le rêve de l’hippocampe

Photo by David Clode on Unsplash

Je paraphrase ici le titre d’un roman que j’ai lu il y a un mois et que j’ai adoré. Dans ce livre, rêver d’un okapi est plutôt mauvais signe… Je ne sais pas ce qu’a écrit d’autre Mariana Leky mais j’ai bien envie de creuser parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas croisé une écrivaine de cette qualité.

J’ai fait un drôle de rêve cette nuit : je suis dans un train avec des tas de personnes, toutes vélorutionnaires (nous n’avons pas nos vélos avec nous mais, ne me demandez pas pourquoi, je sais que tous les gens autour partagent mes valeurs – certains visages me sont connus d’autres non). Puis, après quelques kilomètres de chants (oui, nous chantons tous ensemble – un vrai rêve de hippie !), le train nous dépose dans une crique au bord de l’océan (je ne sais pas lequel). Tout le monde débarque donc et nous nous précipitons dans l’eau. En ce qui me concerne, et ça n’a rien à voir avec le rêve en question, puisque je n’ai pas de maillot, j’y vais cul nu.

J’appréhende un peu, rapport à la température de l’eau que j’imagine frisquette mais pas du tout, l’océan est chaud, doux et légèrement sirupeux- comme du liquide amniotique.

Tout le monde nage, s’ébroue, discute à bâton rompu. On est là, tous bien dans notre peau. Je me sens super bien avec tous ces gens, dans l’eau. Je pense que je suis entourée d’ami.es, que j’aime profondément et qui m’aiment profondément. C’est vraiment génial mais ce n’est encore rien par rapport à ce qui suit.

Je lève les yeux et je vois des centaines d’étoiles – il fait nuit mais on voit assez clair – colorées qui bougent (dansent ?) et se connectent (un peu comme les jeux quand on était petit où, lorsqu’on reliait des points entre eux dans le bon ordre, on découvrait une image) et finissent par former des images qui scintillent. Je ne me souviens que de l’une d’entre elles : un hippocampe de toutes les couleurs !

C’est d’une beauté à couper le souffle – encore plus beau qu’un feu d’artifice et dieu sait que j’aime ça – et je n’arrête pas de rigoler parce que je me sens tellement bien que c’en est dingue.

Je n’ai jamais pris de drogues hallucinogènes mais j’imagine que ça ressemble un peu à cette sensation – quand ça se passe bien.

J’ai regardé le symbolisme de l’hippocampe (ce n’est pas quelque chose que je fais d’habitude mais j’ai une copine qui aime bien ça et comme je me sens connectée à elle en ce moment, ben voilà) : ça parle de solidarité, d’amitié, de douceur, du fait d’apprécier sa vie, le moment présent…

J’ai l’impression (ou plutôt j’aimerais bien) que ce rêve marque le début d’une nouvelle période de ma vie. Mais plus prosaïquement, peut-être que cette mer douce et chaude ne reflétait que la tiédeur de mon lit, au petit matin.

Je suis attablée dans la salle de cette fausse boulangerie, un dimanche matin comme un autre. Je bois un déca allongé. J’ai les doigts gras à cause du pain au raisin industriel que je viens d’avaler. Il pleut des cordes. Les gens défilent et commandent des pains au chocolat, des baguettes bien cuites et des chouquettes.

Mon minuteur vient de sonner – mes petites culottes sont propres, plus qu’à les faire sécher – une vieille chanson des années 80 passe à la radio…

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2 réflexions sur « le rêve de l’hippocampe »

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