retour aux origines

retour aux origines
Photo de Lassisur Unsplash

Vous le savez si vous êtes là depuis longtemps, j’ai une passion pour les trucs fait main à la maison et à l’ancienne. Depuis toujours – mais moins ces dernières années pour des raisons indépendantes (hi, hi, hi) de ma volonté – je cherche à développer mon autonomie avec des méthodes traditionnelles (les trucs hig tech n’ont pas ma préférence même si je les utilise – la preuve, j’écris sur un ordinateur !).

J’ai commencé il y a longtemps (au tout début des années 2000) à faire des trucs moi-même, à l’ancienne. A cette époque, j’avais même créé un blog (Simple et Pratique, supprimé depuis mais dont j’ai gardé le nom de domaine pour mon site professionnel) qui faisait partie d’un réseau francophone de partisans du mouvement de la Simplicité Volontaire (porté par le Québec). A cette période, nous n’étions qu’une poignée : parce que ce n’était pas du tout la mode et aussi parce qu’il y avait moins de monde sur internet pour parler de ça (il y avait moins de monde tout court, en fait).

Je faisais mes yaourts au soleil, mon pain à la main, ma lessive, mon jardin, mes conserves (à l’époque, je mangeais encore de la viande et je faisais également mon foie gras – un truc que je ne ferai plus jamais, traumatisée d’avoir vu le gavage des canards en vrai… bref) et tout un tas d’autres trucs (genre, pas de voiture et pas de frigo). Au départ, je faisais tout ça pour des raisons essentiellement financières. J’étais en couple avec quelqu’un qui buvait tout ce qu’on avait, j’étais perpétuellement à découvert et en stress de ne pas pouvoir payer le loyer.

Depuis, beaucoup de choses ont changé et parmi les plus importantes il se trouve que plus personne ne me mange la laine sur le dos (enfin si, mais je vous en parlerai une prochaine fois) et puis, je n’ai plus de loyer à payer tous les mois.

J’ai gardé un certain nombre de bonnes habitudes mais je ne peux malheureusement plus jardiner et plus faire mon pain. Et il se trouve que j’ai une voiture (enfin, une camionnette) depuis la fin 2020. Et c’est de loin le poste de dépenses le plus important (et pas seulement depuis ces récentes semaines).

Mais je suis en train de me ressaisir et de revenir aux origines de ma passion. J’ai investi dans une yaourtière (électrique et réglable) – oui, parce que tout ce que je possède (ustensiles divers, cocottes et autres trucs non électriques) est entassé dans un dépôt de 16m3 depuis bientôt 6 ans et que je vis depuis quelques années dans un studio de 15 m2, sans balcon ni rebord de fenêtre.

Donc je fais de nouveau mes yaourts et là, en ce moment même, ma première tentative de tempeh est en train de finir de se former. J’ai hâte de le goûter !

Quand on parle d’autonomie, il est d’usage d’évoquer, comme je viens de le faire, l’autonomie alimentaire. Mais ce n’est pas l’aspect le plus intéressant. L’autonomie financière (lisez mon livre sur le sujet :-D) suit généralement mais aussi l’autonomie énergétique. Des grands classiques, désormais !

Par contre, très peu de personnes se lancent dans les gros chantiers que sont l’autonomie affective et l’indépendance intellectuelle. Et c’est con parce que c’est la base. Mais comme beaucoup de monde, j’ai mis trèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps à comprendre qu’il fallait que je commence les travaux (et je crois que je bosserai là-dessus toute ma vie). J’y reviendrai sûrement dans de prochains articles.

Retour vers le futur du passé

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fait très longtemps que je n’ai pas écrit ici puisque plus d’une année s’est écoulée sans que j’aie l’envie, le besoin, l’opportunité, le temps, le courage… bref, vous voyez le tableau.

J’ai comme l’impression d’être de retour du passé. Le fait est que ça ne va pas très fort dans ma vie et que ceci explique cela.

Alors ce petit post se perdra peut-être dans l’univers du grand tout du temps et je ne suis pas sûre du tout de lui donner une suite. Pour tout vous dire, il y a deux semaines, je me disais que je voulais carrément clôturer ce blog déserté… Et puis je ne l’ai pas fait. Et puis, je crois que j’ai un peu besoin de ce soutien qu’il m’a toujours apporté depuis 2006 (oui, cela ne nous rajeunit pas !).

Quoi dire ? Que je cherche des stratégies pour reconstruire un peu de mon identité perdue sur le chemin de ma vie ébréchée. Et j’en trouve…quelques unes.

Sans le vouloir, je ressens des poussées de trucs anciens. Par exemple, en ce moment, je refais de nouveau de la couture alors que cela fait plusieurs années que je n’avais pas touché ma machine à coudre… J’ai l’impression que mes besoins de créativité recommencent à me déborder comme à l’époque où je vous racontais ma vie et que je partageais mes petites productions et idées sans importance.

J’ai décidé que j’avais besoin de vacances alors que ma vie professionnelle ne me le permets normalement pas (je vous expliquerais ça un autre jour mais je ne gagne plus vraiment ma vie en ce moment – et c’est une des raisons de ce retour ici, sans doute). Du coup, puisque je suis fauchée comme les blés, il a bien fallu que j’invente un truc pour ne pas finir bouillie vivante dans mon 15m2 sous les toits (ouais, ça aussi il faudrait que je vous explique). Il me fallait une stratégie pour avoir l’impression du dépaysement sans dépenser beaucoup d’argent.

Je suis passée à l’office du tourisme de ma ville pour ramasser toutes les brochures et autres guides de la région que j’ai trouvés. Puis, tranquillement à la maison, j’ai sélectionné toutes les idées qui correspondaient à 1., ce que j’aimais faire et 2., ce que je pouvais me permettre financièrement parlant (rien ne se passe à plus de 150 km de chez moi). J’en ai dressé une liste et j’ai rajouté mes idées. Il y a des éléments de quelques heures, d’autres d’une journée et un ou deux qui se déroulent sur deux ou trois jours. Certains nécessitent un peu de matériel que je peux emprunter autour de moi (aller pêcher de la friture, par exemple), d’autres pas. Certains m’obligeront à prendre la camionnette, d’autres le vélo et d’autres encore pourront se faire à pied ou simplement chez moi. Il y aura de la nature, de la culture, de la couture, du bricolage… Bref, une belle variété !

Ensuite, j’ai recopié chaque idée sur un petit bout de papier et j’ai mis le tout en vrac dans un pot.

A partir de ce soir, je vais tirer au sort l’activité du lendemain (ou des prochains jours) et me réjouir de ces petits aventures quotidiennes.

Donc mes vacances, ce sera ça et j’ai hâte… Peut-être que je vous ferai de temps en temps un petit bilan, peut-être pas.

Ah et au fait, puisque je me sens à l’étroit dans mon studio, j’ai entamé un projet 365 ! Chaque jour, je me débarrasse (je donne, je jette, je vends, je stocke ailleurs) d’un objet qui m’encombre. Vous pouvez suivre tout ça sur ma page instagram @marie_sans_importance.

Des bises

le signe qui ne trompe pas, la preuve que je pète les plombs

empilement de plats en inox à laver
Photo by Scott Umstattd on Unsplash

L’autre jour (il y a déjà un bail), j’étais tombée sur un article d’une fille qui expliquait comment faire du cake vaisselle. Oui, vous avez bien lu. En fait, c’est un truc solide auquel on frotte son éponge et qui sert de liquide (oups) de solide vaisselle.

Bon, j’ai acheté un des ingrédients que je n’avais pas. Je l’ai reçu il y a quelques jours. Cet après-midi, je me suis attelée à la tâche et j’en ai fait en suivant cette recette (moi je n’en ai fait qu’un tout petit pot et grand bien m’en a pris vu ce que vous allez lire juste après).

Et depuis, c’est l’horreur !!!!!! Je n’arrête pas de faire la vaisselle.

Là, juste pas plus tard qu’il y a 10 minutes, j’étais en train de faire la vaisselle du dîner alors que je viens juste de finir de manger !!!!!!?????

Moi !

Alors qu’un des préceptes de ma religion personnelle et intime c’est de NE JAMAIS FAIRE LA VAISSELLE APRES MANGER (je la fais plus tard, le lendemain…).

Je pète complètement les plombs. Si ça continue comme ça, je vais me mettre à manger des sandwichs seulement parce que j’aurais acheté de la cire et fait des bee wraps (vous rigolez mais ça me pend au nez).

Cyrille Berger

Série "Double Emploi" de Cyrille Berger.
Crédit image : Cyrille Berger

Avec Cyrille Berger, j’inaugure une série d’articles sur des copines et des copains qui font des trucs chouettes. J’espère en faire plusieurs sous des formats différents. Dites-moi si ça vous plaît !


Cyrille est un touche-à-tout qui, comme son nom l’indique, touche à tout. Il est illustrateur, graphiste, créateur de jeux loufoques et intelligents et aussi DJ (sous le pseudo de DJ Salade). Il est sans doute tout un tas d’autres choses mais je le connais essentiellement pour ça et parce que c’est un copain.

Il habite avec sa compagne (une auteure illustratrice de talent que je vous présenterai dans un autre billet) et leurs enfants dans le même petit coin de la terre que moi.

En plus d’être drôle et talentueux, il est aussi très généreux. Par exemple, il est toujours volontaire pour animer les Disco Soupes neversoises.

C’est aussi lui qui a créé les visuels de la dernière Vélorution Universelle (celle qui s’est déroulée à Nevers) entre autres choses puisque sa collaboration à cet événement planétaire ne s’est pas arrêté à ça.


Pendant que j’y pense, la prochaine VU se déroulera du 11 au 14 juillet inclus à Tours !!!!


Cyrille crée des jeux

Il en a créé plusieurs et parmi eux, « La Joute » (auto-édité) que vous pouvez vous procurer via son site. On y joue à deux (ou à 4), avec ou sans dé. Et pour que ce soit encore plus fun, il est possible de faire imprimer ses pions en 3D (j’ai choisi vert et orange).

Le plateau de la joute, un des jeux créés par Cyrille Berger.
Le plateau de La Joute avec des pions imprimés en 3D.

Les fichiers à télécharger pour l’impression 3D

La page facebook du jeu

Pour acheter La Joute et d’autres choses de cet auteur.

Cyrille est graphiste et illustrateur

Voici son portfolio.

Moi, j’aime beaucoup la série « Double emploi » mais il y a tellement de trucs que ce serait dommage que vous n’y alliez pas !

Une image de la série "Double emploi"
Crédit image : Cyrille Berger

Cyrille fait le DJ, aussi

régime sec

Photo by rawpixel on Unsplash

Non, je n’ai pas l’intention de maigrir. J’ai repris quelques kilos depuis que je sortie de l’hôpital (que du gras) mais je n’ai toujours pas l’intention de faire un quelconque régime. Je m’aime plus enrobée même si je préférerais quand même que ce soit du muscle plutôt que du gras. Mais chaque chose en son temps : j’ai repris le vélo il y a un mois et j’ai repris la natation jeudi dernier. Maintenant, il me faut juste un peu de temps…

Je vous ai parlé du livre que je suis normalement en train de finir ? Oui, c’est sûr que j’en ai déjà parlé. J’ai dû repousser deux fois la date de remise du manuscrit à cause de ce que vous savez. J’ai envoyé mes 6 premiers chapitres à mon éditrice et badaboum, j’en suis déjà à plus de 600 000 signes pour 6 chapitres alors que je ne dois pas dépasser les 240 000 signes pour le livre entier (il y a 9 chapitres). Craignos !!!

Je suis donc rentrée dans une double phase de travail :

  • fin de l’écriture des chapitres 7 à 9 en essayant de ne pas trop me limiter
  • re-travail du plan et résumé de tous les chapitres précédents – il faut qu’ils perdent 75% de leur masse !!!

C’est difficile, flippant mais en même temps totalement enthousiasmant parce que je me dis que je suis en train d’apprendre un nouveau métier. Parce que oui, c’est ça le métier que je veux faire maintenant (en fait, c’est un des métiers que je voulais déjà faire lorsque j’étais toute petite). Je ne sais pas combien de temps ça me prendra mais je suis toute pleine d’envie et de hâte. Bien entendu, je n’envisage pas d’en faire mon unique source de revenus (d’ailleurs, ce n’est le cas d’aucune de mes autres activités professionnelles) mais plutôt d’acquérir des compétences professionnelles supplémentaires.

Je suis inscrite à une formation pour apprendre le fonctionnement d’un logiciel d’écriture. Et je vais sûrement m’inscrire à deux modules d’un DU qui porte sur l’écriture.

Je sors du bois et j’ose (enfin) dire que je veux (encore) transformer ma vie. D’ici quelques semaines, je vais avancer d’un pas supplémentaire hors de la forêt mais chut, vous apprendrez ça bien assez tôt.