout. Il n’y a pas de sujets tabous. Comme on ne se « protège » plus (c’est moche comme expression), on a même évoqué la possibilité d’une naissance. Cela faisait déjà plusieurs mois que mon avis avait changé à ce propos – l’idée d’un enfant avait commencé à faire son chemin dans ma petite tête de linotte (Jean n’a rien à voir dans le début du processus de changement vu que j’en étais arrivée à ces conclusions avant de le rencontrer). Celles et ceux qui me lisent connaissent mon peu d’attrait pour les enfants mais j’ai repensé à tout ça. Alors voilà, je n’ai pas de désir d’enfant ; toujours pas. Mais je sais aussi que dorénavant, je n’avorterais plus parce que bizarrement je me sens capable d’élever un enfant sans père. Dans l’éventualité où le gars n’aurait pas envie d’assumer son rôle, tant pis pour lui. Bon ! Il se trouve que Jean n’a pas de désir d’enfant non plus mais que si, par hasard et en considérant le fait qu’à 43 ans ma fertilité a du en prendre un coup dans les dents, je me trouvais enceinte, il serait d’accord (et heureux, waouh !!) pour vivre ça avec moi. Alors, on essaie quand même de faire gaffe et puisque – détail technique mais néanmoins croustillant – Jean est un garçon qui sait se con-tenir (hi, hi, hi), nous pratiquons le coït interrompu (le retrait donc) ;  méthode qui a quand même selon ce site québécois une efficacité réelle de 78% mais qui bizarrement , selon mes estimations personnelles, a donné des tombereaux de beaux bébés bien gras.

Je suis très heureuse avec ce garçon et pourtant, sur le papier, y’a pas une personne qui oserait parier un kopeck sur nous tellement nous sommes différents. Nous avons les mêmes envies et les mêmes valeurs mais rien de commun dans notre manière d’appréhender tout ça. C’est très étonnant. J’en parlerai sûrement un autre jour. Là, je suis chez lui. Il dort juste à côté de moi. Je le trouve beau. Son souffle régulier m’apaise. Je le réveillerai bientôt : ce soir nous dînons avec ses parents. J’ai un peu le trac mais j’ai hâte de rencontrer ces gens qui sont à l’origine de cet être si étrange que j’aime si fort.

ps. en ce moment, il n’y a pas d’audio parce que je ne suis pas chez moi et que je n’ai pas mes trucs à dispo mais ça devrait revenir la semaine prochaine

Avec Cristophe et sans doute beaucoup d’autres, je me lance dans le jeu des 366 Alphabétiques. Bon, vu que je me connais, je vais sûrement avoir des ratés (vous êtes donc prévenu.e.s et donc ce n’est pas la peine de me disputer quand ça arrivera !!!).

 

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Avec Cristophe et sans doute beaucoup d’autres, je me lance dans le jeu des 366 Alphabétiques. Bon, vu que je me connais, je vais sûrement avoir des ratés (vous êtes donc prévenu.e.s et donc ce n’est pas la peine de me disputer quand ça arrivera !!!).

Depuis quelques jours, je me suis aperçue que je ne peux pas vivre sans toi. Que tout le reste, c’est des vraies conneries à deux balles. A croire que tout se ligue contre moi pour me faire regretter ma décision. Une vraie ignominie ! Tu as même réussi à convoquer le soleil !!

C’est vraiment dégueulasse de me faire ça…

Mais on va se retrouver, c’est sûr. Ça prendra le temps qu’il faudra. Je ferai ce qu’il faut pour que tu me prennes de nouveau dans tes bras.

Je suis là. Je t’aime, ma belle.

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haïku

Hier, j’ai participé à un atelier d’écriture à la bibliothèque de mon bled (c’est la troisième fois que j’y vais). C’était bien. Le thème c’était l’écrivain et l’animal et on a fait trois exercices différents.

Pour le premier, il s’agissait d’écrire une courte nouvelle dont le héros était un animal représenté sur une image que l’animatrice nous a distribué (que des œuvres d’art). Moi, j’ai eu ça :

Le rhinocéros - Xavier Veilhan -Centre Pompidou

Le rhinocéros – Xavier Veilhan -Centre Pompidou

Pour le deuxième exercice, il fallait écrire un poème « à la manière de » Robert Desnos, dans La fourmi mais avec un autre animal imposé : j’ai eu le zèbre.

Et enfin pour le dernier qui ne m’a pas inspiré des masses, il fallait rédiger la réponse à la Lettre du moustique à la fenêtre qui refuse de s’ouvrir… (tirée de Lettres à pattes et à poils… et à pétales, de Philippe Lechermeier et Delphine Perret).

Bref, ce n’est pas de ça dont je voulais parler.

En flânant dans la bibliothèque, je suis tombée sur un recueil de haïkus (je n’y connais rien en haïkus) rédigés par des enfants et j’ai lu celui-ci, que j’ai beaucoup aimé…

Mon petit frère pleure
Je pleure avec lui
Sans les larmes

Il a été écrit par un.e enfant de CM1. C’est beau, hein ?!