montre jamais ça à personne

montre jamais ça à personne

Et oui, c’est encore moi !

Je ne connaissais pas vraiment Orelsan avant de regarder ce documentaire il y a quelques années. Je n’écoute pas beaucoup de rap. Parfois quelques vieux trucs de NTM et depuis quelques temps du rap espagnol féministe – et en particulier Tribade (que je vous conseille).

Bon, ce n’est pas de rap dont je voulais parler aujourd’hui mais de processus créatif, de persévérance, de l’importance de l’environnement etc.

J’ai adoré ce doc parce qu’on y voit l’évolution d’un petit gars qui fait du rap dans sa chambre (comme sans doute des centaines de jeunes) et qui s’accroche à ce truc jusqu’à devenir le rappeur qu’on connait aujourd’hui.

Et ce qui est génial, c’est que malgré le succès, il continue de douter, de se planter, d’avoir envie d’arrêter. Il souffre du syndrome de l’imposteur perpétuellement et… il continue envers et contre tout. Il faut dire qu’il est soutenu par un groupe de potes (les mêmes depuis le début) – et une famille – qui le soutiennent quoi qu’il arrive, qui ont confiance en sa capacité à dépasser ses peurs et ses angoisses.

J’ai connu des groupes de potes qui fumaient des pétards et buvaient trop (c’est-à-dire avec les mêmes conditions de vie au départ) mais je n’ai jamais vu cette fraternité pour aller vers le haut et se dépasser (j’ai plutôt vu le contraire : une spirale infernale qui mène vers le statu quo sur le canapé défoncé du salon – des gars qui auraient pu mais qui n’ont rien fait et qui rêvent encore à 50 ans de la vie qu’ils auraient pu avoir si et si et encore si – je suis un peu comme ça).

Dans la dynamique que ces petits gars ont impulsé, chacun d’entre eux a eu l’opportunité de se réaliser dans son propre domaine et je trouve ça transfigurant (pas sûre que ce mot convienne mais là, tout de suite, c’est le seul qui me vient).

Je vous en parle aujourd’hui parce que j’ai revu la série (il y a deux saisons) et que je crois qu’il est vraiment à regarder si on y voit autre chose que le documentaire d’un fan (son frère) sur un rappeur.

Et puis, il me rassure même si je ne suis pas un petit gars de Caen qui veut chanter…

Du coup, j’écoute un peu plus de rap :-D.

mes suggestions ciné pour le printemps, y’en a qui font super peur

Photo by Myke Simon on Unsplash

J’ai passé une grosse semaine à Bordeaux et j’ai donc pu renouer avec mon cinéma préféré, l’Utopia. Le choix de films était tellement vaste qu’il m’a fallu sélectionner ce que je voulais voir absolument. Il faut dire que je n’avais quand même pas que ça à faire (finalement, je n’ai pu y aller que deux fois). Bah oui, j’avais plein d’ami.es à voir, de shopping à faire (alimentaire essentiellement ah, ah, ah parce qu’à Nevers, il y a des tas de choses que je ne trouve pas en magasin) et que je voulais aussi aller à la plage !

Quoi qu’il en soit, si ça vous intéresse, voici ma petite sélection du printemps !

[En cliquant sur les affiches, vous pouvez accéder à la bande annonce et/ou à la fiche du film sur le site de l’Utopia]

Les films que j’ai vus et que j’ai aimés pour des raisons différentes

J’ai eu la chance d’assister à une projection de Voyage à Bessèges, organisée par Railcoop. J’ai fait une petite vidéo dans laquelle j’en parle si vous voulez des précisions sur ce doc extrêmement bien documenté (c’est mieux pour un doc :-D).

Deuxième film vu et apprécié – un côté mi-figue mi-raisin toutefois lié à l’impossibilité de savoir vraiment ce que veulent raconter les réalisateurs. Par contre, des petits détails m’ont vraiment fait rigoler (Doully qui se perd dans la féminisation ou le gars qui prétend finalement être poisdechichien).

Les films que je n’ai malheureusement pas pu voir faute de temps

Le premier ne passait plus quand je suis arrivée à Bordeaux, le deuxième pas encore et le troisième est passé à la trappe au profit d’un après-midi ensoleillé et d’un concert à Récup’R.

Les films que je n’ai pas revus parce qu’ils font trop peur

Trois films d’horreur (d’angoisse plutôt) japonais que j’ai vus il y a longtemps et qui m’avaient bien foutu les jetons à l’époque (j’habitais à Poitiers, loin du ciné et heureusement que je ne devais pas rentrer toute seule). Si vous aimez les frissons sans le gore, je vous les conseille à 300 %.

Et vous, en avez-vous vu certains ? Lesquels ? Qu’en avez-vous pensé ?

tu mérites un amour

Tu mérites un amour - affiche

Ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit un article sur un film. Avant, c’était ma tradition du jeudi. Pas que j’ai arrêté d’en voir, quoique… c’est vrai qu’ici, j’ai moins l’occasion d’aller au ciné. Les places sont chères et il n’y a qu’un seul cinéma qui fait partie d’une grande chaîne (alors ouais bof, pas envie d’encourager ce genre de trucs). Alors même si une asso se décarcasse pour y programmer de beaux films, ça le fait moins qu’à l’Utopia de Bordeaux où avec la carte, je pouvais aller voir des tas de documentaires et de films, au moins deux fois par semaine pour 4 euros (3,50 quand j’ai commencé).

Pas non plus que je n’ai pas vu de films qui méritaient un article. Le dernier qui m’a vraiment bouleversifiée (je sais, ce mot n’existe pas) est Shéhérazade mais je ne suis pas sûre que j’aurais réussi à en dire des choses plus intelligentes que tout ce que vous avez pu lire. Mais si vous ne l’avez pas vu, allez-y parce que c’est un très très très beau film sur l’amour.

Alors voilà, Tu mérites un amour n’est pas un film immense. Il ne m’a pas fait vivre des émotions très intenses mais c’est un joli film. Et puis, grâce à ce film, j’ai découvert un poème de Frida Kahlo qui lui, m’a bouleversifiée (toujours pas français).

Alors, je voulais te l’offrir (et me l’offrir à moi, par la même occasion) en ces temps de fin d’année qui sentent les espoirs déçus et les attentes insensées parce qu’au final, qu’est-ce qui compte plus que l’amour ?


Tu mérites un amour – Frida Kahlo

Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutiens lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.

ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Couverture du livre ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Puisqu’on n’est pas jeudi et que je ne vais pas vous parler d’un film (référence à une vieille tradition de ce blog où le jeudi, je parlais d’un film), je me suis dit que j’aimerais beaucoup, beaucoup, beaucoup vous parler d’un livre que je suis en train de lire (je l’aime tellement que je ne peux même pas attendre la fin).

Vus que vous êtes de fins limiers, vous avez sans doute compris que je suis en train de dévorer Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee.

C’est un livre dont j’avais beaucoup entendu parler – comme l’un des chefs d’œuvre (rien que ça) de la littérature contemporaine des Etats-Unis – mais que le hasard n’avait jamais mis sur ma route.

Et là paf, pendant l’une de mes nombreuses visites à la bibliothèque municipale de cet été (j’ai fait une vraie cure de lecture – je dois être toute pimpante, du coup, après tous ces mots – j’ai lu de tout, du léger, du lourd, du bien, du très bien et du bof…), je suis tombée dessus au détour d’un rayonnage. Ni une ni deux, je l’ai embarqué mais comme j’étais déjà en train de lire un roman et deux ou trois essais (je ne peux pas lire deux romans en même temps, par contre tout le reste, je les lis par brassées – un pour le matin avec le café, un après déjeuner et un avant le dîner quand ça mijote – le roman, c’est un peu tous les soirs) je ne l’ai pas commencé tout de suite.

Bon d’accord, tout le monde s’en fout !

Nous sommes dans une petite ville d’Alabama, au tout début de la grande dépression et l’histoire est racontée par Scout, toute jeune au début du roman, fille d’un avocat qui a décidé de défendre un noir accusé d’un viol (mais ça, on ne le sait pas tout de suite). Scout est une gamine très douée (surtout en lecture) et elle nous fait partager son quotidien d’enfant avec Jem son frère, Dill son amoureux, Cal la cuisinière… et plein d’autres personnages.

Et ben, je vais vous dire, j’adore vraiment vraiment et peut-être bien que Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur va rentrer dans mon top 10 de tous les temps (lequel de mes romans préférés vais-je devoir rétrograder ? – mystère et boule de gomme).

Je chiale quasiment tous les soirs tellement je trouve ça sensible, bien écrit, drôle, frais…

Si vous voulez savoir qui est Harper Lee, c’est là.

Vous l’avez lu ? Vous avez aimé ?

boyhood

4976Bon si vous ne savez pas quoi faire, faut aller voir Boyhood !!

2h45 qu’on ne voit pas passer tellement ce film est chouette.

J’en suis ressortie en aimant tout le monde et en ayant envie de faire des bébés (nan je blague, faut pas exagérer quand même).

C’est bon, c’est bon, c’est bon !!!!!

Ça m’a réconciliée avec le cinéma – je venais de voir coup sur coup deux films que j’ai détesté (Under the skin, de Jonathan Glazer et Nymphomaniac, de Lars von Trier – désolée Lars et pourtant j’aimais bien ce que tu faisais mais là c’est quasiment comme avec Melancholia, je ne peux pas tellement je trouve ça creux).

La bande annonce de Boyhood :