lettre ouverte à tous les amoureux et au mien en particulier

Je crois bien que le pire qui puisse arriver à l’amour c’est d’être tiède et raisonnable. Pour simplement être, il a besoin de hauts très hauts et de bas pas trop bas. L’amour, c’est chaud, c’est intense, ça fait valser toutes les certitudes, ça vous fait prendre des trains à 4h du matin, ça fait danser, ça bouleverse, renverse, traverse et toutes les rimes en « erse ».

Je suis tombée amoureuse souvent parce que j’aime aimer, j’aime cet état second qui me fait des trucs dans le ventre et ailleurs.

Mon amour, je suis tombée amoureuse de toi parce que tu étais un peu dingue, totalement spontané et pas du tout raisonnable, parce que tu voulais me faire l’amour tout le temps (même au téléphone), parce que tu me parlais beaucoup, parce que tu avais envie de partager tout ce qu’il y avait dans ta tête et que j’aurais voulu ne jamais quitter tes yeux. Bleus. Tes beaux yeux bleus. Première fois que je tombais amoureuse d’un regard azur.

Je ne sais plus si je t’aime parce que je ne sais plus qui tu es. C’est bizarre de t’écrire publiquement et je ne sais même pas pourquoi je fais ça.

Je veux que tes mains cherchent mon corps en pleine nuit, je veux être aimée intensément, je veux sentir de nouveau ces machins bizarres du côté de mon coeur.

Toutes ces choses très propres et bien rangées que tu crois que je souhaite et que donc tu me proposes, me font vomir. C’est écœurant l’amour tiède.

J’ai peur d’aimer le souvenir de la personne dont je suis tombée amoureuse et pas le « toi » d’aujourd’hui.

la vie me joue de drôles de tours…

drole de tours

Depuis ma séparation avec Jean, il y a eu un recollage de morceaux (vous me connaissez, on ne va pas se mentir entre nous). Le processus n’est pas fini, j’en ai encore sur la patate, comme dirait l’autre, et du coup nous vivons des répliques.

Nous devons nous réinventer et ce n’est pas très facile. Ma dernière conversation avec lui date de vendredi soir. Je m’y suis exprimée sans filtre à propos de notre quotidien (qui ne me plait pas plus que ça) et surtout de notre absence de projet commun (alors que c’est quelque chose auquel je tiens). Depuis, pas de contact avec Jean à part un sms samedi pour me dire qu’il n’était pas bien. Tu parles, Charles ! Comme d’habitude, dès qu’il est impliqué, dès qu’il doit se remettre en question, Jean fuit dans le silence…

Depuis lors, en bonne fille compréhensive que je suis, j’attends donc qu’il me rappelle ; ce qu’il ne fait pas.

Et c’est là que la vie me joue de drôles de tours : en lieu et place d’un appel de Jean, j’ai reçu plusieurs sms de David (ça n’était pas arrivé depuis des mois).

Mais euh… Qu’est-ce qu’ils ont ces mecs ?

Alors oui, ils sont malades… et donc, il faut que je les comprenne… les pauvres…

Comme c’est pratique.

Et moi alors, je suis où ? Qui se préoccupe de moi et de mes besoins ?

Là, j’ai un peu l’impression d’avoir le choix entre la peste et le choléra (j’exagère grave exprès –  je suis encore bien trop amoureuse de Jean pour ne le voir que comme une maladie – je vous épargne Sardou et sa maladie d’amour et pourtant, j’étais à deux doigts de vous la coller celle-là).

 

expériences en cours

 

Je suis toujours en train de faire des expériences – des petites et des plus longues. Certaines deviennent des habitudes, d’autres sont abandonnées pour des raisons diverses et variées : manque de motivation, manque de préparation, fainéantise pure et simple…

 

Expérience n°1 : la vie sans frigo

Débutée en novembre 2015, interrompue de juin à septembre 2016 because il faisait trop chaud. Comment je fais ? J’ai une pièce très froide (genre cagibi) dans laquelle je stocke les aliments périssables comme les fruits et légumes, les produits laitiers et la boite pour les chats. J’utilise aussi – quand c’est possible – mon frigo extérieur : deux pots en terre emboîtés l’un dans l’autre (avec du sable comme isolant).

Expérience n°2 : se laver sans savon

Débutée en novembre 2016. Comment je fais ? Je me lave à l’eau chaude en frottant bien. Je me lave les cheveux au ghassoul et parfois aussi les aisselles, le pubis et les pieds quand je trouve que je sens fort. Est-ce que les autres se plaignent de l’odeur ? Non. D’ailleurs je pense que personne ne s’en est aperçu. Note : j’utilise toujours du savon de Marseille pour me laver les mains.

Expérience n°3 : méditer

Débutée et interrompue depuis 2 ou 3 ans. Etant donné la phase difficile que j’affronte en ce moment, j’essaie de m’y remettre. Comment je fais ? Je médite en nageant (j’essaie d’y aller dès que je peux mais là, la piscine municipale ne ré-ouvre que le 9 janvier ??!!) : j’ai 5 mantras que je me répète chacun pendant 100 m et je fais ça deux fois, ce qui me permet de compter mes longueurs et de ne pas trouver le temps long. Ou alors, comme en ce moment, je médite avant de dîner (de 5 à 10 minutes).

Expérience n°4 : faire des étirements tous les matins

Débutée il y a 2 ou 3 ans et maintenue quasiment tous les jours. Comment je fais ? Je me suis fait un petit programme fastoche et que je peux faire debout (pas envie de sortir le matelas et tout le toutim). Il dure pile poil le temps qu’il faut pour que le café soit prêt.

Expérience n°5 : limiter la consultation des e-mails et de facebook

Débutée il y a quelques mois et interrompue plein de fois pour des durées plus ou moins longues. Comment je fais ? J’essaie de ne regarder mes e-mails que 4 fois dans la journée et de limiter à 15 minutes par jour le temps que je passe sur facebook ou pinterest (purée de pois que c’est addictif ces petites choses). Bon, je n’y arrive pas tellement pour l’instant. Je pense que ma méthode est mauvaise. Si vous avez une idée, je prends (oui évidemment, je pourrais tout simplement enterrer mes comptes mais il y a les pages que j’administre – alors comment faire ?)

Expérience n°6 : vivre sans Jean

Débutée hier vers midi. Pour l’instant, tout va bien. Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ; comme dirait vous savez qui.

 

Bon, ben alors, il se passe quoi ?

liberty

Oui, il se passe quoi au juste dans ma vie en ce moment qui mérite le coup que j’en parle (z’allez voir c’est palpitant) ?

Aujourd’hui, je crois que j’ai passé la journée parfaite !

J’ai (dans le désordre) :

  • joué au Mölkky avec mon chéri – j’ai perdu une manche, il a gagné les deux autres, crotte de bique !
  • fait une grande balade en bord de Loire – il faisait hyper beau et chaud, c’était l’fun (comme diraient nos amis québécois)
  • pris un bain chaud, très chaud
  • écouté de la musique (des trucs un peu planants)
  • téléphoné à un ami
  • jardiné sous la serre : repiquage des salades, pommes de terre, bêchage, désherbage, amendement…

Il se passe quoi ?

Je suis heureuse. J’aime le dimanche.

Mon chéri fait la vaisselle, j’ai faim  (oui ici, on fait la vaisselle avant de manger : aucun de nous n’a le courage de la faire après), je suis un peu stone, c’est chouette.

 

 

 

bilan 2015 sans son

uterusCelles et ceux qui me suiv(ai)ent – on ne sait jamais, peut-être en reste-t-il – se sont aperçu.es que ce blog est totalement déserté !
Pourquoi ?
Parce que mon ex le lit et que ça me gonfle qu’il sache ce qui se passe dans ma vie vu qu’il s’en sert pour alimenter ses angoisses et m’embêter ensuite malgré le fait que je lui ai dit et écrit plusieurs fois que je ne souhaitais plus avoir aucun rapport avec lui. Voilà, c’est dit une bonne fois pour toutes.

Donc si tu me lis, arrête, j’en ai plein le dos ! Je ne te veux aucun mal mais laisse moi tranquille et concentre toi sur ta vie et tes projets.

Bilan 2015, donc !

– J’ai déménagé en Bourgogne, dans ma région d’origine et plus précisément à Nevers. Après des débuts très difficiles (les 6 premiers mois ont été un vrai calvaire) sur le plan des relations sociales (le désert), j’ai rencontré de nombreuses personnes et ai reformé un tissu amical assez chouette composé de personnes très différentes avec qui je partage des moments sympas et enrichissants.
– J’ai fait un voyage en Amérique du Sud et un (en vélo) avec mon chéri de Nevers à Faux-la-Montagne.
– J’ai un nouveau très beau vélo, j’ai aussi une serre depuis Noël.
– Mes amours vont bien – avec des hauts et des bas. Depuis deux mois mon chéri habite 3/4 du temps avec moi, ici. J’ai rencontré ses parents. Il a rencontré ma (fausse) famille.
– J’ai créé mon entreprise depuis le 15 juin 2015 : je suis formatrice indépendante et petite main pour les chercheurs. Je ne gagne pas encore ma vie avec ça mais j’ai quand même réussi à travailler un tout petit peu.
– J’ai rencontré un autre Alexis (le premier était bordelais) guitariste avec qui il m’arrive de chanter de temps en temps.
– J’ai dorénavant les cheveux courts et gris – en fait, j’ai des mèches blanches – ce qui me pose depuis quelques temps des problèmes d’image et d’estime de moi-même. Je ne suis pas très bien dans ma peau, me trouvant moche et vieille (ce qui est nouveau) mais j’ai bien l’intention de me soigner.
– J’ai beaucoup maigri : début décembre, je ne pesais plus que 49 kg mais j’ai repris 3 kg depuis ! Je n’ai plus rien à me mettre –  je flotte dans toutes mes fringues. C’est moche.
– Ma Noiraude est morte.
– Je me suis remise à la rédaction de mon bouquin. Je fais de nouveau du Taï chi chuan, je vais à la piscine 3 fois par semaine. J’ai re-arrêté le sucre (en dehors des fruits et de ce qui en contient naturellement). J’ai perdu aux prud’hommes par forfait.

Et les nouvelles fraîches d’aujourd’hui :
– Ayé, j’ai mon numéro ADELI me permettant d’exercer comme psychologue.
– J’ai les résultats de mon IRM de la semaine dernière : j’ai une adénomyose. Autant vous dire que ça me fait une belle jambe (la droite parce la gauche, vous savez !).

Sans le son ?

Voili, voilou comme dirait Jean quand il veut mettre fin à une conversation téléphonique. La prochaine fois, y’aura du son !