ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Couverture du livre ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Puisqu’on n’est pas jeudi et que je ne vais pas vous parler d’un film (référence à une vieille tradition de ce blog où le jeudi, je parlais d’un film), je me suis dit que j’aimerais beaucoup, beaucoup, beaucoup vous parler d’un livre que je suis en train de lire (je l’aime tellement que je ne peux même pas attendre la fin).

Vus que vous êtes de fins limiers, vous avez sans doute compris que je suis en train de dévorer Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee.

C’est un livre dont j’avais beaucoup entendu parler – comme l’un des chefs d’œuvre (rien que ça) de la littérature contemporaine des Etats-Unis – mais que le hasard n’avait jamais mis sur ma route.

Et là paf, pendant l’une de mes nombreuses visites à la bibliothèque municipale de cet été (j’ai fait une vraie cure de lecture – je dois être toute pimpante, du coup, après tous ces mots – j’ai lu de tout, du léger, du lourd, du bien, du très bien et du bof…), je suis tombée dessus au détour d’un rayonnage. Ni une ni deux, je l’ai embarqué mais comme j’étais déjà en train de lire un roman et deux ou trois essais (je ne peux pas lire deux romans en même temps, par contre tout le reste, je les lis par brassées – un pour le matin avec le café, un après déjeuner et un avant le dîner quand ça mijote – le roman, c’est un peu tous les soirs) je ne l’ai pas commencé tout de suite.

Bon d’accord, tout le monde s’en fout !

Nous sommes dans une petite ville d’Alabama, au tout début de la grande dépression et l’histoire est racontée par Scout, toute jeune au début du roman, fille d’un avocat qui a décidé de défendre un noir accusé d’un viol (mais ça, on ne le sait pas tout de suite). Scout est une gamine très douée (surtout en lecture) et elle nous fait partager son quotidien d’enfant avec Jem son frère, Dill son amoureux, Cal la cuisinière… et plein d’autres personnages.

Et ben, je vais vous dire, j’adore vraiment vraiment et peut-être bien que Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur va rentrer dans mon top 10 de tous les temps (lequel de mes romans préférés vais-je devoir rétrograder ? – mystère et boule de gomme).

Je chiale quasiment tous les soirs tellement je trouve ça sensible, bien écrit, drôle, frais…

Si vous voulez savoir qui est Harper Lee, c’est là.

Vous l’avez lu ? Vous avez aimé ?

à ma place

Un ouvrier qui manipule un outil dans une usine.
Photo by Christopher Burns on Unsplash

Il y a quelques temps, une amie de 30 ans (et ouais, c’est dingue quand même de vieillir aussi vite) m’a prêté un livre d’une auteure que je ne connaissais pas du tout. Depuis, j’ai appris qu’elle avait reçu le prix Renaudot pour ce roman autobiographique.

C’est un tout petit livre mais qui m’a profondément marquée.

Couverture de La place d'Annie Ernaux

J’ai eu l’impression de replonger dans mon enfance (et pourtant je ne suis ni de la même génération que l’auteure ni originaire de la même région). En lisant, j’ai beaucoup pleuré parce que j’y ai retrouvé le monsieur qui m’a servi de père et qui est mort depuis plus de 20 ans. Un monsieur sans éducation scolaire, qui ne savait pas beaucoup lire et encore moins écrire mais qui savait reconnaître le chant des oiseaux, qui connaissait le nom de tous les arbres, la saison où poussent les légumes et des tas d’autres trucs.

Je me souviens de sa fierté d’avoir changé de condition (passé de garçon de ferme à ouvrier qualifié). Je me souviens de sa passion pour Dalida et de l’odeur des gitanes maïs. Je me souviens qu’il avait prévu de faire des tas de choses quand il serait à la retraite…

J’ai décidé de vous lire deux passages de ce livre qui résonnent particulièrement en moi. J’espère que vous les aimerez.

Extrait n°1
Extrait n°2

Ce matin, je suis allée à la bibliothèque. Du coup, j’ai pris cet autre petit livre-là :

Couverture de Passion Simple d'Annie Ernaux

il y avait…

« Il y avait deux jeunes mères dans mon école et elles se comportaient comme si un bébé était un iPod ou un nouveau portable ou ce que je sais, un genre de gadget qu’elles voulaient pour frimer. Y a des tas de différences entre un bébé et un iPod. Une des plus grosses différences, c’est que personne essaie de vous le chourer. Pas besoin de serrer le bébé dans votre poche arrière quand vous prenez le bus tard le soir. Et, si vous y réfléchissez bien, ça en dit long, parce que les gens sont prêts à vous casser la gueule pour vous chourer tout ce qui peut valoir le coup, ce qui veut dire qu’un bébé vaut pas le coup. »

Quand j’ai lu ce paragraphe cet après-midi, ça m’a fait rire…

 

bon, bon, bon

bon bon bon

Bon, bon, bon… ça fait un bail que je ne vous ai pas raconté ma vie.

Alors où que j’en suis donc ?

A midi, j’ai déjeuné avec trois canards.

Cet été, c’est la vélorution universelle à Concarneau ; évidemment, j’y serai et, si tout va bien, je rentre à Bordeaux à vélo !

Demain, j’ai rendez-vous avec le grand chef d’en haut pour causer de mon congé sabbatique.

Mon nouveau groupe de stagiaire est chouette – ensemble, on travaille autour d’un projet collectif de mon invention. Ils sont contents ; moi aussi.

Je viens de finir de lire « Bonjour paresse – de l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise » ; je vous conseille vivement cette lecture réjouissante s’il en est !

Il fait beau, les oiseaux chantent, j’ai semé des salades hier et mes pieds de tomates font 5 cm.

C’est tout pour aujourd’hui mais c’est déjà pas mal.