à ma place

Un ouvrier qui manipule un outil dans une usine.
Photo by Christopher Burns on Unsplash

Il y a quelques temps, une amie de 30 ans (et ouais, c’est dingue quand même de vieillir aussi vite) m’a prêté un livre d’une auteure que je ne connaissais pas du tout. Depuis, j’ai appris qu’elle avait reçu le prix Renaudot pour ce roman autobiographique.

C’est un tout petit livre mais qui m’a profondément marquée.

Couverture de La place d'Annie Ernaux

J’ai eu l’impression de replonger dans mon enfance (et pourtant je ne suis ni de la même génération que l’auteure ni originaire de la même région). En lisant, j’ai beaucoup pleuré parce que j’y ai retrouvé le monsieur qui m’a servi de père et qui est mort depuis plus de 20 ans. Un monsieur sans éducation scolaire, qui ne savait pas beaucoup lire et encore moins écrire mais qui savait reconnaître le chant des oiseaux, qui connaissait le nom de tous les arbres, la saison où poussent les légumes et des tas d’autres trucs.

Je me souviens de sa fierté d’avoir changé de condition (passé de garçon de ferme à ouvrier qualifié). Je me souviens de sa passion pour Dalida et de l’odeur des gitanes maïs. Je me souviens qu’il avait prévu de faire des tas de choses quand il serait à la retraite…

J’ai décidé de vous lire deux passages de ce livre qui résonnent particulièrement en moi. J’espère que vous les aimerez.

Extrait n°1
Extrait n°2

Ce matin, je suis allée à la bibliothèque. Du coup, j’ai pris cet autre petit livre-là :

Couverture de Passion Simple d'Annie Ernaux
Rendez-vous sur Hellocoton !
Partager cet article

3 thoughts on “à ma place

    1. marie 2.0 Post author

      Ben je me suis dit que c’était bien mérité – de recevoir un prix pour ce livre (cela aurait pu être n’importe quel prix d’ailleurs).

      Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.